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le 20/12/02

LETTRES

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NTIC et Lettres


L'actualités des LETTRES se trouve maintenant ici ==>


Lire la note de lecture

A noter la publication aux Presses Universitaires de Grenoble la publication du «  Cours de didactique du FLES  » .


EAF :

IL FAUT REVOIR L'EAF


Il y a beau temps que nous l'avons dit et écrit : cette réforme de l'EAF, née au forceps, n'est pas viable en l'état. Modalités et contenu des épreuves de l'écrit et de l'oral pour la session de juin 2002 n'ont fait l'objet d'aucune vraie concertation. Les changements imposés sont importants : il a fallu maintes réunions - souvent bien tardives - pour expliquer tant bien que mal les nouvelles façons de procéder. Objectif essentiel : expliquer, rassurer et tout faire pour que la session 2002 puisse se tenir vaille que vaille.

L'actuel gouvernement, qui a publiquement convenu de la "lourdeur" du nouvel oral de l'EAF et de la difficulté à le noter (conférence de presse de X. Darcos du 06.06.02, relayée le lendemain par Le Monde qui fait également état de problèmes à l'écrit) sera-t-il prêt à nous écouter ?

Que les élèves passent cet examen dans des conditions acceptables, c'est aussi notre préoccupation.

Mais en même temps, nous exigeons d'ores et déjà un bilan et une concertation dans les meilleurs délais, pour que les évolutions de l'examen se fassent en tenant compte des remarques et des analyses de la profession, avec le double souci de garantir aux candidats une évaluation équitable et d'éviter aux examinateurs un alourdissement de leur charge de travail.

Afin d'appuyer cette exigence, le SNES demande à tous les examinateurs de l'EAF de répondre à ce questionnaire (même partiellement) : il est clair que les informations recueillies joueront un rôle essentiel dans les négociations à venir.

Télécharger le questionnaire au format RTF (vous pouvez y répondre directement à l'aide de votre traitement de texte, puis le renvoyer en fichier joint à pedago@snes.edu ou bien l'imprimer et le renvoyer par la poste au SNES)



Demande d'audience auprès de l'IG de lettres ; intervention auprès de de Gaudemar (DESCO) lors de l'audience SNES du 16 avril.

Le ministère retire son projet d'épreuve d'écriture d'invention pour l'épreuve de terminale

Lire le 8 pages qui vient de sortir


Les annales (lien direct) de l'EAF sont sur le site du Ministère EDUSCOL


Enfin, voilà les PROJETS MINISTERIELS ! Donnez vite votre avis...

Consulter les projets de renouvellement d'oeuvres en Terminale pour les Lettres et pour les Langues Anciennes. Donnez-nous vite votre avis avant remontée au Ministère.


  1. EAF : Où en est-on ? Rappel : le BO n°1 du 3 janvier fixe les modalités de l'épreuve orale de l'EAF. Rappelons qu'aucune forme particulière n'est imposée : la maquette proposée au BO n'ayant aucun caractère obligatoire. Il n'impose nullement non plus la rédaction collective des questions qui seraient imposées aux examinateurs. Certains rectorats, certains IPR ont interprété le texte officiel à leur façon, mettant en cause entre autre la liberté pédagogique des enseignants, le respect de l'anonymat, de la confidentialité des sujets. Après les interventions du SNES certaines de nos demandes ont reçu une réponse positive :

A Marseille :

Le descriptif : aucune forme particulière n'est imposée, la maquette proposée au BO n'ayant aucun caractère obligatoire. La réunion du 10 et la rédaction des bulletins de passage : le directeur de Cabinet a reconnu que les propositions du rectorat ne remplissaient pas les conditions de confidentialité et d'anonymat. D'autre part, la rédaction collective des questions paraissait problématique. L'administration a accepté de changer en partie le dispositif. Le 10 juin au matin les descriptifs seront donnés aux examinateurs avec le nombre de candidats pour chaque descriptif mais sans leurs noms. Il n'emporteront ni liste de candidats, ni bordereaux qui leur seront donnés normalement au début des interrogations. Les bulletins de passage rédigés à l'avance le seront donc sans le nom des candidats et l'anonymat sera ainsi respecté. Les examinateurs prendront connaissance des descriptifs et pourront avoir un échange avec leurs collègues sur l'épreuve et sur le type de questions. Libre à eux ensuite de rédiger leurs questions sur place collectivement ou chez eux seuls. Il est recommandé à tous les examinateurs de poser aux candidats les questions les plus larges et les plus simples possible. Par ailleurs, quelques collègues de collège sont convoqués ; ils seront totalement déchargés de cours dès le 10 juin.

A Toulouse :

Ces exemples prouvent qu'on peut faire bouger les choses. Là où l'organisation de l'oral ne pose pas trop de problème il convient d'être vigilant et d'inciter les collègues à faire remonter un bilan de leur expérience. Le SNES, au niveau national, poursuit ses interventions. Faites-nous part des dysfonctionnements. Il demande un bilan de ces épreuves sur la base d'une consultation des collègues, une remise à plat des épreuves avec concertation. M.Cahouet.

PS : certains S3 signalent que les enseignants sont convoqués à la fois pour l'écrit et pour l'oral. C'est le cas depuis bien longtemps dans beaucoup d'académies. Ce qui pose problème c'est partout l'aggravation de la charge de travail des profs de français (augmentation du nombre de candidats, des jours d'interrogation) : c'est ce que nous devons dénoncer.

  1. EAF : intolérable ! Les professeurs de lettres chargés de préparer leurs élèves à l'EAF continuent à faire part de l'inquiétude suscitée par une réforme imposée à marche forcée, sans véritable concertation. L'année scolaire a été rude. A de nombreuses reprises nous avons dénoncé ici cacophonie et dysfonctionnement : diffusion tardive des documents d'accompagnement, des annales zéro, annales zéro controversées par les IPR eux-mêmes. Il est vrai que les enseignants n'ont pas été rassurés par l'extrême diversité des exemples proposés. Le calendrier de juin prévu pour l'EAF s'avère redoutable, notamment pour l'oral. Le dispositif prévu est inévitablement source de dysfonctionnements. Les descriptifs, très complexes (prétextes à un contrôle tatillon ?), devront être envoyés début juin (le 3/6 à Nantes et Strasbourg). Cela suppose que les programmes soient bouclés, programmes dont nous avons dénoncé la lourdeur, la difficulté à les mettre en oeuvre dans l'horaire imparti. Ce qui remonte des académies est très inquiétant : parfois on impose un formulaire unique de descriptif des activités, partout on prévoit en juin des réunions supplémentaires. A l'enseignant de se débrouiller pour corriger l'écrit tout en préparant les questions d'oral pour les différents descriptifs qui lui seront parvenus (combien ?), avant de faire passer l'oral. Travail tellement lourd qu'il est même prévu de faire appel aux enseignants de collège, qui à coup sûr apprécieront cet honneur ! Enfin, à Strasbourg les professeurs qui assureront des permanences téléphoniques devront "donner des éléments de réponse au chef de centre appelé à se prononcer sur la validité éventuelle d'un descriptif incomplet, illisible". Consignes isolées ? C'est en tout cas un appel au contrôle, voire à la délation. Le ministère est jusqu'à présent resté sourd à nos demandes d'aménagement des épreuves pour la session 2002 et de mise en place d'une véritable concertation pour 2003. Compte-t-il, devant les difficultés prévisibles, faire appel à l'indulgence des examinateurs ? Nous récusons d'avance cet expédient si contraire à l'exigence affichée dans les programmes, et dont l'application décrédibiliserait notre enseignement. S'il n'est pas raisonnable, si près de l'échéance, de bouleverser la règle du jeu (les enseignants se sont efforcés de mettre en oeuvre les nouveaux programmes et de préparer leurs élèves aux épreuves prévues) il est tout à fait possible d'annoncer un cadrage plus précis de l'écrit (nature et nombre de textes du corpus, pas de commentaire comparé, invention exclusivement argumentative par exemple) et d'aménager pour l'oral une formule proche des sessions précédentes. D'ores et déjà nous appelons nos collègues à présenter leur descriptif comme il l'entendent et à refuser les réunions supplémentaires. Un bilan de la session 2002 doit être établi dès septembre et une véritable concertation mise en place. Il est évident pour tous que cette réforme de l'EAF est une véritable usine à gaz. Pour le Snes, la priorité de l'enseignement du français est de donner aux élèves la formation de qualité, linguistique et culturelle, qui conditionne leur réussite humaine et professionnelle. C'est pourquoi nous défendons la valeur nationale du baccalauréat, ce qui suppose des épreuves clairement définies et le rejet du Contrôle Continu. Où l'on voit que l'intérêt des élèves passe par la défense, ouverte mais résolue, de notre enseignement. Marylène CAHOUET

