US 750 du 14 mars 2015

Réforme STI et BTS : Dans le mur !

La réforme STI2D et la disparition de tous les anciens CAPET spécialisés ont entraîné une perte de compétences pour enseigner dans les BTS spécialisés.

Il y a de réelles difficultés à pourvoir certains postes, comme la plasturgie, les structures métalliques, les véhicules à moteurs, etc. Comment pourvoir les postes vacants, avec des professeurs « ancien concours » qui perdent leurs spécialités en STI, et des « nouveaux concours SII » sans compétence spécialisée ? La seule réponse académique possible semble être le profilage des postes.

Les IPR souhaitent donc pouvoir contrôler toutes les affectations sur poste BTS avec « entretiens » personnels, vérification des compétences, et plus tard, lorsque les compétences n’existeront plus, mise en place de formations individualisées en fonction des prévisions des postes vacants. Les agrégations et CAPET ne permettraient donc plus à l’Éducation nationale d’avoir des enseignants compétents pour ses propres formations professionnelles ! C’est ce qui a été annoncé en groupe de travail dans l’académie de Bordeaux.

PAS DE PROFILAGE AUTOMATIQUE

La position du SNES-FSU est tout autre et en opposition à celle de l’inspection : les profils doivent être limités, encadrés et transparents. Sur ces postes, les anciens CAPET qui correspondent à la spécialité devraient avoir avis favorable pour le poste, les nouveaux concours SII qui justifient d’une compétence dans la spécialité aussi. Le départage entre les candidats ayant un avis favorable doit être fait au barème. La négociation va se poursuivre mais le SNES-FSU a d’ores et déjà obtenu une avancée importante dans l’académie de Bordeaux : toutes les candidatures sur postes BTS seront étudiées lors du mouvement en groupe de travail paritaire (avec les élus du personnel). Cela permettra de limiter au maximum les décisions arbitraires des IPR sur le choix du muté.

Alain Leurion
Secteur voie technologique S3 bordeaux

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