Actualité solidarités internationales

Répression intolérable des populations Kurdes de Turquie

La situation est dramatique au Kurdistan turc où le gouvernement du président Erdogan réprime durement les populations, le SNES-FSU revient d’une mission européenne en soutien aux camarades du syndicat Egitim Sen et de la confédération Kesk.

Vidéo et courrier au ministre des affaires étrangères.


Trois députés européens reviennent aussi d’une mission dans le Kurdistan turc et témoignent

Monsieur le Ministre,

Le SNES-FSU souhaite attirer votre attention sur la situation particulièrement dramatique que vivent les populations kurdes du sud-est de la Turquie : les forces de sécurité turques font régner la terreur, envahissent les villes, mitraillent les demeures, tirent sur les habitants au moindre prétexte.

Dans les 7 régions et 19 comtés attaqués, la fondation des Droits de l’Homme en Turquie dénombre à ce jour 224 morts dont 42 enfants. Dans les régions de Cizre, Silopi, Sirnak, Sur où un couvre-feu a été instauré, des établissements scolaires et des hôpitaux ont été évacués, transformés en quartiers généraux d’intervention. 16 000 enseignants, 360 000 élèves ont ainsi été renvoyés chez eux du jour au lendemain.

Le SNES revient d’une mission de solidarité, organisée à Ankara par le comité syndical européen de l’éducation (CSEE-ETUCE), nous répondions ainsi à l’appel pressant du syndicat de l’éducation turc Egitim Sen et de la confédération KESK.

La situation s’aggrave chaque jour, nous avons rencontré à Ankara des citoyens courageux qui défendent les droits humains les plus fondamentaux au péril de leur sécurité et de leur liberté. De nombreux militants syndicaux ou associatifs, des universitaires, ont ainsi été arrêtés ou mis en prison, certains ont perdu leur emploi. Des hommes et des femmes sont tués dans les rues, leurs corps sont abandonnés, l’armée interdit qu’on les rende aux familles.

Ces citoyens qui résistent à l’acharnement du gouvernement turc réclament le droit de vivre en paix, les droits à l’éducation et à la santé, en retour le gouvernement les traite de terroristes, les traite en terroriste. Il faut les soutenir, il faut les aider.

Le syndicat Egitim Sen de l’éducation et la confédération Kesk lancent un cri d’alarme aux gouvernements des pays européens, auquel il est urgent de répondre : c’est un appel au cessez le feu, à la paix et au retour à une vie normale qu’il faut transmettre au président Erdogan et au parti au pouvoir AKP.

Nous vous demandons de vous adresser solennellement au gouvernement turc afin qu’il cesse de bombarder les régions kurdes et de terroriser sa population, nous vous demandons d’adresser un message soutien aux militants qui se sentent abandonnés par l’Europe ou de venir les rencontrer, nous vous demandons de saisir l’union européenne afin qu’une démarche collective soit entreprise. Nous vous demandons de soutenir l’idée d’une conférence internationale pour la paix dans cette région qui devrait se tenir en Turquie en juin 2016.

Dans l’immédiat nous sollicitons un rendez-vous afin d’avoir un échange sur la situation et les actions possibles.

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