  2. Grogne et inquiétude des profs de français (24.10.2001). Grogne et inquiétude des profs de français le jour de la prérentrée en découvrant le texte des nouvelles épreuves de l'EAF- texte que les chefs d'établissement n'ont pas toujours mis à leur disposition. Mais il est vrai que maintenant tout bon enseignant est censé consulter le site ministériel pour trouver textes officiels ,documents d'accompagnement (s'ils sont parus), éventuelles annales zéro. Naturellement, les épreuves de l'EAF "portent sur les contenus du programme de la classe de première" (BO 26 du 28 juin), programme paru au BO du 30 août et qu'ils découvrent. Quand auront-ils le temps de se l'approprier avant d'initier leurs élèves à l'EAF ? Aussitôt paru le texte doit être appliqué sans expérimentation ni réflexion collective. Ce ne sont pas en tout cas les actions de formation continue qui le leur permettra. Il y a longtemps que l'administration se contente d'informer. "Les sujets prennent appui sur un ensemble de textes". Quel(s) corpus prévoir ? Peux-t-on le faire alors qu'on découvre les programmes ? On pourrait prendre tout le texte du BO : nous y reviendrons. Les profs ne demandent qu'à réfléchir à leur enseignement, à en débattre entre eux, avec les IPR ,... mais qu'on leur donne du temps et une formation. C'est le sens de la demande du SNES d'un report des épreuves." "Pour en revenir à l'EAF, l'examen est-il profondément modifié ou simplement retouché ? Les avis divergent. Examinons de près le texte paru au BO n°26 du 28 juin 2001. Comme l'EAF actuelle, le texte prévoit un écrit et un oral. L'écrit propose toujours le choix entre trois épreuves. Mais changement notable : l'écrit repose sur un corpus de textes "éventuellement accompagnés par un document iconographique... représentatif d'un ou de plusieurs objets d'étude du programme de première". L'idée est a priori séduisante puisqu'elle incite à un travail de mise en relation, de confrontation des idées, des genres, des procédés littéraires. Ce corpus peut ou non donner matière à un questionnement (noté sur 4 pts pour les séries générales, sur 6 pts pour les séries technologiques). Trois sujets au choix déclinés à partir du corpus : commentaire, dissertation, écriture d'invention. L'innovation est de deux ordres : possibilité d'un commentaire comparé de deux textes mais surtout apparition de l'écriture d'invention, sujet qui a fait tant coulé d'encre et que le ministère a eu le souci de cadrer. Questions : comment construire ce corpus alors que les programmes n'ont pas été encore mis en oeuvre et comment y préparer les élèves peu habitués à un travail de confrontation de textes différents ? A noter que le corpus peut être une oeuvre intégrale ! La possibilité de comparer deux textes en commentaire induit un changement notable, intéressant certes mais exige un travail nouveau. Par ailleurs, quel sera le contenu exact de cet exercice en séries technologiques : la réponse est floue : "le sujet est formulé de manière à guider le candidat dans son travail". L'analyse littéraire semble abandonnée : revient-on au libellé guidé ? Enfin si le souci de cadrer l'écriture d'invention est évident,  - et même si "certaine écriture d'invention pouvait trouver sa place dans l'ancienne formule (note du 17/01/96) - "en aucun cas on ne demande le jour de l'examen, l'écriture de textes de pure imagination", les problèmes demeurent : préparation des élèves, évaluation de l'épreuve. On le voit bien, l'écrit de l'EAF, plus complexe plus diversifié, exige du temps pour y préparer les élèves. Comment y parvenir alors que les modules ont été supprimés en série générale et que l'horaire des séries technologiques est de 3 H ! Il confirme la nécessité absolue d'une véritable formation continue qui ne réduise pas l'enseignant à un rôle d'exécution mais lui permette de réfléchir collectivement à ce qui permet d'évaluer les compétences diverses des élèves lors d'épreuves variées. L'oral dont le coefficient est porté à deux pour toutes les séries est prévu en deux temps : exposé de l'élève à partir d'un texte "choisi dans le descriptif des lectures et activités de l'année présenté par le candidat et d'une question qui lui permette d'organiser et d'orienter son étude" puis entretien (l'élève dispose de 40 minutes de préparation). Le texte envisage en outre la possibilité pour l'examinateur d'accompagner les question d'un texte très proche de ceux présentés dans la liste. Dispositif compliqué tant pour les élèves que pour les examinateurs qui devront préparer à l'avance des questions pertinentes pour les quelques 80 à 90 candidats qu'ils vont évaluer. A quel moment ? Cela suppose que les enseignants disposent des listes bien avant les épreuves. Ce texte du BO est bien souvent confus : dans la définition du corpus, des épreuves écrites (questions ou non sur le corpus, flou concernant le commentaire dans les séries technologiques), de l'épreuve orale. C'est le résultat sans doute de pressions diverses et contradictoires. Ces épreuves surtout exigent une formation sérieuse et du temps pour y préparer les élèves : on demande aux enseignants de mettre en place la même année les nouveaux programmes de première et les nouvelles épreuves d'EAF qui s'appuient dessus, cela explique notre revendication d'un moratoire pour l'EAF. Enfin, comment mener à bien un enseignement exigeant dans les contraintes d'horaires et d'effectifs que nous connaissons ?

  3. BO n°31 du 30 août 2001. Épreuves anticipées de français des baccalauréats général et technologique à compter de la session 2002. La note de service n°2001-117 du 20 juin 2001 parue au BO n°26 du 28 juin 2001 portant sur les épreuves de français applicables à compter de la session 2002 des épreuves anticipées des baccalauréats général et technologique est modifiée et complétée de la manière suivante : Page 1356, colonne de droite, Au lieu de : "Épreuve orale : durée 20 minutes ; préparation 40 minutes ; coefficient 2. Toutes séries". Lire : "Épreuve orale : durée 20 minutes ; préparation 40 minutes ; coefficient 2 : séries L, ES, S, STT, spécialités action et communication commerciales, action et communication administratives ; coefficient 1 : séries STL, SMS, STI, hôtellerie, technique de la musique et de la danse, STT, spécialités comptabilité et gestion, informatique et gestion"

  4. Lettre au ministère sur la nécessité d'information et surtout de formation (24.09.01). Cliquer ici.

  5. Les programmes de grec, latin et français sont parus au BO du 30 août 01. L'épreuve d'EAF est parue au BO du 28 juin 01. Le texte concernant la nouvelle épreuve de l'EAF vient de paraître au BO (le 28 juin) applicable dès 2002. Les élèves sortant de seconde ont travaillé sans connaître la définition exacte de l'épreuve. Si elle est appliquée en 2002, la définition n'aura pas été expérimentée. Le CSE demande que cette nouvelle épreuve soit reportée à 2003 avec la diffusion d'annales zéro et la possibilité de modifier le texte à la lumière de l'expérimentation grandeur nature. Documents d'accompagnement accessibles sur le site du CNDP. APPEL A CONTRIBUTION : Faites part de vos réactions face aux programmes, aux documents d'accompagnement, à la nouvelle formule de l'EAF.

  6. Arrêté présenté au CSE du 05.07.01, sur les Lettres en TL (PDF 14 ko)

  7. COMMUNIQUE DE PRESSE (extrait concernant les épreuves de français au Brevet et au Bac). Réaction du lycée La Martinière de Lyon.

  8. EAF 2002 : le texte publié au BOEN n°26 du 28.06.01". "C'est rigoureusement le même texte que la 4ème mouture diffusée par la DESCO le 28.05.01, ce qui prouve une volonté de passage en force et sur le fond (aucune de nos remarques - à relire sur le site - n'a été prise en compte) et sur le délai (les interventions de nos élus, relayées par notre pétition pour le report ont été ignorées). Il faut continuer à se battre pour ce report en signant massivement la pétition (profitons de la prérentrée pour la relancer auprès des collègues) ». (PDF 18 ko) (HTML)

  9. Analyse critique de la 4ème mouture de l'EAF, 05.06.01

  10. EAF : la quatrième mouture du projet de la DESCO, 28.05.01 (PDF 17 ko) (HTML)

  11. Analyse critique du projet de Programme de Lettres pour la TL, 27.05.01

  12. Présentation critique de la 3ème maquette d'EAF, 17.05.01

  13. EAF : la deuxième mouture du projet de la DESCO (08.05.01) (PDF 10ko) (HTML). Nous avons eu, depuis, connaissance d'une 3ème mouture, sensiblement modifiée, mais encore confidentielle. Nous la publierons dès que possible (20.05.01)

  14. Nouvelle mouture du Programme de Première (18.04.01)

  15. Nouvelle mouture du programme de français pour la Seconde (20.04.01)

  16. maquette de l'EAF

  17. amendements au programme de Première

  18. Compte-rendu commenté de l'entrevue du Groupe Lettres Lycée (Michel Thomas, Philippe Le Quéré) avec Alain Viala, président du Groupe d'Experts (GE, ex GTD) Paris, rue de Courty, 28.02.01

  19. compte-rendu de l'audience à la DESCO, 20.03.01



INFORMEZ-VOUS, JUGEZ SUR PIÈCES

Oeuvres au programme pour 2000-2001

 

Techno

ES, S

L

Un roman naturaliste (Maupassant ou Zola)

X

X

X

Une comédie du XVIII° siècle français (rapports entre maîtres et valets)

 

X

X

Un recueil de poèmes de langue française (XIX° ou XX° siècle)

 

 

X

Les instructions relatives aux aménagements des programmes de français de première ( toutes séries ) et Terminale L et ES déjà publiées antérieurement sont reconduites pour l'année scolaire 2000-2001 pour ce qui concerne l'EAF et l'épreuve de Lettres de Terminale.

