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"Théorie du genre" à l’école Pourquoi il ne faut pas céder

Comment donner des gages à sa frange la plus réactionnaire et faire la promotion de la prochaine manif pour tous ? Le Pape François a dégainé l’arme de destruction massive : la "théorie du genre".

Une fois de plus, en convergence avec la campagne anti-avortement menée dans les établissements privés catholiques, l’école française est accusée de vouloir transformer « les garçons en filles », de « s’opposer aux choses naturelles » et d’avoir pour projet la « destruction de la famille ». Ce tissu d’âneries prêterait à sourire s’il n’était proféré par une voix dont on pourrait attendre un autre discours que de la dénonciation calomnieuse.

Oui, l’école laïque de la République Française a pour projet d’éduquer les filles et les garçons à l’égalité entre les femmes et les hommes. Oui l’école française enseigne la biologie de la sexualité, rassure les jeunes en déconstruisant les stéréotypes, en leur expliquant que l’homosexualité n’est pas un choix déviant mais s’impose à certain-es, et leur apprend à vivre dans le respect mutuel.

L’école ne prescrit pas la famille, encore moins son modèle hétérosexuel, parce que ce n’est pas son rôle. L’école émancipe par la connaissance de la nature, des autres, et de soi-même. Cela peut ne pas convenir aux dogmatiques de tous bords, mais là réside sa grandeur.

L’école n’est pas parfaite. Le SNES-FSU, avec tous les personnels, se bat pour qu’elle soit meilleure et dénonce un discours qui voudrait en faire un lieu de catéchisme et de propagande plutôt que d’émancipation, de formation, et de qualification.

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