Communiqués

Reconquête du mois de juin : le Ministre doit revoir sa copie

La communication du Ministre de l’Éducation nationale sur la « reconquête du mois de juin » vante un dispositif permettant de faire passer les examens tout en poursuivant les cours au lycée : or, il n’est pas si facile de concilier les inconciliables.

Le SNES a lancé une enquête de terrain auprès des personnels. Selon les premiers résultats, la « reconquête » est très limitée : dans de très nombreux lycées des académies expérimentales, les cours en classe de Seconde se sont en fait terminés avant le 15 juin pour des raisons de planification de l’orientation et d’organisation de l’examen. Les témoignages des personnels montrent que seule une minorité d’élèves étaient encore présents dans une minorité d’établissements entre le 16 et le 20 juin.

Pour les élèves de Seconde de ces académies, les cours auront duré de 8 à 10 jours de plus que les années précédentes : un gain assez mince pour des contraintes accrues sur les professeurs, les conseillers principaux d’éducation (CPE), les conseillers d’orientation, le personnel administratif et les chefs d’établissement, dans un système frôlant l’asphyxie.

Les Académies non-expérimentales ont subi le calendrier de la « reconquête ». Dans les trois Académies de la Région parisienne, le SIEC qui organise le bac a frôlé la catastrophe : protestations d’examinateurs en attente de leur indemnisation pour leur participation à la session de... l’an dernier, convocations de dernière minute, paquets de copies trop « lourds » en français au vu des délais de correction, etc. Dans l’intérêt même des candidats, des correcteurs de français et de philosophie ont dû batailler avec le soutien du SNES et aller jusqu’à la rétention des notes pour faire entendre leur refus de conditions dégradées et de charges de travail plus lourdes encore que les années précédentes.

Si le sens du service public des personnels a permis de limiter les problèmes, il serait déraisonnable de prétendre généraliser un tel dispositif.

Le SNES, qui rendra publics les résultats précis de l’enquête en cours, demande au Ministre de revoir sa copie : un bilan véridique et partagé de l’opération s’impose. Comme l’ont demandé dès le 20 mai une large majorité des organisations présentes au Conseil Supérieur de l’Education, il faudra remettre à plat le calendrier du baccalauréat.

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