Programme ( B.O. 34 du 28 sept 2000)

1ère L : 3 oeuvres, 3 groupements
1ère S et ES :  2 oeuvres, 2 groupements
1ère technologique : 1 oeuvre, 2 groupements
Terminale : 3 oeuvres, et à l'examen 2 sujets ( au choix ) sur 2 oeuvres différentes

Programme de Seconde 

appliqué en 2000-2001 et soumis à concertation (des amendements demeurent possibles). Texte et documents d'accompagnement disponibles sur le site du CNDP

Mais voici une version intégrale mais réduite en volume de 72 à 39 pages du texte d'accompagnement. (attention, 250 ko !!!)

Projet de programme de Première 

testé dans quelques établissements en 2000-2001 et soumis à concertation pour amendements avant application en 2001-2002... Texte disponible sur site CNDP.

Programme des épreuves de littérature de la classe terminale de la série littéraire année 2002-2003

Pour l'année 2002-2003, le programme de littérature de la classe terminale de la série littéraire, arrêté le 20 juillet 2001, publié au BO hors-série n°3 du 30 août 2001, s'applique. La liste des objets d'étude et des œuvres obligatoires inscrits au programme pour l'année 2002-2003 est :


A. Domaine : Grands modèles littéraires.


Modèles antiques.


Oeuvre : une tragédie de Sophocle au choix de l'enseignant.


L'étude de cette œuvre sera accompagnée de lectures cursives d'œuvres ou de textes qui éclairent la notion de modèle, au choix du professeur,. Elles porteront sur des tragédies antiques, modernes ou contemporaines.



B. Domaine : Langage verbal et images.


Littérature et langage de l'image.


Oeuvre : Nadja d'André Breton.



C. Domaine : Littérature et débats d'idées.


L'homme : nature et société


Oeuvre : Supplément au voyage de Bougainville de Denis Diderot.


L'étude de cette œuvre sera accompagnée de lectures cursives complémentaires, par exemple L'ingénu de Voltaire.



D. Domaine : Littérature contemporaine.


Oeuvres étrangères (en traduction).


Oeuvre : Si c'est un homme de Primo Levi.


L'étude de cette œuvre sera accompagnée de lectures cursives d'œuvres ou de textes, au choix du professeur.



Programme de Terminale
Consulter le programme proposé par le ministère (PDF, 7 ko)
Lire la lettre envoyée par le SNES à la DESCO le 23 avril 2002 (PDF, 5 ko)

EAF

nous accueillons ici les propositions des collègues. Le groupe fera connaître les siennes, après discussion, au cours du trimestre.

l'EAF est inchangée pour la session 2001, sera légèrement aménagée (?) dans le même cadre en 2002, réformée en 2003. Sa rénovation est l'enjeu majeur de cette année : c'est par ce biais que l'on peut infléchir la réforme en cours. Prenez connaissance des propositions existantes, discutez-les, faites-nous part de vos critiques et suggestions. 

Propositions d'EAF à discuter, faites-nous connaître les vôtres,

TPE 

objet d'un vif débat au sein même du Snes ! Il faut être très vigilants sur les conditions de leur préparation au 1er trimestre et de leur application ensuite. Rappelons que, sans rejeter le principe même d'activités interdisciplinaires, nous sommes opposés à la généralisation des TPE en l'état, et que parallèlement nous déplorons la disparition des modules en Première. Participez au débat, lisez les textes écrits a priori l'an passétransmettez-nous vos contributions.

Observatoires académiques

comptes-rendus des stages 1999-2000

CSL du 14/06/2000

En cohérence avec ses propres analyses et pour tenir compte des fortes réticences de bon nombre de collègues consultés, le groupe Lettres avait préconisé et justifié un vote d'abstention critique au CSL. 

Au Conseil du 14.06.00, nos représentants ont finalement approuvé la dernière réécriture des nouveaux programmes de français au vu, en particulier, de l'assurance d'amendements possibles après consultation des enseignants. Dans l'article ci-dessous, paru dans l'US-Mag d'octobre, Marylène Cahouet, secrétaire nationale, explique en détail les raisons de ce vote. 

Le débat n'est pas clos pour autant ! A nous, à vous d'investir les espaces de discussion disponibles : la consultation nationale, les stages Lettres organisés par le Snes dans le cadre des Observatoires, et dans l'immédiat le forum des Observatoires. Autant d'occasions pour affiner nos critiques et nos analyses à l'épreuve de l'expérimentation en cours et élaborer des revendications à partir desquelles nous proposerons des amendements. 

Ceci suppose une lecture attentive des derniers textes officiels (cf en particulier les Documents d'accompagnement pour la classe de Seconde, disponibles ici en texte intégral dans un format plus maniable que l'original : 39 pages au lieu de 72 !).

Nos réactions sont indispensables si nous voulons, vraiment, "ne pas nous laisser déposséder de nos enseignements". 

Le groupe Lettres.

Cathy MERAND, Daniel FORGEOT, Philippe LE QUERE , Michel THOMAS 

P.S. Rappelons que la pétition lancée en juin 2000, toujours disponible à la signature, rassemble clairement des orientations et revendications qui n'ont rien perdu de leur actualité

Contributions du groupe Lettres

Lettre au ministère

Gisèle JEAN

co-Secrétaire Générale

Marylène CAHOUET

Responsable du groupe Lettres


à

Monsieur GAUDEMAR

Directeur de la DESCO

Ministère de l'Education Nationale

107 rue de Grenelle

75007 PARIS


DP/YC/ Paris, le 24 septembre 2001


Objet : EAF et réforme du français au lycée


Monsieur le Directeur,


Le SNES proteste contre la parution tardive des programmes (30 août 01) et des nouvelles épreuves de l'EAF (28 juin 01 au BO) : beaucoup de collègues n'ont découvert ces textes qu'à la rentrée. Les documents d'accompagnement ne sont consultables que depuis peu.


Nous demandons expressément que textes et documents soient remis à tous les collègues concernés et qu'une véritable formation continue soit mise en oeuvre, formation qui permette aux enseignants de s'approprier les programmes et épreuves. Les professeurs ne sont pas de simples exécutants : ils doivent pouvoir réfléchir collectivement à leur enseignement, échanger leurs pratiques et suggérer des ajustements.


C'est aussi pourquoi le SNES renouvelle sa demande de report d'un an de la nouvelle EAF. Ce délai est nécessaire pour roder les nouveaux sujets et éviter, grâce à une véritable concertation avec les praticiens, les principaux écueils.


Et ce serait justice pour les élèves de première qui, ayant travaillé en seconde dans l'ignorance des épreuves à venir, subiraient le préjudice d'une préparation sensiblement écourtée.


Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur, l'assurance de nos salutations respectueuses.


G. JEAN M. CAHOUET

SNES, 06.07.01, COMMUNIQUE DE PRESSE (extrait concernant les épreuves de français au Brevet et au Bac)

BREVET DES COLLEGES

L'étude des cinq sujets donnés à la dernière cession ne révèle pas de problèmes majeurs quant aux textes choisis.

Les questions posées semblent globalement pertinentes mais les demandes en grammaire traduisent une interprétation minimaliste des programmes.

Le libellé des sujets de rédaction stipule le plus souvent de diversifier les discours.

Mais l'écriture d'invention à partir de textes éloignés de l'expérience personnelle des élèves induit fatalement des anachronismes et des discours convenus.

Il est par ailleurs discutable de demander une suite de textes trop ambitieuse pour être menée en peu de lignes et de plus à partir d'indices insuffisants. A l'exception d'une dictée présentant trop peu de problème de conjugaison il semble que les demandes du SNES ont été entendues car les quatre autres permettent de mesurer l'acquis du collège. L'épreuve redevenue heureusement plus copieuse demanderait cependant au moins cinq minutes supplémentaires.


