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US mag du 6 nov. 2009. Masterisation : il faut des recrutements

7 novembre 2009

 

Les groupes d’experts sur la mastérisation mis en place par Luc Chatel doivent rendre leurs conclusions dans les semaines qui viennent. Ces derniers ont travaillé en complète opacité, sans recevoir les organisations syndicales, en particulier le SNES.

Pourtant, de nombreux points – et non des moindres – restent à trancher cette année. Ainsi, l’organisation de l’année de stage et la volonté d’af- fecter les stagiaires pour 12heures par semaine, en réduisant le temps de formation, reste un désaccord majeur. Elle marque l’abandon de toute ambition pour la formation des maîtres et un renoncement à démocratiser le système éducatif. Elle apparaît comme une mesure strictement budgétaire pour un sujet qui doit d’abord être traité sur le fond.

En outre, les propositions concernant l’aide aux étudiants restent bien insuffisantes. L’élévation du niveau de recrutement des ensei- gnants reste un moyen de démocratiser l’accès aux études supé- rieures de haut niveau si on met en place un système de bourses et d’allocations d’au- tonomie permettant aux étudiants de s’affranchir des contraintes financières.

Dans le même temps, pour assurer la qualité des recrutements, il convient de développer le vivier d’étudiants passant les concours. Pour cela, le SNES propose de mettre en place de nou- veaux prérecrutements, inspirés du modèle des IPES, qui répondent à la fois au besoin de valoriser les cursus universitaires, d’attirer les étudiants vers nos métiers et de contribuer à ce que la profession soit à l’image de la société.

C’est pour obtenir une tout autre orientation du projet du gouver- nement que le SNES et la FSU ont placé la formation des maîtres au cœur des revendications de la journée de grève du 24novembre. Il s’agira de dire « non » à l’utilisation des étudiants comme moyen d’enseignement et à l’augmentation du temps de service des stagiaires, et de peser pour que les propositions du SNES soient prises en compte.