US 734 du 14 septembre 2013

Séries technologiques industrielles : les exigences du SNES

En l’absence de refonte des réformes du lycée, les conditions de rentrée, en
particulier en STI, sont inacceptables et peuvent même être, l’actualité nous le rappelle,
dramatiques.

Le ministère ne peut pas
rester inerte sur ce dossier.
Il faut envisager une remise
à plat de la réforme STI2D
afin de redéfinir ces formations
en séries centrées sur
les grands champs de l’activité
économique de production.
Il faut redéfinir les
contenus des formations à
partir des disciplines universitaires
industrielles. Dans
l’immédiat, les enseignements
confiés à chaque
professeur doivent correspondre
à sa spécialité de
recrutement et chaque
classe doit être encadrée par
des enseignants de spécialités différentes(1).
Lorsque de nouveaux concepts ou de
nouveaux outils sont introduits dans les
programmes, une formation sérieuse des enseignants
intégrée à leur temps de service doit
être proposée.

Les CHSCT académiques doivent se saisir du
dossier des conséquences de la réforme sur
les conditions de travail des enseignants, des
groupes de suivi doivent être mis en place, un plan d’action de dimension nationale doit être

défini par le CHSCT ministériel.
Ces conditions, nécessaires afin que les enseignants
puissent de nouveau faire « un bon travail
 », ont été rappelées par le SNES-FSU dans
un courrier au ministre le 3 septembre.

Thierry Reygades

(1) Dans le même esprit, il est inacceptable que des TZR
de STI soient placés à temps complet en technologie en
collège. Le SNES-FSU interviendra pour que cela cesse.

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