BAC - EPREUVES ANTICIPEES EAF

Les candidats du bac général, à l'EAF, se sont vus proposer comme premier sujet, un discours politique de Victor Hugo faisant l'éloge de la « République universelle » et comme travail d'écriture (noté sur 10) : « à l'occasion du premier de l'an 2001, un responsable de l'État expose les raisons que l'on peut avoir d'espérer en un monde meilleur. Rédigez son discours ».

Texte et épreuve provoquent indignation et colère à juste titre et pour plusieurs raisons :

Présenter le texte d'appui comme argumentatif relève d'une confusion inadmissible entre l'argumentatif et le déclamatoire : V. Hugo se trouvait dans une situation d'opposition risquée qui donnait tout son sens à son éloquence ; détourner cette situation dans un contexte de discours de voeux, fortement convenu, pose un problème déontologique : les adolescents de seize ans peuvent-ils, sans artifice reproduire le discours « d'un responsable de l'état actuel » sans se faire l'écho de la pensée commune ou de sa dérision médiatique ? du discours publicitaire en faveur de tout ce qui est « nouveau » ? Comment dès lors les évaluer ? Sans compter qu'il peut paraître en définitive anticiper de manière inquiétante les nouveaux travaux d'écriture.

Le SNES dénonce un tel choix non conforme aux textes réglementaires et demande qu'on détermine des sujets qui permettent aux candidats d'exercer leur sens critique et de l'argumenter.

Paris, le 6 juillet 2001.

BACCALAURÉAT BOEN n°26 du 28.06.01
Épreuves de français applicables à compter de la session 2002 des épreuves anticipées des baccalauréats général et technologique
NOR : MENE0101363N RLR : 544-0a ; 544-1a NOTE DE SERVICE N°2001-117 DU 20-6-2001 MEN DESCO A3

Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie ; au directeur du service interacadémique des examens et concours de l'Ile-de-France



o Les définitions des épreuves écrites et orales de français suivantes sont applicables à compter des épreuves anticipées de la session 2003 des examens des baccalauréats général et technologique, organisées en juin 2002.

Les épreuves anticipées de français vérifient les compétences acquises en français tout au long de la scolarité et portent sur les contenus du programme de la classe de première. Elles évaluent les compétences et connaissances suivantes :

- maîtrise de la langue et de l'expression orale et écrite ;

- aptitude à lire, à analyser et à interpréter des textes ;

- aptitude à tisser des liens entre différents textes pour dégager une problématique ;

- aptitude à mobiliser une culture littéraire fondée sur les travaux conduits en cours de français, sur des lectures et une expérience personnelles ;

- aptitude à construire un jugement argumenté et à prendre en compte d'autres points de vue que le sien ;

Épreuve écrite : durée 4 heures ; coefficients : 3 en série L, 2 en séries ES et S, 2 en séries STT, SMS, STL, STI, hôtellerie, techniques de la musique et de la danse.

Les sujets prennent appui sur un ensemble de textes (corpus) distribués au candidat, éventuellement accompagnés par un document iconographique si celui-ci contribue à la compréhension ou enrichit la signification de l'ensemble. Ce corpus pourra également consister en une œuvre intégrale brève ou un extrait long (n'excédant pas trois pages). Il doit être représentatif d'un ou de plusieurs objets d'étude du programme de première imposés dans la série du candidat, et ne doit pas réclamer, à celui-ci, un temps de lecture trop long.

Une ou deux questions portant sur le corpus et appelant des réponses rédigées peuvent être proposées aux candidats. Elles font appel à leurs compétences de lecture et les invitent à établir des relations entre les différents documents et à en proposer des interprétations. Ces questions peuvent être conçues de façon à aider les candidats à élaborer l'autre partie de l'épreuve écrite, la partie principale consacrée à un travail d'écriture.

Lorsque de telles questions sont proposées, le barème de notation est explicitement indiqué, le nombre de points attribué aux questions n'excède pas 4 points dans les sujets des séries générales et 6 points dans les sujets des séries technologiques.

Qu'il soit ou non accompagné de questions, le sujet offre aux candidats le choix entre trois types de travaux d'écriture, liés à la totalité ou à une partie des textes étudiés : un commentaire ou une dissertation ou une écriture d'invention. Cette production écrite est notée au minimum sur 16 points pour les sujets des séries générales et sur 14 points pour les sujets des séries technologiques quand elle est précédée de questions, sur vingt dans toutes les séries quand il n'y a pas de questions.

Le commentaire porte sur un texte littéraire. Il peut être également proposé au candidat de comparer deux textes. En séries générales, le candidat compose un devoir qui présente de manière organisée ce qu'il a retenu de sa lecture, et justifie son interprétation et ses jugements personnels. En séries technologiques, le sujet est formulé de manière à guider le candidat dans son travail.
La dissertation consiste à conduire une réflexion personnelle et argumentée à partir d'une problématique littéraire issue du programme de français. Pour développer son argumentation, le candidat s'appuie sur les textes dont il dispose, sur les "objets d'étude" de la classe de première, ainsi que sur ses lectures et sa culture personnelle.

L'écriture d'invention contribue, elle aussi, à tester l'aptitude du candidat à lire et comprendre un texte, à en saisir les enjeux, à percevoir les caractères singuliers de son écriture. Elle permet au candidat de mettre en œuvre d'autres formes d'écriture que celle de la dissertation ou du commentaire. Il doit écrire un texte, en liaison avec celui ou ceux du corpus, et en fonction d'un certain nombre de consignes rendues explicites par le libellé du sujet.

L'exercice se fonde, comme les deux autres, sur une lecture intelligente et sensible du corpus, et exige du candidat qu'il se soit approprié la spécificité des textes dont il dispose (langue, style, pensée), afin d'être capable de les reproduire, de les prolonger, de s'en démarquer ou de les critiquer.

En aucun cas on ne demande, le jour de l'examen, l'écriture de textes de pure imagination, libre et sans contrainte. Le document iconographique, s'il est joint au corpus, ne peut servir que de support. En aucun cas il ne sera demandé d'en faire une étude pour lui-même.
L'écriture d'invention peut prendre des formes variées. Toutefois, comme elle se fonde sur les contraintes littéraires des genres inscrits au programme de la classe de première, et qu'elle doit se prêter à une évaluation objective des correcteurs, elle s'inscrit dans les orientations suivantes :

- article (éditorial, article polémique, article critique - éloge ou blâme -, droit de réponse...) ;

- lettre (correspondance avec un destinataire défini dans le libellé du sujet, lettre destinée au courrier des lecteurs, lettre ouverte, lettre fictive d'un des personnages présents dans un des textes du corpus...) ;

- monologue délibératif, dialogue (y compris le dialogue théâtral) ;

- discours devant une assemblée ;

- essai ;

- récit à visée argumentative sous forme de fable, d'apologue...

Pour la série littéraire, on ajoutera :

- amplification (écriture dans les marges ou les ellipses du texte), parodie et pastiche.


Épreuve orale : durée 20 minutes ; préparation 40 minutes ; coefficient 2. Toutes séries.

L'examen oral a pour but d'évaluer la capacité du candidat à mobiliser ses connaissances. Il doit lui permettre de manifester ses compétences de lecture, d'exprimer une sensibilité et une culture personnelles, et de manifester sa maîtrise de l'expression orale ainsi que son aptitude à dialoguer avec l'examinateur.

En vue de l'examen oral, le professeur rédige pour l'ensemble des élèves de sa classe un "descriptif des lectures et activités" réalisées pendant l'année. Ce document rend compte de l'ensemble du travail mis en oeuvre dans la classe. Il mentionne explicitement les textes et les oeuvres intégrales analysées, les groupements de textes étudiés, les lectures cursives effectuées, ainsi que leurs relations avec les objets d'études. Il présente toutes les précisions nécessaires pour que l'examinateur soit informé pleinement et sans équivoque du travail du candidat. Il est signé par le professeur et visé par le chef d'établissement.

L'examen oral se déroule en deux parties qui s'enchaînent, précédées d'un temps de préparation unique de 40 minutes. Chacune des deux parties, d'une durée de 10 minutes, est évaluée sur 10 points.

La première partie de l'épreuve est laissée à l'initiative du candidat qui présente librement son exposé. L'examinateur peut cependant intervenir, en fin d'exposé, pour faire préciser tel ou tel point.

La seconde partie est un entretien entre le candidat et l'examinateur, conduit par ce dernier.

