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25/08/2002

ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

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Pages spécifiques : [Arts plastiques] [Cinéma audiovisuel] [Danse] [Éducation musicale] [Théâtre]

[Les programmes]

[Des arts plastiques aux arts visuels ?]

[Les chorales et ensembles instrumentaux]

[Les ateliers des collèges et des lycées]

[Les dispositifs artistiques et culturels, les classes artistiques]

[Le plan de 5 ans pour les arts et la culture à l'école]

[Les classes à PAC]

[Les classes CHAM]





Alignement des services :

Texte du nouveau décret (PDF, 30 ko)

4 pages spécial

8 pages enseignements artistiques (supplément de l'US 531) à télécharger : réflexion concernant tous les domaines artistiques.

Les Programmes

  1. Les programmes de collège (éducation musicale et arts plastiques)

  1. Les programmes de lycée

Programmes de lycée : consulter les documents d'accompagnement des programmes
Préambule commun aux programmes des 6 domaines artistiques, cliquer ici.

Des arts plastiques aux arts visuels ?

Dans le cadre de la mission pour l'éducation artistique et culturelle, les Arts plastiques deviennent « arts visuels » dans les programmes de primaire et les textes du CEREN (ex CNDP). On pourrait soit-disant ainsi davantage inclure la photo, la vidéo, le numérique et le cinéma.

Le SNES n'approuve pas cette modification, d'abord parce qu'elle n'est pas justifiée : les arts plastiques englobant déjà ces techniques dans sa pratique, ensuite parce que l'on vide ainsi les arts plastiques de toute leur dimension matérielle (que fait-on du volume, du toucher, de l'odorat, du son ? ). Les arts plastiques sont ils appelés à ne devenir que virtuels et visuels ?


Tous les textes concernant les arts visuels :

http://www.education.gouv.fr/discours/2001/visudp.htm



Les dispositifs artistiques et culturels au collège et les classes artistiques spécifiques

A côté des enseignements artistiques obligatoires (une heure hebdomadaire pour les arts plastiques et une heure hebdomadaire pour l'éducation musicale), le collège est aujourd'hui confronté à un empilement des dispositifs artistiques et culturels facultatifs : les ateliers, les chorales et ensembles instrumentaux, les parcours diversifiés et les travaux croisés qui peuvent porter sur des projets artistiques et qui seront remplacés à partir de la rentrée 2002 par les itinéraires de découverte, les futures options de troisième prévues par la circulaire de rentrée 2002 pour la rentrée 2004, les PAE (projets d'action éducative), les classes à PAC (projet artistique et culturel).

Si ces différents dispositifs enrichissent la formation artistique des élèves, leur empilement ne rend pas lisible leurs objectifs, créant ainsi des confusions et soulevant certains problèmes :

- cette juxtaposition relève d'une conception de la formation artistique "à la carte", en fonction des projets. Cette formation à la carte ne renforce pas la formation de tous.

-ce système encourage la confusion entre ce qui relève d'un enseignement, d'un accès à l'art, d'une ouverture culturelle, d'une pratique artistique. Les uns ne peuvent pourtant se substituer aux autres en terme de formation des élèves. Dans le même temps, ces dispositifs véhiculent l'idée qu'il y a d'un côté les cours "où l'on s'ennuie" et de l'autre les projets "où l'on s'éclate".

- les classes PAC sont encouragées et financées parfois au détriment des dispositifs existants mis en oeuvre depuis longtemps par les professeurs eux-mêmes : de moins en moins de dossiers d'ateliers artistiques sont acceptés. Les heures nécessaires aux professeurs ne sont pas toujours données dans les DGH pour mettre en oeuvre les chorales ou les ensembles instrumentaux.

- Les classes à PAC institutionnalisent la présence d'intervenants extérieurs dans le cadre des cours. Même si le SNES estime que leur apport peut être enrichissant, il faudrait davantage définir les prérogatives de chacun et ne pas laisser croire qu'un intervenant extérieur peut remplacer un enseignant.


