Campagne lycées 2013-2014

Rentrée 2013 en lycée : toujours pas d’amélioration

La rentrée 2013 ne marque pas la rupture annoncée avec les années précédentes. Les lycées sont plus que jamais en attente d’une ambition qui leur permette de jouer leur rôle : faire réussir l’ensemble d’une génération.

Le lycée est jusqu’à présent le grand absent de la refondation engagée par le Ministre Peillon. Hormis le rétablissement de l’histoire-géographie en TS ainsi que des allègements (insuffisants) des programmes de SES et d’histoire-géographie, la réforme du lycée est toujours en place.

Un bilan ministériel devrait être publié dans le courant du premier trimestre, suivi de discussions sur d’éventuelles mesures à prendre. Le Snes y défendra la nécessité d’une remise à plat globale de la réforme. Il demandera notamment le rétablissement d’un cadre national pour les dédoublements et la suppression de la globalisation horaire dans certaines disciplines.
L’organisation du baccalauréat fera probablement aussi l’objet d’une réflexion ministérielle rapidement. L’installation des nouvelles épreuves orales de langues vivantes dans toutes les séries (sauf la série littéraire) a provoqué de nombreux problèmes : surcroît de travail pour les enseignants, désorganisation des lycées, inégalités pour les élèves par la mise en place du contrôle local. Les enseignants ont dû concevoir leurs propres sujets pour évaluer leurs propres élèves, avec des épreuves à des dates très différentes. Le Snes demande leur simplification et leur transformation en épreuves terminales et la remise en question du contrôle local dans les épreuves du bac général.

Les prévisions du ministère sont à la quasi-stabilité pour le lycée (moins de 10 000 élèves en plus à la rentrée). Pourtant, dans de nombreuses académies, les effectifs d’entrants en Seconde sont toujours sous-estimés. Erreurs sur les taux de passage ? Sur la répartition des élèves entre voies professionnelles et générale et technologique ? Les lycées sont quoi qu’il en soit amenés à « bourrer » des classes à 36 élèves ou plus. Fin juin, des centaines d’élèves de 3ème n’avaient pas de lycée d’affectation. Quelques ouvertures de classes se sont faites sans les moyens en postes (donc avec pression aux heures supplémentaires ou dotations incomplètes).

Il faut convaincre collègues, parents et élèves que le lycée a besoin d’une politique volontariste tout comme le collège, en commençant par revenir sur la réforme de 2010 et ses conséquences délétères, autant d’obstacles à la nécessaire démocratisation.