Préparation
Pour la première partie de l'épreuve, l'examinateur propose au candidat un extrait choisi parmi les lectures répertoriées dans le "descriptif des lectures et activités" ainsi qu'une question qui permette au candidat d'organiser et d'orienter son étude. Cette question porte sur l'ensemble du texte. Le texte est directement rattaché à un des objets d'étude du programme de la classe de première ; sa longueur, délimitée par l'examinateur, est déterminée en fonction de sa cohérence et de sa difficulté.

Pour la seconde partie de l'épreuve, l'examinateur propose au candidat une ou deux questions qui lui permettent d'élargir et d'approfondir sa réflexion par une mise en relation du texte étudié pour la première partie de l'épreuve avec l'un des trois éléments suivants :

- une des lectures cursives faites pendant l'année et relevant du même objet d'étude ;

- l'oeuvre intégrale ou le groupement de textes d'où le texte étudié pour la première partie de l'épreuve a été extrait ;

- l'objet d'étude auquel se rattache le texte étudié.

Dans ce dernier cas, pour éviter la récitation pure et simple d'une question de cours, et afin de donner un support concret à la réflexion du candidat, l'examinateur peut également accompagner les questions d'un texte très proche de ceux présentés dans le "descriptif des lectures et activités". Ce texte peut être choisi dans une anthologie littéraire ou dans un manuel de première.

Épreuve
Dans la première partie de l'épreuve, le candidat rend compte de sa lecture du texte choisi par l'examinateur et orientée par la question initiale. Il doit s'efforcer, non de faire une étude "complète" du passage proposé, mais de répondre à la question posée, à partir d'une observation précise du texte.

Dans la seconde partie de l'épreuve, l'entretien, guidé par l'examinateur, permet d'évaluer la capacité du candidat à dialoguer, expliciter les questions posées, réinvestir ses connaissances en établissant des rapports et des comparaisons entre le texte étudié et l'un des autres éléments proposés, sans qu'il lui soit pour autant demandé d'établir des analyses exhaustives.

Dans l'ensemble de l'épreuve, l'examinateur peut évaluer la capacité du candidat à trouver des éléments de réponse aux questions posées et à les présenter de manière claire et ordonnée. Le candidat doit analyser les questions qui lui ont été posées, comprendre le travail qui lui est demandé, chercher des éléments de réponse appropriés, faire des choix, opérer des mises en relation claires, pertinentes, argumentées. L'épreuve orale, si elle fait essentiellement appel au travail mené pendant l'année, ne se réduit pas à la simple récitation d'une analyse déjà faite en classe.

Tous les candidats scolaires doivent présenter un "descriptif des lectures et activités". Dans le cas contraire, l'examinateur le mentionne au procès-verbal et procède tout de même à l'interrogation à partir d'un texte de son choix et après discussion avec le candidat sur le travail accompli et les lectures faites dans l'année.

Les candidats individuels ou les candidats issus des établissements scolaires hors contrat d'association avec l'État présentent l'épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires. Le "descriptif des lectures et activités" est alors constitué par le candidat lui même.


Pour le ministre de l'éducation nationale

et par délégation,

Le directeur de l'enseignement scolaire

Jean-Paul de GAUDEMAR

Objet : Baccalauréats général et technologique.

Définitions des épreuves de français applicables à compter de la session 2002 des épreuves anticipées. 28.05.01


Les définitions des épreuves écrites et orales de français suivantes sont applicables à compter des épreuves anticipées de la session 2003 des examens des baccalauréats général et technologique, organisées en juin 2002.

Les épreuves anticipées de français vérifient les compétences acquises en français tout au long de la scolarité et portent sur les contenus du programme de la classe de première.

Elles évaluent les compétences et connaissances suivantes:


EPREUVE ECRITE (DUREE 4 HEURES). COEFFICIENTS: 3 EN SERIE L, 2 EN SERIE ES ET S, 2 EN SERIES STT, SMS, STL, STI, HÔTELLERIE, TECHNIQUES DE LA MUSIQUE ET DE LA DANSE.

Les sujets prennent appui sur un ensemble de textes (corpus) distribués au candidat, éventuellement accompagnés par un document iconographique si celui-ci contribue à la compréhension ou enrichit la signification de l'ensemble. Ce corpus pourra également consister en une œuvre intégrale brève ou un extrait long (n'excédant pas trois pages). Il doit être représentatif d'un ou de plusieurs objets d'étude du programme de première imposés dans la série du candidat. et ne doit pas réclamer, à celui-ci, un temps de lecture trop long.

Une ou deux questions portant sur le corpus et appelant des réponses rédigées peuvent être proposées aux candidats. Elles font appel à leurs compétences de lecture les invitent à établir des relations entre les différents documents et à en proposer des interprétations. Ces questions peuvent être conçues de façon à aider les candidats à élaborer l'autre partie de l'épreuve écrite, la partie principale consacrée à un travail d'écriture-

Lorsque de telles questions sont proposées, le barème de notation est explicitement indiqué, le nombre do points attribué aux questions n'excède pas 4 points dans les sujets des séries générales et 6 points dans les sujets des séries technologiques.

Qu'il soit ou non accompagné de questions, le sujet offre aux candidats le choix entre trois types de travaux d'écriture, liés à la totalité ou à une partie des textes étudiés : Un commentaire ou une dissertation ou une écriture d'invention. Cette production écrite est notée au minimum sur 16 points pour les sujets des séries générales et sur 14 points pour les sujets des séries technologiques quand elle est précédée de questions, sur vingt dans toutes les séries quand il n'y a pas de questions.

Le commentaire porte sur un texte littéraire. Il peut être également proposé au candidat de comparer deux textes. En séries générales, le candidat compose un devoir qui présente de manière organisée ce qu'il a retenu de sa lecture, et justifie son interprétation et ses jugements personnels. En séries technologiques le sujet est formulé de manière à guider le candidat dans son travail.

La dissertation consiste à conduire une réflexion personnelle et argumentée à partir d'une problématique littéraire issue du programme de français. Pour développer son argumentation, le candidat s'appuie sur les textes dont il dispose, sur les "objets d'étude" de la classe de première, ainsi que sur ses lectures et sa culture personnelle.

L'écriture d'invention contribue, elle aussi, à tester l'aptitude du candidat à lire et comprendre un texte, à en saisit les enjeux, à percevoir les caractères singuliers de son écriture. Elle permet au candidat de mettre en oeuvre d'autres formes d'écriture que celle de la dissertation ou du commentaire. Il doit écrire un texte, en liaison avec celui ou ceux du corpus, et en fonction d'un certain nombre de consignes rendues explicites par le libellé du sujet.

L'exercice se fonde, comme les deux autres sur une lecture intelligente et sensible du corpus, et exige du candidat qu'il il se soit approprié la spécificité des textes dont il dispose (langue. style, pensée). afin d'être capable de les reproduire, de les prolonger, de s'en démarquer ou de les critiquer.

En aucun cas on ne demande, le jour de l'examen, l'écriture de textes de pure imagination, libre et sans contrainte. Le document iconographique, s'il est joint au corpus, ne peut servir que de support. En aucun cas il ne sera demandé d'en faire une étude pour lui-même.

L'écriture d'invention peut prendre des formes variées. Toutefois, comme elle se fonde sur les contraintes littéraires des genres inscrits au programme de la classe de première, et qu'elle doit se prêter à une évaluation objective des correcteurs, elle s'inscrit dans les orientations suivantes .

- article (éditorial, article polémique, article critique -éloge ou blâme-, droit de réponse.

- lettre (correspondance avec un destinataire défini dans le libellé du sujet, lettre destinée au courrier des lecteurs, lettre ouverte, lettre fictive d'un des personnages présents dans l'un des textes du corpus ... ),

- monologue délibératif, dialogue (y compris le dialogue théâtral).

- discours devant une assemblée,

- essai,

- récit à visée argumentative sous forme de fable, d'apologue...

Pour la série littéraire, on ajoutera

- amplification (écriture dans les marges ou les ellipses du texte), parodie et pastiche.


EPREUVE ORALE : DUREE 20 MINUTES ; PREPARATION 40 MINUTES ; COEFFICIENT 2 TOUTES SERIES.

L'examen oral a pour but d'évaluer la capacité du candidat à mobiliser ses connaissances- Il doit lui permettre de manifester ses compétences de lecture, d'exprimer une sensibilité et une culture personnelles, et de manifester sa maîtrise de l'expression orale ainsi que son aptitude à dialoguer avec l'examinateur.

En vue de l'examen oral, le professeur rédige pour l'ensemble des élèves. de sa classe un "descriptif des lectures et activités" réalisées pendant l'année. Ce document rend compte de l'ensemble du travail mis en oeuvre dans la classe. Il mentionne explicitement les textes et les oeuvres intégrales analysées, les groupements de textes étudiés, les lectures cursives effectuées. ainsi que leurs relations avec tes objets d'études. Il présente toutes les précisions nécessaires pour que l'examinateur soit informé pleinement et sans équivoque du travail du candidat- Il est signé par le professeur et visé par le chef d'établissement.

