En bref

Revalorisation des enseignants : un vide sidéral !

Les conseillers du ministre ont reçu la FSU mardi 17 novembre afin de présenter leurs propositions de revalorisation des enseignants. Bilan : une nouvelle grille indiciaire pour les nouveaux recrutés d’une attractivité faible au regard de la durée des études avec des retombées limitées aux premiers échelons, des mesures au coup par coup pour la masse des personnels sans perspectives affichées car liées à la construction des futurs budgets et au nombre de postes supprimés.

Les enseignants néo-recrutés seraient directement rémunérés à l’actuel 3ème échelon revalorisé de 30 euros (échelon atteint actuellement à la fin de l’année de stage). Le principe est clair : les enseignants sont recrutés après une année d’étude supplémentaire, le ministre propose de les rémunérer comme ceux qui ont déjà effectué une année dans l’Education Nationale. Le ministre laisserait-il les enseignants déjà recrutés sur le bas côté ? Dans sa grande bonté il leur propose 30 euros de plus par mois sur les 6 premières années et 12 euros de plus à compter de 2016 ! Ça ou rien : quelle est la différence ?

Au final cette proposition permettrait à un certifié néo-recruté de gagner en moyenne 31 euros de plus par mois sur l’ensemble de la carrière.

Bref, ces propositions relèvent de la provocation. Le constat de la dévalorisation de nos métiers est une évidence pour tous, dévalorisation globale de nos métiers, de nos conditions de travail et d’emploi fortement attaqués et dévoyés, dévalorisation salariale flagrante.

Le SNES exige l’ouverture de réelles négociations sur la revalorisation qui prenne en compte cette situation. Cette revalorisation doit faire l’objet d’un plan pluriannuel global bénéficiant à l’ensemble des personnels d’enseignement d’éducation et d’orientation et touchant tous les moments de la carrière et les retraites qui comme les traitements continués relèvent de la rémunération du travail et du métier. Il s’agit bien de répondre à une double exigence, celle de la reconnaissance des qualifications et de l’élévation du niveau de recrutement, celle des attentes de la profession dont le travail s’est alourdi et complexifié. Le SNES continuera de mobiliser la profession pour obtenir une revalorisation des débuts de carrière qui s’accompagne d’une reconstitution de l’ensemble de nos grilles de rémunération, avec l’intégration de l’actuelle hors classe dans une carrière à 11 échelons, y compris les COPsy qui ne bénéficient pas aujourd’hui d’une hors classe, d’un traitement de la question des fins de carrière par la création de nouveaux débouchés et l’élargissement de ceux qui existent aujourd’hui. Cette revalorisation doit concerner tous les corps et tous les moments de la carrière.

Xavier MARAND
intercat@snes.edu

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