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Le point sur la réforme des lycées

Ce document fait le point sur les principes que porte le SNES pour une réforme démocratique du lycée.

le point sur le lycée - janvier 2009

Pour un lycée démocratique

L’unité, la force et la persistance du mouvement contre le projet de réforme du lycée a contraint le ministre au recul. Lui qui s’obstinait à vouloir le mettre en œuvre dès la rentrée 2009, a dû céder en annonçant en décembre le report de toute réforme. Pour tenter d’éteindre l’incendie qu’il avait allumé et qu’il entretient en maintenant les suppressions de postes à la rentrée 2009, il a fait appel au président de la République pour rassurer. Lors de ses vœux à St-Lô, largement boycottés par les personnels et les
organisations syndicales, ce dernier a déclaré « on fera cette réforme sans enlever un centime et sans supprimer un poste au niveau du lycée ». Cela conforte le SNES dans sa lutte contre la politique budgétaire du gouvernement, qui sacrifie l’avenir des jeunes et agresse les personnels dans leur professionnalité.

Dans cette nouvelle situation, la responsabilité du SNES d’imposer un véritable cadre de discussions et de consultations est première, tout comme l’est l’urgence de porter ses propositions pour un lycée démocratique qui réponde aux défis de l’élévation des qualifications de tous et de la lutte contre les inégalités sociales dans l’accès aux savoirs. D’autant que la crise économique et sociale va, à l’évidence, valoriser l’importance et la fonction protectrice du diplôme.

C’est ainsi que, sur le fond, le SNES a déjà précisé au ministre qu’aucune discussion ne pouvait s’engager sans que soient repris les éléments qui avaient été actés en décembre : baccalauréat maintenu comme premier grade universitaire, maintien de la voie technologique, abandon du « lycée modulaire », abandon de la limitation uniforme et unilatérale de l’horaire élève, affirmation du maintien de la définition hebdomadaire des services des personnels. Ces conditions sont d’autant plus incontournables qu’un ensemble d’organisations a lancé un appel contenant neuf propositions qui visent à reprendre le projet initial du précédent « pilote de la réforme », projet qui a été massivement rejeté par la communauté éducative.

Sur la forme, le SNES ne peut se contenter de la désignation d’un nouveau chargé de mission n’ayant aucun pouvoir décisionnel, le seul « pilote » possible est le ministre lui-même. Il n’est pas acceptable que la réflexion sur l’avenir du lycée n’associe pas largement, et dans un cadre permettant le débat, l’ensemble des personnels. Cela impose de définir dès maintenant les conditions de leur consultation. À cet égard le SNES ne peut accepter que le ministère lance dans 100 lycées, sans consultation préalable et en détournant des moyens conséquents, une expérimentation de dispositifs que la profession a déjà rejetés à l’automne.

Ce document fait le point sur les principes que porte le SNES pour une réforme démocratique du lycée et a pour ambition de lancer le débat, dans la suite des états généraux du 29 novembre 2008, sur un ensemble de propositions qui, par ailleurs, seront au cœur de la réflexion du congrès national fin mars.

Roland Hubert, cosecrétaire général

N’hésitez pas à nous faire part de vos réactions, de vos propositions : lycees@snes.edu


- compte rendu rencontre FSU - Xavier Darcos le 04/12/2008

- Le point sur le lycée - 29/11/08 - télécharger

21 octobre : les déclarations du ministre après le succès de la manifestation
- les réactions du Snes et du Snep
- la déclaration de Darcos


- Signer la pétition Snes-Snep "Pour une réforme du lycée répondant à l’intérêt des élèves et à l’amélioration du travail des personnels"
- Le SNES quitte les discussions sur la réforme du lycée


-  le point sur la réforme des lycées 1er octobre 2008

La réforme des lycées a été lancée au mois de juin sur la base d’un texte énonçant un
certain nombre de principes et d’objectifs. Dans le même temps, J.-P. de Gaudemar
a été désigné par le ministre pour mener la réflexion avec les différentes organisations
et associations représentatives. Il vient de dévoiler ses hypothèses de travail.

Le SNES est entré dans les discussions sans naïveté, face à un gouvernement dont la
première priorité est la réduction massive de l’emploi public. Il a fait connaître
clairement les conditions irréductibles de la poursuite de sa participation aux
discussions sur la réforme du lycée : refus de l’a priori de la diminution de l’horaire élève,
du tout-modulaire et de la semestrialisation des services des enseignants ;
maintien de la voie technologique ; remise à plat du calendrier afin qu’il permette le
débat démocratique sur le fond et la concertation sur la mise en oeuvre dans de
bonnes conditions.

Le ministre, dans le courrier du 24 septembre adressé au SNES par son directeur de
cabinet, a pris l’engagement de la transparence dans les débats, a affirmé que les
hypothèses formulées par son chargé de mission ne préjugeaient pas de sa décision
finale et, enfin, que des modalités de mise en place progressive de la réforme seraient
étudiées.

Le SNES s’est engagé à mener le débat avec les personnels sur les propositions du
ministère au regard de leurs exigences et de leurs attentes, sur celles du SNES, et
d’informer de l’évolution des discussions.

Il est indispensable dans le même temps de construire le rapport de force pour
obliger le gouvernement à prendre en compte les exigences des personnels.
Cette mobilisation sur l’avenir du lycée général et technologique, par ce qu’elle
porte d’enjeux de société, s’inscrit dans l’action que le SNES, avec la FSU, mène dans
l’unité la plus large possible pour une autre politique d’éducation. Les prochaines
étapes de cette action, appel à la grève le 7 octobre et manifestation nationale à Paris
le 19 octobre avec l’ensemble de la communauté éducative, doivent être des réussites
qui pèseront sur les décisions du ministre pour le lycée.

Roland HUBERT, cosecrétaire général