L'examen oral se déroule en deux parties qui s'enchaînent, précédées d'un temps de préparation unique de 40 minutes. Chacune des deux parties, d'une durée de 10 minutes, est évaluée sur 10 points.

La première partie de l'épreuve est laissée à l'initiative du candidat qui présente librement son exposé. L'examinateur peut cependant intervenir. en fin exposé, pour faire préciser tel ou tel point.

La seconde partie est un entretien entre le candidat et l'examinateur, conduit par ce dernier.


Préparation :

Pour la première partie de l'épreuve l'examinateur propose au candidat un extrait choisi parmi les lectures répertoriées dans le "descriptif des lectures et activités" ainsi qu'une question qui permette au candidat d'organiser et d'orienter son étude. Cette question porte sur l'ensemble du texte. Le texte est directement rattaché à un des objets d'étude du programme de la classe de première ; sa longueur, délimitée par l'examinateur, est déterminée en fonction de sa cohérence et de sa difficulté.

Pour la seconde partie de l'épreuve, l'examinateur propose au candidat une ou deux questions qui lui permettent d'élargir et d'approfondir sa réflexion par une mise en relation du texte étudié pour la première partie de l'épreuve avec l'un des trois éléments suivants:

- une des lectures cursives faites pendant l'année et relevant du même objet d'étude,

- l'oeuvre intégrale ou le groupement de textes d'où le texte étudié pour la première partie de l'épreuve a été extrait,

- l'objet d'étude auquel se rattache le texte étudié.

Dans ce dernier cas, pour éviter la récitation pure et simple d'une question de cours, et afin de donner un support concret à la réflexion du candidat, l'examinateur peut également accompagner les questions d'un texte très proche de ceux présentés dans le "descriptif des lectures et activités". Ce texte peut être choisi dans une anthologie littéraire ou dans un manuel de première.


Épreuve :

Dans la première partie de l'épreuve le candidat rend compte de sa lecture du texte choisi par l'examinateur et orientée par la question initiale. Il doit s'efforcer, non de faire une étude "complète" du passage proposé, mais de répondre à la question posée, à partir d'une observation précise du texte.

Dans la seconde partie de l'épreuve, l'entretien, guidé par l'examinateur, permet d'évaluer la capacité du candidat à dialoguer, expliciter les questions posées, réinvestir ses connaissances en établissant des rapports et des comparaisons entre le texte étudié et l'un des autres éléments proposés, sans qu'il lui soit pour autant demandé d'établir des analyses exhaustives.

Dans l'ensemble de l'épreuve, l'examinateur peut évaluer la capacité du candidat à trouver des éléments de réponse aux questions posées et à les présenter de manière claire et ordonnée. Le candidat doit analyser les questions qui lui ont été posées, comprendre le travail qui lui est demandé, chercher des éléments de réponse appropriés, faire des choix, opérer des mises en relation claires, pertinentes, argumentées. L'épreuve orale, si elle fait essentiellement appel au travail mené pendant l'année, ne se réduit pas à la simple récitation d'une analyse déjà faite en classe.

Tous les candidats scolaires doivent présenter un "descriptif des lectures et activités". Dans le cas contraire, l'examinateur la mentionne au procès verbal et procède tout de même à l'interrogation à partir d'un texte de son choix et après discussion avec le candidat sur le travail accompli et les lectures faites dans l'année.

Les candidats individuels ou les candidats issus des établissements scolaires hors contrat d'association avec l'État présentent l'épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires. Le "descriptif des lectures et activités" est alors constitué par le candidat lui-même.

Groupe Lettres SNES 05.06.01

Analyse critique de la 4ème mouture de l'EAF (projet DESCO du 28.05.01)


  1. Des remarques du SNES (note DP) effectivement prises en compte :


  1. Des nouveautés à évaluer :

  1. disparition de la référence à "l'argumentation" ("elle permet au candidat de etc&) ainsi que du précédent distinguo (assez vaseux) entre "argumn directe et indirecte". Elle ne réapparaît que dans le "récit à visée argve", type fable. Pquoi pas ?

  2. elle ne se fonde plus sur les "objets d'étude", mais sur les "contraintes littres des genres".

Difficile d'évaluer l'impact de ces modifs.


  1. Des divergences et des lacunes persistantes :

  1. rappel : cet ex. est rejeté comme épreuve d'EAF par 2/3 des collègues consultés&Son cadrage, effectivement + précis, ne le dédouane pas de dérives à nos yeux rédhibitoires :

  2. comment un "article de journal" ou une "lettre ouverte", un "courrier de lecteur", un "droit de réponse" peuvent-ils rester dans le cadre des objets d'étude (littéraires) du programme? Songe-t-on au Magazine Littéraire ou aux rubriques spécialisées des journaux nationaux, qui sont rarement des références pour les élèves ? Et que dire d'un "Discours devant une Assemblée" ?! Ou veut-on inciter les candidats (et les concepteurs de sujet) à instrumentaliser les tx littéraires en prétexte à rejoindre les modes idéologiques dominantes ?

  3. les argumentations fictives ressortissent aux "jeux de rôle" qui, dans un cadre non ludique (le Bac !) et non familier, peuvent facilement conduire un candidat à l'anachronisme, au malaise ou au conformisme idéologique, avec les pbs de notation que ce décalage induit par le sujet peut poser au correcteur. Nous préférons pour l'EAF des ex de comre et de dissertation qui invitent l'élève à construire un jugement et à assumer ses dires.

Ph. Le Quéré et Michel Thomas.



M.E.N. (DESCO) avril 2001

Le ministre de l'E.N. aux recteurs

Objet : Baccalauréats général et technologique. Définitions des épreuves de français-littérature applicables à compter de la session 2002 des épreuves anticipées.

Les définitions des épreuves écrites et orales de français - littérature suivantes sont applicables à compter des épreuves anticipées de la session 2003 des examens des baccalauréats général et technologique, organisées en juin 2002.
Les épreuves anticipées de français évaluent les compétences acquises en français tout au long de la scolarité et portent sur les contenus du programme de la classe de première.
Elles évaluent les compétences et connaissances suivantes:
- maîtrise de la langue et de l'expression orale et écrite;
- aptitude à lire, à analyser et à interpréter des textes;
- aptitude à tisser des liens entre différents textes pour dégager une problématique;
- aptitude à mobiliser une culture littéraire fondée sur les travaux conduits en cours de français, sur des lectures et une expérience personnelles;
- aptitude à construire un jugement argumenté et à prendre en compte d'autres points de vue que le sien;
- exercice raisonné de la faculté d'invention.

EPREUVE ECRITE (DUREE 4 HEURES).
COEFFICIENTS: 3 EN SERIE L, 2 EN SERIES ES ET S, 2 EN SERIES STT, SMS, STL, STI, HOTELLERIE, TECHNIQUES DE LA MUSIQUE ET DE LA DANSE.
Les sujets prennent appui sur un corpus de textes (éventuellement accompagné par un document iconographique) représentatif d'un ou de plusieurs objets d'études du programme de première imposés dans la série du candidat.
Ce corpus ne devra pas imposer au candidat un temps trop long de lecture. Il pourra comprendre une oeuvre intégrale brève ou un extrait long (n'excédant pas trois pages). La problématique du corpus se situe dans le cadre des objets d'étude du programme de première imposés dans la série du candidat.

Une ou deux questions portant sur l'ensemble du corpus et appelant des réponses entièrement rédigées peuvent être proposées aux candidats. Elles mettent en jeu leurs compétences de lecture, les invitent à mettre en relation les éléments du corpus et à engager un travail d'interprétation. Elles les préparent ainsi à élaborer leur production écrite. Le barème de notation est explicitement indiqué, le nombre de points attribué aux questions n'excédant pas six points dans les sujets des séries générales et huit points dans les sujets des séries technologiques.

