Communiqués

Revalorisation des enseignants, Luc Chatel choisit la provocation

Les annonces de Luc Chatel devant le CTPM constituent une véritable provocation.
D’une part, ces annonces sont des mesures au rabais qui constituent une injure pour les nouveaux recrutés au Master, comme pour ceux qui subissent depuis tant d’années une dégradation de leurs conditions d’exercice et de rémunération.
D’autre part, la nature de certaines mesures vise à réactiver des aspects du rapport Pochard largement rejeté par nos professions, en individualisant les carrières et en touchant aux garanties statutaires.

Alors que la promesse du Président de la République était claire à partir du constat de l’insuffisance des rémunérations des enseignants, le Ministre place les rares mesures de revalorisation des rémunération pour tous sous conditions : changement des missions, travailler plus… Rien n’est envisagé pour les milieux de carrières, rien pour les fins de carrières, rien pour réduire la pénibilité du travail.

Pour les nouveaux recrutés au Master, la proposition de 100 euros d’augmentation du salaire est indécente car elle ne reconnaît même pas cette qualification : recrutés un an plus tard avec un diplôme supérieur, ils seraient rémunérés à un salaire inférieur à celui des actuels recrutés après un an d’enseignement.
Dans le même temps, le silence assourdissant sur les autres personnels (CPE, Co-Psy, non titulaires) est éloquent.
En liant la revalorisation aux différentes réformes en discussion (« mastérisation », lycées…), le Ministre prend le risque d’interdire tout réel dialogue social.

Le Ministre a désormais le choix : s’entêter à maintenir des propositions qui ne peuvent que susciter la colère des personnels ou ouvrir des discussions sur des bases radicalement différentes.

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