Les grandes dates, des ouvrages de référence...

Quelques dates importantes...

• 1881-1882 : lois Jules Ferry sur un enseignement primaire gratuit, obligatoire (jusqu’à 13 ans révolus) et laïc.
• 1959 : la réforme Berthoin porte la scolarité obligatoire de 14 à 16 ans. Création des BTS.
• 1963 : la réforme Fouchet-Capelle crée les CES (collèges d’enseignement secondaire), qui vont progressivement remplacer les CEG (Collèges d’enseignement général). Les élèves sont répartis en trois filières distinctes, socialement marquées (type 1 : enseignement général long ou sections classiques ; type 2 : enseignement général court ou sections modernes ; type 3 : sections de transition) prises en charges par des enseignants de différents statuts (respectivement certifiés, PEGC et instituteurs spécialisés).
• 1965 : création des baccalauréats de techniciens Btn (F, G, H). Première session en 1968.
• 1966 : création des instituts universitaires de technologie (IUT).
• 1968 : Mise en place de la Première B.
• 1975 : la loi Haby crée un lieu unique de scolarisation : tous les élèves issus du primaire sont accueillis à partir de 1977 dans une classe indifférenciée de Sixième qui ressemble beaucoup à la Sixième de type 1 des sections classiques. Un fort palier d’orientation en fin de Cinquième persistera jusqu’en 1993 et des classes de relégation existeront jusqu’en 1991 : CPPN (classes préprofessionnelles de niveau) et CPA (classes préparatoires à l’apprentissage).
• 1981 : 20 % des élèves sont encore orientés en fin de Cinquième. Création des zones d’éducation prioritaire (ZEP).
• 1985 : J.-P. Chevènement globalise les trois heures de soutien en Sixième et Cinquième (elles ne sont plus rattachées aux trois disciplines de départ : français, maths et LV1). Le décret du 30 août transforme les collèges (et les lycées) en EPLE qui jouissent notamment d’une autonomie pédagogique en matière d’organisation des enseignements.
• 1985 : création des baccalauréats professionnels.
• 1989 : la loi d’orientation fixe l’objectif d’accueillir l’ensemble des élèves au collège jusqu’en Troisième grâce à des voies diversifiées et celui de 80 % d’une classe d’âge au bac. La loi organise la scolarité en cycles, trois pour le primaire, deux pour le collège, et deux pour les LEGT. Elle crée un Conseil national des programmes pour donner des avis sur les programmes scolaires. Les écoles, collèges et lycées sont tenus d’élaborer et d’appliquer un projet d’établissement qui détaille la mise en œuvre des objectifs nationaux et les adapte le cas échéant. Création des Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM).
• 1990 : Lionel Jospin supprime la physique-chimie en Sixième et Cinquième pour dégager des moyens afin de faire face à la massification des lycées.
• 1992 : Jack Lang supprime les Quatrième et Troisième technologiques et globalise les heures de soutien sur l’ensemble du cycle d’observation (Sixième et Cinquième). Création des baccalauréats technologiques (STI, STT, STL, SMS...). La réforme Jospin des lycées qui réduit le nombre de séries générales et technologiques entre en application en seconde. Création des sections européennes ou de langues orientales.
• 1993 : le nouveau contrat pour l’école de François Bayrou organise le collège en trois cycles, confirmant ainsi la suppression du palier d’orientation en fin de Cinquième.
• 1996 : horaires indicatifs en Sixième, fourchettes horaires au cycle central. La physique chimie est rétablie en Cinquième (mais pas en Sixième). L’option latin est avancée au niveau Cinquième.
• 1997-1998 : consultation sur les savoirs au lycée (2,5 millions de questionnaires remplis par les élèves et les enseignants) ; rapport du conseil scientifique, présidé par Edgar Morin, sur l’articulation des savoirs disciplinaires au lycée ; rapport de synthèse sur la consultation « Quels savoirs enseigner au lycée ? » par Philippe Meirieu. Mise en œuvre d’un nouvel enseignement d’ECJS et des TPE dans les LEGT à la rentrée 1999 avec la réforme Allègre des lycées.
• Mai 1999 : le rapport coordonné par François Dubet intitulé « le collège de l’an 2000 » considère que le collège « peut créer des inégalités par la façon dont sont constituées les classes ou par les méthodes pédagogiques ». Ségolène Royal propose 40 mesures pour une meilleure prise en compte de la diversité des élèves dans le cadre du collège pour tous.
• 2001 : le « collège républicain » de Jack Lang doit concilier « l’unité des exigences et la pluralité des parcours ». Il n’écarte pas la possibilité de mettre en place pour les élèves qui en ont besoin des dispositifs spécifiques temporaires qui peuvent aller jusqu’à être dérogatoires. Généralisation des TPE en classe de Première. Généralisation en classe Terminale en 2002 (avec épreuve facultative au bac).
• 2003 : Luc Ferry encourage le développement des dispositifs de formation en alternance.
• 2004 : création, à titre transitoire, du module de découverte professionnelle de 6 heures en Troisième pour les élèves en difficulté volontaires. La classe doit plutôt être implantée en LP.
• 2005 : vote de la loi Fillon qui institue notamment le socle commun, les PPRE, la note de vie scolaire, le droit à l’expérimentation pédagogique sur cinq ans dans tous les EPLE. Elle supprime le Conseil national des programmes, crée le HCE (Haut conseil de l’Education) et rattache les IUFM à l’Université. F.Fillon supprime les TPE en terminale des séries générales et installe une épreuve anticipée pour évaluer les TPE dans le cadre du baccalauréat en classe de première.
• 2006 : entrée en vigueur de la première phase de l’Apprentissage Junior pour les élèves volontaires âgés d’au moins 14 ans.
• 2007 : l’Apprentissage Junior est suspendu par le président Sarkozy nouvellement élu. Le livret de compétences est expérimenté dans chaque académie.
• Session du brevet 2008 : la validation de deux piliers du socle commun (B2i et niveau A2 en LV) est indispensable pour l’obtention du brevet.

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