Le candidat a ensuite le choix entre trois types de travaux d'écriture, liés à la totalité ou à une partie du corpus: un commentaire ou une dissertation ou une écriture d'invention. Cette production écrite est notée au minimum sur quatorze points pour les sujets des séries générales et sur douze points pour les sujets des séries technologiques.
Le commentaire porte sur un texte ou un passage d'un texte du corpus, dont la qualité justifie cet exercice. Il peut être proposé au candidat un commentaire comparé de deux textes du corpus. En séries générales, le candidat compose un commentaire qui présente avec ordre un bilan de lecture organisé de façon à donner force au jugement personnel qu'il prépare et qu'il justifie. En séries technologiques un parcours d'étude est proposé pour guider le candidat.
La dissertation consiste à composer une réflexion argumentée à partir d'une problématique littéraire fondée sur le programme et dont les textes du corpus sont représentatifs. Le candidat appuie son développement sur le corpus, sur les éléments du programme de première , sur ses lectures et sa culture personnelles.
L'écriture d'invention permet aussi d'évaluer la compétence littéraire des candidats. Elle consiste à élaborer une production écrite selon une consigne explicite et à partir d'un ou plusieurs éléments du corpus. Ce travail d'écriture peut prendre des formes variées; il s'appuie sur les objets d'étude du programme de première.

EPREUVE ORALE : DUREE 20 MINUTES; PREPARATION 40 MINUTES
COEFFICIENT 2 TOUTES SERIES.

L'épreuve orale s'organise en deux temps: l'étude d'un texte littéraire et un entretien. Chacune des parties de l'épreuve est évaluée sur dix points.
Elle s'appuie sur une fiche pédagogique, renseignée par le professeur, rendant compte de l'ensemble du travail réalisé pendant l'année dans le cadre du projet pédagogique mis en oeuvre dans la classe. Cette fiche est la même pour tous les élèves d'une même classe. Elle est signée par le professeur et visée par le chef d'établissement. Elle présente toutes les précisions nécessaires pour que l'examinateur soit informé pleinement et sans équivoque du travail préparatoire du candidat.

En référence aux travaux effectués pendant l'année, l'examinateur propose au candidat de découvrir et d'analyser un texte qui lui permette de mettre en oeuvre les connaissances et compétences acquises. La longueur du texte proposé est déterminée en fonction de sa cohérence et de sa difficulté. L'examinateur indique explicitement au candidat l'objet d'étude auquel se rattache le texte proposé. Le candidat rend compte de sa lecture et la justifie par des analyses précises. Dans les séries technologiques le candidat est guidé pour sa préparation par une ou plusieurs questions posées préalablement par l'examinateur.

L'entretien donne la possibilité au candidat, guidé par les questions de l'examinateur, qui s'appuie sur la fiche pédagogique, de mettre le texte en perspective par rapport aux objets d'études du programme, de faire valoir ses connaissances, d'exprimer une sensibilité et une culture personnelles.

Les candidats individuels ou les candidats issus des établissements scolaires hors contrat d'association avec l'État présentent l'épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires. La fiche pédagogique est remplie par le candidat et ne comporte aucun visa.
Les candidats scolaires qui ne présenteraient aucune fiche pédagogique sont en situation irrégulière. L'examinateur le mentionne au procès verbal et procède tout de même à l'interrogation à partir d'un texte de son choix et après discussion avec le candidat sur le travail accompli et les lectures faites dans l'année.


Quelques remarques autour du texte de Jack Lang :

"Pour un collège républicain." (Supplément à l'US 543).

Les intentions affichées, les orientations et les mesures préconisées par le ministre, si elles sont mises en oeuvre, seront-elles de nature à "redonner l'espoir dans les collèges", pour reprendre le titre de l'article de D. Paget et M. Vuaillat ?

Le texte de J. Lang se caractérise par une série d'éléments qui peuvent rassurer : volonté de (re)définir et de (re)cadrer les enjeux scolaires du collège, dont certains responsables semblaient avoir oublié qu'il était avant tout un lieu d'enseignement ; réapparition de quelques "rites de passage" dans une forme réactualisée (augmentation des évaluations nationales ou locales par niveau, renforcement du Brevet qui change de nom et surtout de contenu et d'importance pour redevenir un véritable examen, création d'un "cahier d'exigences"), enfin volonté de transmettre une culture "partagée" en généralisant dès la 5ème des itinéraires optionnels dont le contenu et l'organisation devraient éviter une filiarisation prématurée.

Toutefois le texte suscite de nombreuses interrogations, dont la presse s'est déjà fait l'écho (par exemple l'article de S. Le Bars dans "Le Monde" du jeudi 26 avril).

Quelles compétences ?

Aux compétences scolaires que l'on peut normalement attendre de l'élève collégien viennent s'ajouter des "compétences sociales et civiques", cadrées par un "cahier d'exigences qui fixera l'idéal éducatif du collégien". "Respect d'autrui et sens des responsabilités" deviennent des compétences que l'enfant acquiert dans le cadre de l'établissement scolaire, au même titre que les savoirs disciplinaires. Restent-elles des valeurs essentielles à notre vie sociale, et supposées être inculquées et pratiquées dans le cadre familial et social, bref, une fois refermée la porte du collège ?

Outre l'ambiguïté maintenant traditionnelle sur le terme même de "compétences", le texte trahit une fois encore la difficulté à relier, dans le cadre de mesures politiques d'orientation scolaire, le contenu cognitif des savoirs à leur dimension éducative. On peut craindre que les exigences attendues touchent uniquement au comportemental, avec l'objectif d'une relative "paix scolaire" à court terme, qu'on n'est même pas certain d'obtenir dans les établissements difficiles.

Et les programmes ?

Leur "redéfinition" semble être envisagée. Est-elle indispensable dans toutes les disciplines ? Rappelons que notre groupe Lettres du SNES avait dans l'ensemble favorablement accueilli les "programmes Bayrou".

Le "cahier d'exigences" doit servir de base à cette redéfinition. N'est-ce pas envisager la démarche à l'envers ? Les exigences de connaissances attendues du collégien ne devraient-elles pas être l'émanation de programmes définis nationalement, et non l'inverse ?

Quelle(s) maîtrise(s) de la langue ?

"Chaque programme disciplinaire doit comporter une rubrique : maîtrise du langage." Louable intention, que saluent les professeurs de Lettres que nous sommes. Toutefois, et de nombreux travaux de chercheurs l'ont montré, la problématique de la maîtrise de la langue dans les apprentissages scolaires est complexe et ne saurait être réglée par une affirmation de principe. Rappelons au ministre qu'il n'y a pas une langue constituée, sorte d'outil universel qu'il faudrait mettre en place avant d'aborder les apprentissages. S'il est vrai que chaque discipline sécrète un lexique qui lui est propre, il a été démontré que les difficultés des collégiens viennent non seulement de l'acquisition de ces termes spécifiques, mais aussi et surtout de l'extrême polysémie des termes-clés que presque toutes les disciplines utilisent. Ce n'est pas par sympathie, par solidarité, pour soulager leurs collègues de Français (ce que nous apprécierions par ailleurs !) que les enseignants des autres disciplines doivent s'intéresser à la maîtrise de la langue ; c'est par absolue nécessité didactique !

Il ne s'agit donc pas tant "d'harmoniser le vocabulaire" (1-2, colonne de droite) que de préciser le sens de ces termes usuels au sein de chaque discipline.

Ce travail de différenciation pourrait, aussi paradoxale que cette proposition puisse paraître, se faire en complémentarité avec la recherche de "convergences entre disciplines voisines", liée à "une approche croisée". On aurait là deux axes importants d'un vrai travail inter-disciplinaire, qui permettrait enfin de mettre en oeuvre certains savoirs opératoires simultanément aux compétences langagières qui les sous-tendent. Cette démarche clarifierait la fonction du professeur de Français, pour qui la langue est instrument et objet de savoir. Sans doute aiderait-elle aussi à faire avancer le débat sur l'étude des textes littéraires qui secoue actuellement les collègues de lycée et notre syndicat.

Les parcours optionnels . Où donc se cachent les langues anciennes ?

Des ambiguïtés importantes subsistent sur les itinéraires de découverte. Les professeurs de Lettres que nous sommes ne peuvent d'abord que s'alarmer de l'absence de référence explicite aux langues anciennes. Sont-elles maintenues comme précédemment sous formes d'options de la 5ème à la 3ème ? Dans ce cas, quel statut auront-elles par rapport aux itinéraires du cycle central et aux enseignements choisis en 3ème ? Le grec ancien et le latin devront-ils se contenter d'une place (et laquelle ?) dans les nouvelles modalités inter-disciplinaires mises en place ? Avec quel contenu ? Quels enseignants ?

Cette question de contenu se pose d'ailleurs pour l'ensemble des itinéraires proposés au cycle central. Ne peut-on craindre que, sous prétexte de décentralisation et d'autonomie des établissements, des interprétations très diverses de ces quatre pôles n'apparaissent ? Leurs titres, certes très alléchants, mais bien généraux permettent déjà de nombreuses exégèses !