Pour le SNES, si l'on veut valoriser et renforcer l'approche artistique des élèves et leur formation, il faut s'appuyer sur les enseignants, ne pas rajouter des dispositifs, mais donner du temps aux élèves, du temps de qualité, et commencer par assurer dans tous les collèges l'obligation des deux enseignements artistiques obligatoires, éducation musicale et arts plastiques . C'est en se basant sur la construction de savoirs, de savoir-faire, de recherches, d'expérimentations, de créations dans le cadre des enseignements et en prolongement de ceux-ci, avec les enseignants, que l'élève peut s'ouvrir à la rencontre avec des artistes. Nous avons ainsi proposé de renforcer les enseignements obligatoires en collège par des allègements d'effectifs et par la prise en compte systématique dans la DHG et dans l'emploi du temps des enseignants, des différents dispositifs (non seulement les chorales mais aussi les ateliers d'arts plastiques, de musique et les ensembles instrumentaux).



Chorales, ensembles instrumentaux

http://www.educnet.education.fr/musique/ressources/textes/chorales/chorales.htm

Fédération nationale des chorales scolaires (F.n.c.s.) : http://www.educnet.education.fr/musique/accueil/index.htm .Créée en 1996 à l'initiative du ministère de l'Education nationale, elle regroupe des associations académiques (loi 1901). Ces associations para-administratives ont pour but, sous la présidence des I.p.r., d'apporter un cadre juridique et une aide logistique aux professeurs adhérents. Le S.n.e.s. considère positivement cette initiative si les collègues peuvent choisir librement d'adhérer ou non à ces associations, et si le répertoire choisi n'est pas imposé. La FNCS est devenue depuis le 5 février une association éducative complémentaire de l'enseignement public : http://www.educnet.education.fr/musique/accueil/index.htm



Les ateliers de pratique artistique des collèges et les ateliers d'expression artistiques des lycées sont transformés en « ateliers des collèges et des lycées ».

Depuis la rentrée 2001, les ateliers de pratique artistique des collèges et les ateliers d'expression artistique des lycées sont transformés en ateliers des collèges et des lycées. (voir BO n°24 du 14 juin 2001)

Extraits du BO :

Les ateliers des collèges sont construits autour d'un projet annuel élaboré par une équipe d'enseignants, de partenaires et d'élèves. Ils sont ouverts aux élèves volontaires et contribuent à l'ouverture des établissements sur leur environnement culturel et tout particulièrement sur la vie artistique contemporaine.

L'atelier artistique est ouvert à tous les arts. Il est placé sous la responsabilité d'un enseignant. Ce dernier peut constituer une équipe pluridisciplinaire en s'assurant la collaboration d'autres enseignants.

Partenariat : particulièrement souhaitable, mais non obligatoire au collège lorsqu'il s'agit des disciplines artistiques dotées de personnels spécialisés (arts plastiques, éducation musicale), il est indispensable dans tous les autres cas. Les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) vérifient la qualification des intervenants relevant du secteur artistique et culturel.

Procédure d'ouverture : l'atelier repose sur un projet annuel lui même inscrit dans le projet d'établissement. Il doit être présenté au conseil d'administration selon la procédure en vigueur.

Un comité de pilotage académique partenarial composé de représentants des deux ministères concernés et associant, pour le ministère de l'éducation nationale, les inspecteurs d'académie-inspecteurs pédagogiques régionaux, les inspecteurs de l'éducation nationale concernés ainsi que les délégués académiques à l'éducation artistique et à l'action culturelle et, le cas échéant, des représentants des collectivités concernées, est chargé de la mise en œuvre et du suivi des ateliers artistiques proposés par les établissements scolaires.

Ce comité conseille et accompagne les administrations et les équipes, notamment lors des étapes importantes : information, cahier des charges, financements, partenariat, évaluation. Les projets d'ouverture sont validés par le recteur et le directeur des affaires culturelles, qui décident de reconduire ou non un atelier.

Durée : l'atelier est ouvert pour la durée d'une année scolaire. Il est renouvelable après évaluation. Dès lors qu'ils répondent aux critères annuels de sélection fixés par le comité de pilotage, plusieurs ateliers peuvent être ouverts dans un même établissement.

