Collège

Réforme du collège - Début de la consultation

Le ministère a communiqué son projet de réforme du collège et a réuni une première fois les organisations syndicales le mardi 17 mars pour présenter les premiers éléments : grille horaire, cadrage des « marges de manœuvre » et des « enseignements pratiques interdisciplinaires ».
Pour le SNES-FSU, ce projet de réforme est en l’état inacceptable, car il ne répond pas aux difficultés rencontrées sur le terrain.

Mise à jour 24 mars 2015 : consultez les nouvelles fiches et leur analyse
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Premières fiches ministérielles à télécharger :

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Répondez à la consultation du SNES sur les EPI.

Alors qu’une réforme du collège devrait se fonder sur un investissement important sur les plans matériel, humain, pédagogique et de formation des personnels, le projet s’inscrit dans un redéploiement des horaires des élèves, et une dotation horaire globale très légèrement augmentée pour introduire "des marges de manœuvre" .
Il s’appuie sur un bilan catastrophiste de la Ministre, pour laquelle le collège serait « le maillon faible du système éducatif », un lieu d’ennui pour les élèves, qui aggraverait l’échec scolaire. Rien n’est dit par exemple sur la dégradation des taux d’encadrement depuis 10 ans.

Des éléments des grilles ne sont pas acceptables :
- en langues vivantes, l’introduction de la LV2 en 5ème se fait à moyens constants, donc au prix du passage de 3 à 2h par semaine en Quatrième et en Troisième. Cela ne permettra pas aux élèves d’entrer dans les apprentissages, mais augmentera la charge de travail des collègues, dont le service passerait de 6 à 9 classes ! D’autant que le ministère annonce dans le même temps la suppression des bilangues et des classes européennes. De même, la LV1 perd une heure en Sixième. Aucun enseignant ne doit voir ses conditions d’enseignement dégradée par la réforme, la diversité des langues enseignées doit être préservée.
- la globalisation des horaires des enseignements artistiques, en 6ème un bloc physique-chimie / technologie/ SVT financé par une diminution horaire en 3ème, qui pourraient conduire à des pertes horaires disciplinaires en fonction des choix locaux. Les horaires disciplinaires doivent être maintenus et identifiés.
- les options de lettres classiques seraient supprimées Ces enseignements doivent être maintenus.

D’autre points posent problème ou sont à éclaircir :
- l’augmentation de l’horaire élève de 2,5h en 5ème est financée par une diminution de 3h en Troisième. S’il était nécessaire de revoir les horaires de la classe de Cinquième, cela ne doit pas se faire au détriment de la classe de Troisième, qui prépare l’entrée au lycée. Il faut maintenir les horaires de Troisième.
- l’organisation des « enseignements pratiques interdisciplinaires » (EPI), qui serait « élaborée en conseil pédagogique et présentée en conseil d’administration » est à ce jour floue et laisse craindre une usine à gaz, doublée d’un nouveau levier donné aux chefs d’établissement pour pour faire pression sur les personnels, ou les mettre en concurrence. Les modalités de mise en œuvre des EPI (4h par semaine Cinquième-Quatrième-troisième) sont à clarifier, et il faut flécher des moyens pour la concertation indispensable à leur installation.
Répondez à la consultation du SNES sur les EPI.
- le contenu de l’accompagnement personnalisé (les 3h hebdomadaires d’EPI en Sixième, 1h prise dans les 4h d’EPI pour les autres niveaux) prend pour modèle celui du lycée, qui constitue un gâchis de moyen. La lutte contre la difficulté scolaire commence dans la classe, par des conditions d’études et des programmes améliorés.

Pour le SNES-FSU, la réussite des élèves au collège demande avant tout la possibilité de diversifier les situations pédagogiques, notamment via la baisse des effectifs des classes et la possibilité de travail en petits groupes, l’intégration dans les services d’heures de concertation, l’amélioration de la formation initiale et la reprise de la formation continue.
L’autonomie des établissements, voire celle d’un conseil pédagogique, n’est pas une réponse. Elle risque fort d’exacerber la concurrence entre établissements. l’interdisciplinarité ne saurait quant à elle constituer une solution miracle.

Le SNES-FSU portera la voix des collègues pour une réforme qui réponde aux enjeux.

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