Formation John Thompson Francophone (GUINEE, MAURITANIE)

Séminaire de formation à Conakry (Guinée) du 29-9 au 9-10-2008

24 militantes et militants (4 par syndicat) de niveau national et régional, 15 hommes et 9 femmes ont participé à la session. La difficulté à atteindre l’objectif de la parité fixé par les organisateurs est représentative des progrès qu’il reste à faire pour que les directions syndicales soient à l’image de professions largement féminisées.

Les animateurs et animatrices du SNES (Dominique Giannotti, Jean-Marie Maillard) et de la FCE (Beverley Park) ont travaillé sur 10 modules préparés à partir des thèmes de travail déterminés à Nouakchott :

-  Un syndicat force sociale : qu’est-ce qu’un syndicat ? L’action syndicale au service des adhérents et de l’éducation publique pour tous ; dialogue social/négociations collectives ; le syndicat et la société civile : les partenariats possibles

-  Organisation et fonctionnement d’un syndicat : structures ; recrutement et fidélisation des membres ; problèmes spécifiques des jeunes et problèmes spécifiques des femmes ; communication externe et interne ; finances et indépendance syndicale (importance des cotisations)

-  Le syndicat affaire de tous : dirigeants et militants ; la place des femmes dans le syndicat et les stéréotypes culturels et sociaux ; la démocratie interne ; la formation de formateurs

Le travail se déroule avec une alternance de présentations, de travaux de groupes, de jeux de rôles, analysés ensuite collectivement. L’investissement des participants dans les travaux est intense, comme l’a montré la très intéressante séquence sur la place des femmes dans le syndicat, et les obstacles qui sont posés à leur participation à la vie syndicale, à partir de l’étude de grands textes de l’ONU et des organisations syndicales elles-mêmes sur l’égalité hommes-femmes, et des pratiques réelles.

Beaucoup reste à faire dans ce domaine, y compris dans nos organisations françaises et canadiennes.

La confrontation des cultures syndicales est également enrichissante. Les syndicalistes de France et du Canada sont interrogés sur leur histoire et leurs pratiques.

Nos collègues Mauritaniens dont les syndicats sont encore en construction ont pu apprendre beaucoup de leurs collègues Guinéens très engagés dans les mois précédents dans de grandes luttes sociales qui ont conduit nombre d’entre eux à subir les violences de la répression et même l’emprisonnement. La prise de pouvoir des militaires au même moment en Mauritanie a donné à ces échanges une gravité particulière.