Le comité de pilotage veille à l'équilibre et à la cohérence des implantations, à la qualité des partenariats, à la complémentarité de l'offre artistique et culturelle dans chaque établissement. Dans un souci de rééquilibrage géographique et social, l'implantation de nouveaux ateliers sera privilégiée dans les zones déficitaires (zones rurales, ZEP).

Cahier des charges : celui des anciens ateliers de pratique artistique des collèges est assoupli, afin de tenir compte des réalités académiques et de la spécificité des projets. Ainsi, les trois heures hebdomadaires réservées à l'atelier peuvent désormais être ramenées à deux heures, seuil minimal obligatoire, en deçà duquel il ne saurait être question d'atelier. La rémunération de l'enseignant ou de l'équipe en heures spécifiques est ajustée à la durée adoptée.

Par ailleurs, en fonction des choix des élèves et des enseignants, l'atelier peut concerner un seul domaine artistique, mais peut s'ouvrir, le cas échéant, à d'autres domaines, faisant alors appel à des intervenants qualifiés, dans tous les cas sous la responsabilité de l'enseignant.

Modes de rémunération : pour les enseignants, (dans le cadre de leur service pour les lycées ou en heures supplémentaires) ils sont déterminés par les établissements.

S'agissant des artistes intervenants, leur rémunération est désormais assumée à parité par le ministère de la culture et le ministère de l'éducation nationale, ce dernier assurant la moitié du coût total, à partir des crédits du chapitre 36-71 délégués à cet effet. Le partage de cette prise en charge doit être défini localement entre les rectorats et les DRAC et adopter les principes déjà en vigueur pour les ateliers fonctionnant dans les lycées.

Evaluation : les comités de pilotage académiques sont invités à construire, en concertation avec les équipes enseignantes, des grilles indicatives d'évaluation en fonction des objectifs fixés et des acquis des élèves, notamment en matière :

- de savoirs et de savoir-faire artistiques et culturels,

- d'expérimentation et d'innovation,

- d'expression personnelle au sein du groupe.

Ces grilles sont ensuite utilisées par les enseignants coordonnateurs des ateliers. L'implication dans un atelier artistique est l'objet d'une mention annuelle portée au livret scolaire de chaque élève concerné et prise en compte dans son évaluation globale.



Le S.n.e.s. considère que les intervenants sont une chance d'ouverture sur le monde artistique dès lors que le projet de l'atelier a été clairement défini et que l'atelier reste sous la responsabilité d'un professeur d'une discipline artistique.

Nous déplorons que le nombre d'ateliers stagne au lieu de se multiplier, notamment à cause de la mise en œuvre des classes à PAC qui est privilégiée.


Il est inadmissible que les modalités de rémunération soient décidées localement : « La rémunération de l'enseignant ou de l'équipe en heures spécifiques est ajustée à la durée adoptée », ou bien encore « déterminée par les établissements » ! Il n'est pas acceptable que pour un acte pédagogique, le mode de rémunération puisse varier d'un établissement à l'autre.

Le SNES invite tous les collègues à exiger que l'atelier soit integré à leur service ou faute de mieux, qu'il soit rémunéré au minimum en HSA.

Le SNES considère que pour les ateliers d'arts plastique, le minimum de 2 heures est insuffisant et demande le rétablissement à 3 heures.


Ateliers artistiques : note de service signée par les ministères de l'Éducation nationale et de la Culture et de la Communication le 30 avril 2001 : http://www.eduscol.education.fr/D0061/BO_2001-103.htm




Le plan de 5 ans pour les arts et la culture à l'école.

Mis en place depuis la rentrée 2001, ce plan a pour objectif de « ne plus considérer l'art comme le supplément d'âme du système éducatif, généraliser les pratiques artistiques et étendre l'accès de tous à la culture, faire de l'école le lieu de rencontre de tous avec l'art ». Initié par Jack Lang, il a été rédigé conjointement par le ministère de la Culture et par l'équipe de « la mission de l'éducation artistique et culturelle » travaillant alors sous la responsabilité de Claude Mollard, conseiller du ministre pour les enseignements artistiques.

