8 octobre 2008
Monsieur le Ministre,
Quand le SNES s’est engagé dans les discussions sur la réforme du lycée, il vous a adressé une lettre qui précisait un certain nombre de points : transparence, possibilité de débat avec les personnels, hypothèses de travail ouvertes.
Jusqu’à présent, nous avons eu deux rencontres bilatérales avec votre chargé de mission et une seule rencontre multilatérale destinée à faire le point sur l’état des discussions en soulignant, entre autres, les points de désaccord.
A la veille de notre troisième rencontre bilatérale, nous constatons que les hypothèses de travail formulées par M de Gaudemar lors de notre rencontre du 16 septembre n’ont fait l’objet d’aucun examen en multilatérale ni d’aucune communication écrite alors qu’elles s’étalent dans les médias dans lesquels elles sont présentées comme quasiment actées et faisant l’objet d’un consensus. Nous avons pourtant fortement récusé plusieurs d’entre elles : la réduction de l’horaire élève à 27H hebdomadaires, l’organisation « tout modulaire » des enseignements, la constitution du « tronc commun de seconde » et interrogé notre interlocuteur sur ses propositions pour assurer le maintien de la spécificité de la voie technologique inscrit dans le document de cadrage.
Il nous sera impossible de poursuivre les discussions dans un cadre qui ne consisterait qu’à valider ces hypothèses.
Une clarification est urgente :
Concernant l’horaire élève qui, pour nous, ne peut être réduit à 27H, accompagnement compris ;
Concernant le maintien de la voie technologique ;
Concernant l’organisation générale des enseignements qui doit s’appuyer sur des séries et non renvoyée à un lycée modulaire, la pertinence et la place des modules semestriels éventuels ;
Concernant le baccalauréat qui doit rester premier grade universitaire, construit autour d’épreuves nationales respectant l’indépendance des examinateurs, l’anonymat des candidats et délivré par un jury indépendant ;
Concernant les services des enseignants qui doivent rester définis hebdomadairement.
Dans l’attente de cette clarification, nous réunirons demain notre Bureau National à l’issue de notre rencontre avec M de Gaudemar pour réexaminer la poursuite de la participation du SNES aux discussions.