Actualité théâtrale

Saison 2012-13

Théâtre de La Commune d’Aubervilliers Partenaire Réduc’snes

La saison 2012-13 au Théâtre de Commune d’Aubervilliers a pour titre "Bruits et chuchotements"

Chuchotement pris dans le sens de la parole passée en sourdine quand l’expression n’est pas libre.

Mais le chuchotement peut aller de l’inaudible au bruyant. Ce chuchotement qu’on entend derrière le silence partout où s’ exerce la contrainte et la censure.

  • Les 6 et 7 septembre, petite salle, deux représentations "apéritives" de "Petits chocs des civilisations" le dernier né des spectacles de Fellag, mise en scène Marianne Epin.

" Petits chocs des civilisations" ne raconte pas l’Algérie, comme c’était le cas dans les spectacles précédents de Fellag. Cette fois-ci, il choisit la France comme terrain de jeu en partant du constat pour le moins surprenant, que selon un sondage, le plat préféré des français serait le couscous.

  • Du 28 septembre au 5 octobre, Square Stalingrad à Aubervilliers, "Obludarium" conception Matej et Petr Forman, mise en scène Petr Forman (Reprise)

Les frères Forman, compagnons de "la Baraque Dromesco", réinstallent sous le même chapiteau jouxtant le théâtre, leur théâtre nomade donnant à la fois dans le poétique et dans le monstrueux sous la houlette d’un Monsieur Loyal hirsute menant tambour battant toute une imagerie foraine.

  • Du 11 au 26 octobre, petite salle, "HHhH" d’après le roman éponyme de Laurent Binet, adaptation et mise en scène de Laurent Hatat.

Après avoir insufflé une modernité réjouissante à "Nathan le sage" de Lessing, "HHhH" inspirera sans doute à Laurent Hatat, un théâtre éclaté.

Ce puzzle historique qui relate la tentative d’assassinat de Reinhard Heydrich, monstre du nazisme par deux résistants, se prête à une dramaturgie prometteuse.

  • Du 8 au 18 novembre, "Banquet Shakespeare" d’après "Shakespeare, notre contemporain" de Jan Kott et les tragédies de Shakespeare, mise en scène Ezéquiel Garcia-Romeu. (reprise)

Richard, Henry, Edouard, les prénoms des rois se confondent pour n’en faire qu’un. Ce qui s’en suit, sous une forme totalement nouvelle, avec un dispositif scénique circulaire à "clapets", se fabrique sous nos yeux avec des marionnettes, et raconte l’histoire d’une ascension au trône parsemée de cadavres.

  • Du 27 novembre au 21 décembre, grande salle , "Que la noce commence" spectacle inspiré du film " Au diable Staline, vive les mariés" de Haratiu Mataele, adaptation et mise ne scène de Didier Bezace.

En Roumanie, de nos jours, une équipe de cinéma enquête sur un territoire déserté à propos des phénomènes paranormaux qui ont marqué l’histoire du pays. Des vieilles femmes en noir hantent cette ancienne zone industrielle dont l’origine reste mystérieuse. Il faut remonter en 1953, au moment où tout un village prépare des noces dont le déroulement est compromis par la mort de Staline, au deuil national qui s’ensuit et qui interdit toute célébration.

  • Du 6 au 21 décembre, petite salle, "Tu tiens sur tous les fronts !" d’après Christophe Tarkos, conception, musique et mise en scène, Roland Auzet.

La poésie et le théâtre sont-ils compatibles ? Avec Tarkos, la magie opère. Il s’agit d’une langue à l’état brut conduite jusqu’au point où elle est menacée de ne plus vouloir rien dire mais qui va chercher dans la sensation première. Alchimie, déconstruction, reconstruction, rumination sont ici des mots qui nous entrouvrent l’univers de ce fabricant de poèmes.

  • Du 16 janvier au 3 février, grande salle, "Fahrenheit 451" d’après Ray Bradbury, adaptation et mise en scène David Géry.

En 2004, Daniel Géry avait adapté "Bartleby" d’Herman Melville. Cette saison, il s’attaque à un autre grand classique de la littérature nord-américaine, "Fahrenheit 451", roman de science-fiction de Ray Bradbury. Le spectacle va nous projeter dans un futur, au sein d’une société conformiste où la culture est niée et les livres brûlés par des pompiers incendiaires.

  • Du 25 janvier au 8 février, petite salle, "La belle de Cadiz" de et mise en scène de Mohamed Rouabhi.

Claire revient en Bretagne, dans la maison qui l’a vue grandir. Le passé semble avoir été complètement balayé. Il n’en reste que quelques meubles et une valise remplie de ces affaires que le temps éparpille. Pourquoi Claire a-t-elle vu son enthousiasme juvénile décliner ? La mort rôde autour de l’Amoco Cadiz, pétrolier géant qui a sombré…Seul l’amour qui la prend par surprise pourra l’amener plus loin.

  • Du 8 au 23 février, grande salle, "Métamorphose" librement inspiré du roman de Franz Kafka. Adaptation et mise en scène Sylvain Maurice.