Les axes principaux sont la mise en place de « classes à projet artistique et culturel (PAC) », l'établissement de plans académiques pour les arts et la culture, un renforcement des formations artistiques dans la formation initiale des maîtres et une place accrue donnée aux intervenants extérieurs dans le premier degré avec, par exemple, l'augmentation du nombre de centres de formation de musiciens intervenants (pour les élèves des Beaux-Arts, une formation à l'intervention en école primaire vient également d'être mise en place).

Ce plan s'intègre dans le cadre des projets académiques et départementaux, chacun d'entre eux devant à l'avenir comporter un volet artistique et culturel élaboré avec les différentes structures territoriales et partenaires locaux (DRAC, Jeunesse et sports par exemple).

Moyens mis en oeuvre pour ce plan :

pour 2001, 263 MF pour l'Education nationale, 16,5 MF pour le ministère de la Culture ; sachant que 109 MF ont été retirés pour « les opérations artistiques et culturelles » (expos, Festival national des arts à l'école) et pour la création d'outils pédagogiques (CNDP devenu CEREN, actuellement présidé par Claude Mollard).


Si nous souscrivons pleinement aux objectifs de ce plan, les moyens mis en oeuvre pour atteindre les deux derniers comportent des éléments inquiétants. Ils entretiennent la confusion entre objectifs d'enseignement, accès à une pratique artistique, participation à un projet ou découverte d'un lieu artistique ou culture.

Quant à l'intégration du plan de cinq ans dans les projets académiques et départementaux, le SNES constate que cette méthode risque de conduire à de forts déséquilibres entre académies et entre secteurs d'une même académie : offre minimum ici, plus valorisante ailleurs. D'autre part, il ne saurait accepter que des activités prévues dans le cadre des projets académiques, départementaux, ou dans le cadre des contrats éducatifs locaux puissent se substituer aux enseignements existants. Plutôt énoncées dans un plan « Culture » qu' « Education nationale », ces nouvelles orientations ministérielles ne clarifient pas les liens entre culture, éducation et collectivités territoriales, ni leurs missions et prérogatives. Dans un objectif annoncé de démocratisation, les enseignements artistiques risquent à terme, de se faire instrumentaliser dans une logique de consommation culturelle.

En ce qui concerne le financement, ces sommes risquent de se transformer en saupoudrage où le médiatique sera favorisé. Ramenés au terrain, les chiffres sont plus modestes, le coût (intégrant la rémunération des intervenants, l'achat de matériel, les sorties) estimé d'une classe à « PAC » étant de 8 000 francs (4 000 francs à la charge du ministère de l'Education nationale et 4 000 francs à la charge des collectivité territoriales).

Pour certains domaines artistiques, des promesses d'équipements sont faites : DVD, mini-caméra DV pour le cinéma, par exemple.


Textes officiels concernant le plan de cinq ans :

Classes à projet artistique et culturel, circulaire signée par les ministères de l'Éducation nationale et de la Culture et de la Communication, 14 juin 2001

Circulaire d'application du Plan de cinq ans, spécifique au ministère de la Culture, du 21 février 2001

Délégations académiques à l'éducation artistique et l'action culturelle, note de service de la Desco du 6 mars 2001

En cliquant sur ce lien, vous irez sur le site eduscol qui recense les textes officiels concernant les classes à PAC : http://www.eduscol.education.fr Choisir l'onglet Recherche et taper PAC

4 pages SNES incluant une analyse du plan de cinq ans : Supplément à l'US 543

Contrats Éducatifs Locaux, circulaire signée par les ministres de la Jeunesse et des Sports, de l'Éducation nationale, de la Culture et la Communication, et de la Ville, le 25 octobre 2000 

Tous les textes concernant les CEL : http://www.eduscol.education.fr/ De même taper CEL dans l'onglet Recherche




Les classes à PAC

Un aspect du plan de cinq ans  : les classes à PAC

LES PROPOSITIONS DU SNES

Qu'est-ce qu'une classe à PAC (projet artistique et culturel) ? : C'est un projet de classe qui s'adresse à tous les élèves, « une organisation pédagogique ouverte à un partenaire artistique ou culturel », à l'intérieur des programmes et des horaires habituels de la classe. Il s'agit « d'un fil rouge de traitement des programmes » qui s'adresse à tous les enseignants volontaires, de toutes les disciplines.