Quelles cohérences entre les itinéraires de découverte et les enseignements optionnels en 3ème ? N'y a-t-il pas un risque de voir, au cycle d'orientation, certaines options "désertées", et d'autres "surpeuplées" ? Ainsi par exemple, comme le soulignait une camarade du secteur collège du SNES, si l'horaire de Sciences Expérimentales diminue dans le tronc commun, beaucoup d'élèves la demanderont alors en enseignement "choisi". Comment gérer ces enseignements que les élèves de 3ème auront choisis par "goût", comment anticiper, même à court terme, des flux et des motivations immanquablement imprévisibles ?

En conclusion de cette première approche qui n'engage que son auteure

Si Jack Lang est bien le ministre de l'Education Nationale, il n'est pas le Ministère. Il y a dans ces orientations les effets d'annonce d'un politique soucieux de conserver auprès de l'opinion publique et des media une image plutôt positive, et désireux de réaffirmer aux fonctionnaires dont il a la charge sa volonté de se démarquer de son épouvantable prédécesseur.
Mais que va devenir ce séduisant "collège républicain" lorsqu'il aura été passé à la moulinette des décrets d'application, à celle de l'autoritarisme et de la rigueur financière des Recteurs et des Inspecteurs d'Académie, relayées par le caporalisme de certains chefs d'établissement ?
Plus que jamais, la situation impose la plus grande vigilance aux militants que nous sommes, à tous les niveaux de l'action syndicale.

Pour le groupe Lettres : Cathy Mérand.

Lycée La Martinière Duchère juin 2001

69 LYON


Sur l'EAF 2001 (séries générales, sujet 1)


"A l'occasion du premier de l'An 2001, un responsable de l'État expose les raisons que l'on peut avoir

d'espérer en un monde meilleur. Rédigez son discours. "


Nous nous indignons de la nature insidieuse du premier sujet proposé aux épreuves anticipées de français de la session 2001, dont nous jugeons l'évaluation impossible pour plusieurs raisons :






COMMENT PEUT-ON CORRIGER AVEC SERIEUX ET EQUITE UN TEL SUJET ?

Contribution d'Anne-Marie GAYDIER (mars 2001)
Projet d'EAF :
écrit :
- l'idée d'un corpus de documents peut être intéressante (la comparaison permet de débloquer et d'orienter la réflexion) ; je ne suis pas capable de dire s'il y a réellement problème à avoir un seul et même corpus pour plusieurs sujets : s'il doit y avoir plusieurs corpus, le temps nécessaire à la lecture risque d'allonger sérieusement la durée de l'épreuve.
- non au sujet d'invention pour les différentes raisons déjà évoquées ; j'ajouterai que si les contraintes sont faibles non seulement la part de la subjectivité est grande dans l'évaluation, mais on est facilement amené à valoriser certaines "qualités" (aisance verbale, vernis culturel) qui ne sont pas toujours indépendantes de l'origine sociale des élèves ; lorsque les contraintes sont fortes (toutes les formes de réécriture, pastiches, transpositions, adaptations que l'on nous propose) l'exercice vaut surtout par les difficultés voire les impossibilités rencontrées qui permettent de mettre en évidence la spécificité d'une forme d'expression ou l'adéquation du fond et de la forme (par ex), la production finale étant rarement en elle-même très intéressante, en faire le centre d'une épreuve d'examen ne peut que renforcer la conviction de élèves que les exercices scolaires sont artificiels et formels ; par ailleurs, s'il y a, me semble-t-il, beaucoup de démagogie derrière une telle proposition, il n'est pas sûr qu'elle soulève l'enthousiasme des élèves : je n'ai pas l'impression qu'ils se précipitent massivement sur ce genre de sujet lorsqu'on leur laisse le choix (c'est sans doute une question d'âge).
- il ne faudrait pas que la dissertation puisse dériver vers tout et n'importe quel vague problème de société; en principe si l'épreuve est rattachée aux "objets d'étude", cela devrait limiter les risques.

oral :
- comme il a déjà été dit, l'épreuve telle qu'elle est proposée (interrogation sur un texte non étudié) d'une part, semble très difficile pour l'élève (même accompagnée de questions), d'autre part demande un travail de préparation assez gigantesque à l'examinateur (trouver un nombre important de textes et les reproduire).
- d'autre part une telle épreuve me semble privilégier une approche très formelle des textes : hors contexte, on ne peut guère exiger d'un élève que la reconnaissance de ce qui rattache le texte à "l'objet d'étude" (appartenance à un courant littéraire, genre, registre(?!), etc.) ; ce n'est pas dépourvu d'intérêt, mais laisse quand même de côté l'essentiel : ce que dit le texte, et on peut craindre que cette approche se généralise dans le travail de l'année (alors qu'on nous répète que le sens doit être au centre de nos préoccupations).
- par ailleurs je ne crois pas qu'une telle épreuve permette d'éviter le bachotage : voir remarque précédente, mais aussi parce que, très rapidement (sans doute dès la deuxième année) se sera constitué un corpus de textes d'interrogation (ils ne sont pas indéfiniment renouvelables à partir d'un même programme) qui de façon plus ou moins souterraine orientera le travail.
- je ne trouve pas satisfaisante pour autant la situation actuelle ; alors que proposer ? peut-être chercher du côté explication d'un passage non étudié d'une œuvre étudiée ? (à ce propos je trouve assez savoureux que les IPR nous aient dissuadés ces dernières années d'avoir recours à cette possibilité, pourtant prévue par les textes officiels, parce que considérée comme trop difficile, et que l'on propose maintenant un travail sur un texte inconnu !)

Amendements proposés par le SNES
amendements 1,2,4,5,9 : d'accord.
amendements 6 et 7 : d'accord ; il faudrait peut-être dénoncer le carcan formel que risquent de (sont en train de) devenir les séquences : "les 15 heures prescrites" (entrevue avec Viala), autour d'un seul centre. Les séquences ne sont jamais qu'une façon de travailler et non une fin en soi ; de plus ainsi conçues elles ne tiennent pas compte de certaines contraintes d'emploi du temps (modules en quinzaine, par exemple) et d'organisation du travail : le compte-rendu d'un devoir de contrôle en fin de séquence ne peut guère être fait qu'en dehors de cette séquence (et de la suivante).
amendement 3 : d'accord pour ne pas s'engager de façon pointue dans la génétique textuelle dont je ne vois pas bien l'intérêt qu'elle peut présenter pour des élèves de lycée (ce qui n'exclut pas d'y faire allusion à l'occasion, étude d'une variante, par ex.) ; par contre je trouve assez intéressant, en début de 2nde par ex., de comparer plusieurs textes sur un même thème (du même auteur ou d'auteurs différents) ou plusieurs états d'un texte: cela permet de mettre certaines notions en évidence : intertextualité, prise en compte du destinataire, situation historique, genre, etc. etc.
amendement 8 : il me semble qu'il faudrait être prudent et approfondir la réflexion.
La proposition est très séduisante mais
- n'y a-t-il pas des risques de dérive : selon la nature de la classe et / ou la personnalité de l'enseignant risque de privilégier certains aspects (pour faire simple : soutien ou approfondissement, cf ce qui se produit déjà avec les heures d'AI) ce qui risque d'aller dans le sens de classes de niveau ou d'accroître les distorsions à l'intérieur d'une classe ?
- plus terre à terre : quelles conséquences sur les emplois du temps des élèves (et des profs) ? dans la mesure où pour jouer pleinement leur rôle, ces heures ne devraient pas être en "doublette" avec un autre enseignement et que d'autres disciplines pourraient tout aussi légitimement formuler la même demande, la journée de cours risque de s'allonger et les "trous" dans l'emploi du temps se multiplier (puisque tous les élèves ne seraient pas concernés par une même séance), ce qui me paraît préjudiciable aux élèves, qu'ils soient "bons" ou "en difficulté"

remarques d'humeur :
- je remarque le mépris des propos de K. Weinland à l'égard des enseignants ; l'esprit Allègre n'est pas mort ! on s'en doutait !
- la proposition de sujet d'écriture d'invention citée par M. Buttet confirme ce que nous disons : ce type de sujet ne présente aucun intérêt (il n'en aurait qu'à l'issue d'un travail documentaire précis, mais pas un jour d'examen) ; par ailleurs on ne peut pas s'élever contre le bachotage et permettre aux éditeurs de l'instituer à travers des manuels qui prodiguerons suggestions, conseils et recettes. Sans parler du fait qu'il est scandaleux que les éditeurs soient informés avant nous.
- Il ne semble pas que soit prévu un véritable bilan après une année de nouveau programme de 2nde (?). Dans mon établissement, nous avons eu une rencontre avec un IPR en décembre (ce qui était beaucoup trop tôt pour établir un bilan) ; la discussion sur les points qui nous posaient problème a été très vite verrouillée ; je ne pense pas que de telles rencontres aient eu lieu dans tous les établissements. Et on parle de transparence et de consultation ?