En se réveillant, un matin, après une nuit agitée perturbée par des cauchemars, Grégor Samsa se retrouve changé en un monstrueux insecte. Comment s’accommoder de cette métamorphose ? Sylvain Maurice s’empare du livre de Kafka, en lui gardant sa trame narrative et ses thèmes, avec une délectation certaine.

  • Du 21 mars au 7 avril, grande salle, "Molly bloom" épilogue d’" Ulysse" de James Joyce, mise en scène Laurent Laffargue.

C’est la nuit. Molly est dans son lit. Son amant vient juste de partir et elle y pense en toute impudeur. Le discours est spontané. Il fonctionne au hasard du flux des idées et d’impressions tenaces ou furtives. La langue brûlante de Joyce est jouissive, sa musicalité éloquente et elle n’a d’égal que l’innocence de son héroïne.

  • Du 17 au 24 avril, Grande salle, "Invisibles" de et mise en scène de Nasser Djemaï.

Martin Lorient remonte le fil de son passé jusqu’à son père qu’il n’a pas connu. Un jeune homme débarque dans un lieu retranché, un foyer Sonacotra où vivent cinq chibanis

(vieux hommes aux cheveux blancs) qui jouent aux dominos pour oublier que la vraie vie leur a échappé depuis longtemps et peut-être de tout temps…

  • Du 21 au 24 mai, petite salle, "Tous ceux qui tombent" Spectacle sonore d’après Samuel Beckett, mise en scène Jacques Nichet.

En 1956, Samuel Beckett écrit pour la BBC, une pièce radiophonique qui est un énorme succès. Ce texte, interdit à la scène par l’auteur lui-même, va prendre vie sur un plateau pour la première fois. Les spectateurs, installés dans des transats vont non voir, mais entendre une pièce de théâtre. Des voix circuleront autour d’eux comme autant d’invitations à un voyage vers une Irlande pittoresque et inquiétante.

Spectacles Tout public :

  • Le 15 novembre à 10h et 14 h, Espace Renaudie en partenariat avec la ville d’Aubervilliers,

"Vy" de et par Michèle Nguyen, mise en scène Alberto Garcia Sanchez (à partir de 9 ans)

  • Le 27 février et le 1er mars, le mercredi à 14h, jeudi et vendredi à 10h et 14h "Petit Pierre" de Suzanne Lebeau, mise en scène Maud Hufnagel (à partir de 7 ans)
  • Le 30 et le 31 mai, le jeudi à 10h et 14 h, le vendredi à 14h, "Oh, Boy !" d’après le roman de Marie-Aude Murail, mise en scène Olivier Letellier.

Matinées scolaires ouvertes à tous à 14h : "HHhH" , les 19 et 23 octobre. "Banquet Shakespeare" les 15 et 16 novembre. "Fahrenheit 451" le 1er février. "Métamorphose" le 15 février et "Invisibles" le 23 avril.

Mais aussi, Conférences Campus Condorcet à Aubervilliers. Dans la petite salle et au Lycée Le Corbusier. (Entrée libre dans la limite des places disponibles)

Le public en jeu…

Avec la découverte du Théâtre de la Commune, des visites de la maison et une approche approfondie des spectacles.

Avec la carte culture de la ville d’Aubervilliers

Avec, en collaboration avec le Théâtre Gérard Philipe, un atelier de critique théâtrale ouvert à tous.

Avec un travail personnalisé proposé aux établissements scolaires et universitaires : projets pédagogiques, ateliers de jeu, ateliers de création de costumes, parcours de jeunes spectateurs…

Francis Dubois

Théâtre de la Commune. Centre Dramatique National d’Aubervilliers. 2, rue Edouard Poisson BP 157 93 304 Aubervilliers Cedex

www.theatredelacommune.com

Réservations (partenariat Réduc’snes tarifs réduits aux syndiqués Snes mais sur réservation impérative) : 01 48 33 16 16

Autres articles de la rubrique Actualité théâtrale

  • « La famille royale »
    Inspirée du roman éponyme de William T. Vollmann, cette vaste fresque dresse le portrait d’une Amérique coupée en deux, le monde des affaires, du show-business, des casinos et de la finance d’un côté,... Lire la suite (16 octobre)
  • « La danse de mort » d’August Strindberg .
    Dans une citadelle, sur une île de garnison, vivent reclus dans un décor gris un officier intègre et autoritaire et sa femme, Alice, une ancienne actrice qui a laissé derrière son passé et dont les... Lire la suite (13 octobre)
  • « La mort de Tintagiles »
    « La mort est une force extérieure qui empêche tout mouvement qui s’oppose à elle. L’amour est une force intérieure qui incite à agir contre la mort ». Le texte de Maurice Maeterlinck, conte initiatique... Lire la suite (10 octobre)
  • « Mme Klein »
    À Londres en 1934, Mélanie Klein, que l’on peut considérer comme l’une des premières psychanalystes pour enfant dans les années 1920, vient d’apprendre la mort de son fils Hans à Budapest. Naturalisée... Lire la suite (9 octobre)
  • « Non, c’est pas ça ! (Treplev Variations) »
    Ils sont trois sur scène, une femme et deux hommes, ils devaient être treize et jouer La mouette , mais l’un d’eux, le metteur en scène probablement, s’est suicidé. Ils ont décidé de continuer le... Lire la suite (7 octobre)