Placés sous le signe de « la rencontre avec l'art », par le biais d'intervenants extérieurs obligatoires, douze « domaines artistiques » sont proposés : « une chorale à l'école ; musique de la maternelle à l'université ; musiques actuelles ; littérature et poésie ; théâtre ; danse ;arts plastiques ; cinéma ; architecture ; patrimoine, musées, archives ; arts du quotidien ; arts du goût »

Inscrits dans le cadre horaire actuel des enseignements obligatoires, ces projets devront concerner à terme tous les élèves, et sont expérimentaux en collège et en lycée depuis la rentrée 2001 avec une priorité affichée pour l'école primaire et les lycées professionnels. Les classes à PAC associent obligatoirement des partenaires (artistes, responsables culturels).


Pour le SNES, si ces classes peuvent assez facilement s'intégrer à un fonctionnement des écoles primaires, il n'en va pas de même au collège ou au lycée où elles risquent de s'ajouter aux dispositifs existants sans forcément permettre un prolongement des enseignements artistiques.

Même si elles permettent globalement une meilleure prise en compte de l'artistique et du culturel dans les établissements, le fonctionnement des classes à PAC demanderait certains aménagements :

- pour les professeurs d'éducation musicale et d'arts plastiques une heure de plus par semaine serait nécessaire pour pouvoir mener de front les activités du projet et l'enseignement des programmes en vigueur. Par ailleurs, cette augmentation permettrait d'éviter qu'une partie de la formation artistique des élèves soit de plus en plus prise en charge par les professeurs des autres disciplines.

- pour tous les enseignants engagés dans ce projet, une heure de concertation prévue à l'emploi du temps de chacun est indispensable.


Dans le cadre de la mission pour l'éducation artistique et culturelle, les Arts plastiques deviennent « arts visuels » dans les programmes de primaire et les textes du CEREN (ex CNDP). On pourrait soit-disant ainsi davantage inclure la photo, la vidéo, le numérique et le cinéma.

Le SNES n'approuve pas cette modification, d'abord parce qu'elle n'est pas justifiée : les arts plastiques englobant déjà ces techniques dans sa pratique, ensuite parce que l'on vide ainsi les arts plastiques de toute leur dimension matérielle (que fait-on du volume, du toucher, de l'odorat, du son ? ). Les arts plastiques sont ils appelés à ne devenir que virtuels et visuels ?



LES CLASSES A HORAIRES AMENAGES MUSIQUE (CHAM)

Existant à l'école primaire et au collège, ces classes sont reservées à des élèves pratiquant la musique en dehors de l'établissement (conservatoires et écoles de musique). Elles permettent aux élèves de suivre un enseignement musical renforcé au collège (2h) et leur permettent également, par un emploi du temps scolaire regroupé, de continuer leur formation au conservatoire.

Les élèves de collège ont en moyenne 4 heures de cours généraux de moins que les autres élèves, ce qui rend difficile l'accès de ces classes à tous les élèves. Aujourd'hui environs 80 collèges offrent cette formation.


Pour le SNES, ces classes jouent souvent le rôle d'un tri scolaire et social et sont des moyens pour certains parents de détourner la carte scolaire.

Elles permettent néanmoins à certains élèves de continuer leur formation artistique poussée dans de bonnes conditions.

Le ministère souhaite démocratiser ces classes en les ouvrant au chant choral, au théâtre et à la danse. Il entend également encourager leur implantation en ZEP et ouvrir la notion de structure partenariale associée à d'autres structures que les conservatoires ou écoles de musique.

Malgré ces efforts, les heures d'enseignements généraux enlevées aux élèves risquent de limiter de fait ces classes aux seuls bons élèves, créant ainsi des classes « d'élite scolaire » à l'intérieur même des établissements.


Tous les textes actuellement en vigueur :

http://www.educnet.education.fr/musique/accueil/index.htm




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