Dispositifs relais

Suivi et devenir des élèves accueillis en dispositifs relais (année scolaire 2005-2006)

Note d’information 08-13, mars 2008
Les dispositifs relais existent depuis quelques temps à présent, les classes ayant été créées en 1998, et les ateliers en 2002 ; cela permet par conséquent un retour analytique sur le fonctionnement de ces dispositifs et leur impact sur les élèves qu’ils ont accueillis.

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NI Dispositifs Relais, mars 2008

La note d’information dresse un bilan du fonctionnement des dispositifs relais pour l’année 2005-2006, indique des différences sensibles par rapport aux années antérieures, quant au public accueilli ou aux missions remplies par les dispositifs, et fait le point également sur le devenir des élèves issus des dispositifs relais (DR).

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Evolution DR et effectifs

De 2005 à 2006, le nombre de DR a sensiblement augmenté, il est passé de 329 à 366 ; le nombre d’ateliers est croissant, alors que l’on constate une légère baisse des classes relais. Ces dispositifs accueillent 6500 élèves, dont 22% de filles seulement.

On constate tout d’abord que les dispositifs relais peuvent être classés selon trois « profils » :

- les ateliers accueillent plutôt des collégiens, jeunes et sans difficulté majeure, pour des séjours relativement courts.
- Les classes à « profil dur » regroupent quant à elles, pour des périodes longues, des élèves en nombre moins importants mais qui possèdent de réelles difficultés scolaires et sociales.
- Les classes à « profil moyen » se situant entre les deux dispositifs cités ci-dessus.


« Les classes assument donc leur fonction d’origine, qui est d’offrir à des collégiens en voie de déscolarisation une structure de resocialisation et de rescolarisation, pendant que les ateliers semblent se spécialiser dans une fonction nouvelle : la mise à l’écart provisoire d’élèves perturbateurs ».

La note nous apprend que la durée des séjours en DR connaît une baisse sensible : en classe relais, la durée moyenne était de 13,5 semaines, elle tombe à 12 ; en atelier c’est la même chose (environ 7 semaines).

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Situation avant DR

Les élèves accueillis en DR sont plus âgés lorsqu’il s’agit d’élèves déscolarisés ou absentéistes (15 ans en moyenne contre 14 pour les autres), ce qui n’évolue pas par rapport aux années antérieures ; en ce qui concerne les filles, elles sont moins nombreuses que les garçons mais possèdent un profil plus dur : elles sont en général plus âgées, plus souvent absentéistes ou déscolarisées, plus souvent sous mesure éducative (judiciaire, administrative, …). Elles ne sont orientées en DR qu’en extrême limite, lorsqu’elles sont en voie de marginalisation…

Le profil des élèves accueillis ne varie pas sensiblement :
- ils sont issus à 90% du cursus général, mais connaissent des retards scolaires importants : entre 80 et 85% des élèves des DR ont un ou deux ans de retard (entre 23 et 34% au niveau national).
- Au niveau social, ces élèves font l’objet, pour 38% d’entre eux (c’est un minimum, compte tenu du nombre élevé - 16% - de non réponses) de mesures éducatives (41% en classe relais et 28% en atelier),
- les filles sont plus concernées par ces mesures (42% de filles, 35% de garçons), davantage encore que lors de la dernière note, et avec un écart plus marqué (41% de filles et 37% de garçons).

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Situation après DR (2003)

Avec le recul que nous avons à présent sur ces dispositifs, il est possible d’apprécier le devenir des élèves après leur passage en DR, et c’est un des intérêts de cette note qui présente un suivi en trois temps :
- à l’issue de leur passage en DR, les élèves retournent massivement en collège (77%) ;
- à la fin de l’année scolaire (pour ce qui concerne la note, en juin 2006), ils sont orientés pour 51% en collège, pour 10% en CFA, pour 9% en LP ;
- 3% vont dans un autre DR, 5% sont scolarisés ailleurs et 1% restent sans solution ;
- enfin, à la fin de l’année civile (décembre 2006), ils sont en collège pour 37% d’entre eux, mais le nombre de non réponses, ou de « ne sait pas » est très élevé (36%) et ne permet pas une analyse en finesse.

L’évolution majeure des dispositifs est rappelée en conclusion de la note d’information qui fait le point sur les fonctions actuelles des DR : la fonction première est la resocialisation et la rescolarisation des élèves, fonction plutôt prise en charge par les classes relais ; la seconde est l’accueil des collégiens agités, éloignés ainsi temporairement de leur classe.


« Cette deuxième fonction de mise à l’écart d’élèves perturbateurs, plutôt remplie par les ateliers, n’était pas prévue à l’origine. Elle s’est développée à mesure que le besoin s’en est fait sentir »

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    Circulaire n°99-147 du 04 octobre 1999 parue au BO n°35 du 07/10/99
    Circulaire n°2000-141 du 4 septembre 2000, parue au BO n°14, septembre 2000
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