Votre année de stage

Quelle formation ?

Quelle formation ?

Pour qui ?

D’après la note de service 2016-070, fiche n° 10, les stagiaires qualifiés pour enseigner dans les pays de la CE et en partenariat avec la CE, ainsi que les enseignants titulaires du second degré peuvent être dispensés de tout ou partie de la formation. Pour tous les autres, qu’ils soient à temps plein ou mi-temps, ils bénéficieront d’une formation dont le contenu et le volume horaire sera déterminé par une commission académique selon le profil du stagiaire.

La période d’accueil

De préférence « pendant la semaine précédant la rentrée scolaire » donc fin août mais « sur la base du volontariat » puisque le ministère ne peut l’imposer, les stagiaires étant nommés au 1er septembre (sauf à La Réunion). Ainsi, toute formation ayant lieu avant le 1er septembre ne peut-être que du volontariat, ce qui signifie aussi qu’elle n’est pas rémunérée. En revanche, sous la pression syndicale, les stagiaires sont protégés en cas d’accident. L’objectif est « la présentation des enjeux de l’année de stage, des conditions de son déroulement ainsi que l’environnement professionnel dans lequel il aura lieu ».

Le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU dénoncent l’absence de rémunération des stagiaires pendant cette période d’accueil ainsi que le jour de la prérentrée.

Le tutorat

La formation doit s’accompagner d’un tutorat c’est-à-dire du suivi personnalisé de chaque stagiaire par un tuteur « de terrain » et parfois également un tuteur de l’ESPE.

• Le tuteur « de terrain » : un rôle immense bien difficile à remplir

Choisi par l’Inspecteur car « expérimenté, reconnu pour ses compétences didactiques et pédagogiques, son engagement dans le système éducatif », il est théoriquement volontaire, même si parfois l’IPR fait fortement pression sur les collègues. Parfois le tuteur n’a même pas été consulté et découvre le jour de la rentrée qu’il est tuteur ! Il exerce la plupart du temps dans votre établissement.

Sa tâche est déterminante pour vous mais pourtant il ne bénéficie que d’une journée d’information en début d’année pour présenter les grilles d’évaluation des compétences et une autre en cours d’année pour faire le bilan. Leur mission : participer à votre accueil avant la rentrée, aider à votre prise de fonction, à la conception de vos séquences d’enseignement, à la prise en charge de vos classes, vous apporter tout au long de l’année conseils et assistance, vous accueillir dans ses classes et aller vous observer dans les vôtres, vous aider à exprimer vos besoins de formation. Éventuellement il peut vous aider à rédiger votre mémoire et assister à votre soutenance. Le tuteur n’est pourtant pas déchargé pour assurer cette vaste mission et pire, a vu sa rémunération diminuer de 37 % passant de 2 000 à 1 250 euros depuis la rentrée 2014.

• Le tuteur de l’ESPE

Il suit le stagiaire dans son parcours de formation et permet, en collaboration avec le tuteur de terrain de faire le lien entre la pratique et les formations.

Le rôle du chef d’établissement

Dans les textes officiels, ils n’ont plus de rôle dans la formation des stagiaires affectés dans leur établissement. En revanche, ils émettent un avis sur leur titularisation.

La formation théorique

Comme pour le temps de service, la formation sera très variable selon les lauréats.

• Pour les lauréats qui doivent valider leur M2 pendant l’année de stage

Leur formation sera délivrée au sein du M2MEEF qu’ils devront valider pour être titularisés.

En l’absence d’un cadrage national fort, les volumes horaires et les contenus de ce M2MEEF sont très variables selon les disciplines et les ESPE. Un mémoire de master sera à rédiger. Ni un mémoire de recherche ni un mémoire professionnel, c’est un moment important de la formation qui permet de prendre du recul sur la formation et la pratique et d’intégrer tous les éléments de la formation. Mais le mi-temps devant élève empêche les stagiaires de pouvoir s’y investir pleinement, de par la charge de travail qu’il entraîne.

• Pour les lauréats qui n’ont pas à valider de master pendant l’année de stage
Ils doivent bénéficier d’un parcours de formation adapté consistant à suivre certains modules du master 2 MEEF s’ils ne les ont pas déjà validés ; ou des ­formations au sein d’autres masters, du Plan académique de formation (PAF) ou d’autres dispositifs (magister, conférences, formations hybrides, ...).

Les volumes horaires et contenus ne sont pas cadrés nationalement : il y a donc une très grande disparité selon les académies.

Nous revendiquons un cadrage national précis sur les volumes horaires et les contenus de formation ainsi qu’une véritable formation des formateurs. Contactez nos sections académiques pour connaître les modalités locales ! Aspect positif, ces journées de formation seront l’occasion de retrouver d’autres stagiaires et de confronter vos situations : vous pourrez faire ce qui est si important dans l’apprentissage de nos métiers, mettre à distance votre pratique, prendre du recul. Profitez-en au maximum, pour échanger sur vos problèmes, hors du cadre hiérarchique, et n’hésitez pas à interpeller les formateurs et les IPR. Nos militants feront tout leur possible pour être également présents sur les lieux de formation pour vous soutenir et vous conseiller ! ­Profitez-en également !

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