Communiqués

Un nouveau ministre pour supprimer 16.000 emplois !

A l’heure même où Luc Chatel est nommé ministre, son prédécesseur annonce la suppression de 16.000 emplois en 2010.
Une provocation lourde de sens !

A l’heure même où un nouveau ministre de l’Education nationale est nommé – Luc CHATEL – son prédécesseur annonce la suppression de 16.000 emplois à la rentrée 2010.
Une telle provocation augure mal de la « feuille de route » du nouveau ministre.

En prétendant supprimer, sans effet sur le terrain, 15.400 emplois de stagiaires, le ministre opère un tour de passe-passe. Il oublie que les stagiaires dans le second degré assurent aujourd’hui 8 heures de cours hebdomadaires, soit l’équivalent de 4.500 emplois.
Cette ponction sans précédent ne pourra donc que conduire à une nouvelle dégradation des conditions d’enseignement, les effectifs d’élèves dans le second degré à la rentrée 2010 restant stables voire en augmentation.

D’autre part, ce projet de budget augure mal des futures discussions sur la réforme du lycée. Il est contradictoire avec l’engagement pris par le Président de la République de renoncer à toute réforme du lycée qui conduirait à des suppressions d’emplois.

Enfin, ce projet de budget acte la dégradation des conditions de la formation professionnelle des enseignants recrutés au niveau du Master, par la diminution du temps consacré à leur formation durant l’année de stage. Ce dossier est un sujet majeur de désaccord du SNES avec le projet ministériel. Ce choix est d’autant plus inacceptable que cette question n’était pas tranchée et restait en débat dans le cadre des groupes de travail mis en place par le ministère.

Par ailleurs les chiffres annoncés par le ministère mettent en évidence que l’enseignement privé aurait, pour la seconde année consécutive, des suppressions d’empois nettement inférieures (de l’ordre de 20%) de celles du public. Un tel choix remet en cause l’équilibre indispensable au maintien de la « paix scolaire ».

C’est pourquoi ce projet de budget ne peut-être vécu que comme une agression par les personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation du second degré.

Le SNES demande à être reçu par le nouveau Ministre dans les meilleurs délais.

Le SNES appellera les personnels à se mobiliser dès la rentrée pour construire un mouvement d’ampleur contre ce projet de budget et recherchera en ce sens la plus large unité syndicale possible.

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