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L'actualités des LETTRES se trouve maintenant ici ==>
A noter la publication aux Presses Universitaires de Grenoble la publication du « Cours de didactique du FLES » .
EAF :
IL FAUT REVOIR L'EAF
Il y a beau temps que nous l'avons dit et écrit : cette réforme de l'EAF, née au forceps, n'est pas viable en l'état. Modalités et contenu des épreuves de l'écrit et de l'oral pour la session de juin 2002 n'ont fait l'objet d'aucune vraie concertation. Les changements imposés sont importants : il a fallu maintes réunions - souvent bien tardives - pour expliquer tant bien que mal les nouvelles façons de procéder. Objectif essentiel : expliquer, rassurer et tout faire pour que la session 2002 puisse se tenir vaille que vaille.
L'actuel gouvernement, qui a publiquement convenu de la "lourdeur" du nouvel oral de l'EAF et de la difficulté à le noter (conférence de presse de X. Darcos du 06.06.02, relayée le lendemain par Le Monde qui fait également état de problèmes à l'écrit) sera-t-il prêt à nous écouter ?
Que les élèves passent cet examen dans des conditions acceptables, c'est aussi notre préoccupation.
Mais en même temps, nous exigeons d'ores et déjà un bilan et une concertation dans les meilleurs délais, pour que les évolutions de l'examen se fassent en tenant compte des remarques et des analyses de la profession, avec le double souci de garantir aux candidats une évaluation équitable et d'éviter aux examinateurs un alourdissement de leur charge de travail.
Afin d'appuyer cette exigence, le SNES demande à tous les examinateurs de l'EAF de répondre à ce questionnaire (même partiellement) : il est clair que les informations recueillies joueront un rôle essentiel dans les négociations à venir.
Télécharger le questionnaire au format RTF (vous pouvez y répondre directement à l'aide de votre traitement de texte, puis le renvoyer en fichier joint à pedago@snes.edu ou bien l'imprimer et le renvoyer par la poste au SNES)
Demande d'audience auprès de l'IG de lettres ; intervention auprès de de Gaudemar (DESCO) lors de l'audience SNES du 16 avril.
Le ministère retire son projet d'épreuve d'écriture d'invention pour l'épreuve de terminale
Lire le 8 pages qui vient de sortir
Les annales (lien direct) de l'EAF sont sur le site du Ministère EDUSCOL
Enfin, voilà les PROJETS MINISTERIELS ! Donnez vite votre avis...
EAF : Où en est-on ? Rappel : le BO n°1 du 3 janvier fixe les modalités de l'épreuve orale de l'EAF. Rappelons qu'aucune forme particulière n'est imposée : la maquette proposée au BO n'ayant aucun caractère obligatoire. Il n'impose nullement non plus la rédaction collective des questions qui seraient imposées aux examinateurs. Certains rectorats, certains IPR ont interprété le texte officiel à leur façon, mettant en cause entre autre la liberté pédagogique des enseignants, le respect de l'anonymat, de la confidentialité des sujets. Après les interventions du SNES certaines de nos demandes ont reçu une réponse positive :
A Marseille :
Le descriptif : aucune forme particulière n'est imposée, la maquette proposée au BO n'ayant aucun caractère obligatoire. La réunion du 10 et la rédaction des bulletins de passage : le directeur de Cabinet a reconnu que les propositions du rectorat ne remplissaient pas les conditions de confidentialité et d'anonymat. D'autre part, la rédaction collective des questions paraissait problématique. L'administration a accepté de changer en partie le dispositif. Le 10 juin au matin les descriptifs seront donnés aux examinateurs avec le nombre de candidats pour chaque descriptif mais sans leurs noms. Il n'emporteront ni liste de candidats, ni bordereaux qui leur seront donnés normalement au début des interrogations. Les bulletins de passage rédigés à l'avance le seront donc sans le nom des candidats et l'anonymat sera ainsi respecté. Les examinateurs prendront connaissance des descriptifs et pourront avoir un échange avec leurs collègues sur l'épreuve et sur le type de questions. Libre à eux ensuite de rédiger leurs questions sur place collectivement ou chez eux seuls. Il est recommandé à tous les examinateurs de poser aux candidats les questions les plus larges et les plus simples possible. Par ailleurs, quelques collègues de collège sont convoqués ; ils seront totalement déchargés de cours dès le 10 juin.
A Toulouse :
modification du calendrier : remise du descriptif le 30 mai (au lieu du 23)
descriptif : chaque enseignant peut moduler son organisation et/ou sa présentation
la réunion préparatoire du 19 juin (réception des copies, remise des descriptifs aux examinateurs et élaboration du principe des questions) se fera sous la responsabilité d'un professeur référent. Cette journée sera rémunérée
le nombre de descriptifs sera diminué
il y aura un bilan académique organisé avec les syndicats.
Ces exemples prouvent qu'on peut faire bouger les choses. Là où l'organisation de l'oral ne pose pas trop de problème il convient d'être vigilant et d'inciter les collègues à faire remonter un bilan de leur expérience. Le SNES, au niveau national, poursuit ses interventions. Faites-nous part des dysfonctionnements. Il demande un bilan de ces épreuves sur la base d'une consultation des collègues, une remise à plat des épreuves avec concertation. M.Cahouet.
PS : certains S3 signalent que les enseignants sont convoqués à la fois pour l'écrit et pour l'oral. C'est le cas depuis bien longtemps dans beaucoup d'académies. Ce qui pose problème c'est partout l'aggravation de la charge de travail des profs de français (augmentation du nombre de candidats, des jours d'interrogation) : c'est ce que nous devons dénoncer.
EAF : intolérable ! Les professeurs de lettres chargés de préparer leurs élèves à l'EAF continuent à faire part de l'inquiétude suscitée par une réforme imposée à marche forcée, sans véritable concertation. L'année scolaire a été rude. A de nombreuses reprises nous avons dénoncé ici cacophonie et dysfonctionnement : diffusion tardive des documents d'accompagnement, des annales zéro, annales zéro controversées par les IPR eux-mêmes. Il est vrai que les enseignants n'ont pas été rassurés par l'extrême diversité des exemples proposés. Le calendrier de juin prévu pour l'EAF s'avère redoutable, notamment pour l'oral. Le dispositif prévu est inévitablement source de dysfonctionnements. Les descriptifs, très complexes (prétextes à un contrôle tatillon ?), devront être envoyés début juin (le 3/6 à Nantes et Strasbourg). Cela suppose que les programmes soient bouclés, programmes dont nous avons dénoncé la lourdeur, la difficulté à les mettre en oeuvre dans l'horaire imparti. Ce qui remonte des académies est très inquiétant : parfois on impose un formulaire unique de descriptif des activités, partout on prévoit en juin des réunions supplémentaires. A l'enseignant de se débrouiller pour corriger l'écrit tout en préparant les questions d'oral pour les différents descriptifs qui lui seront parvenus (combien ?), avant de faire passer l'oral. Travail tellement lourd qu'il est même prévu de faire appel aux enseignants de collège, qui à coup sûr apprécieront cet honneur ! Enfin, à Strasbourg les professeurs qui assureront des permanences téléphoniques devront "donner des éléments de réponse au chef de centre appelé à se prononcer sur la validité éventuelle d'un descriptif incomplet, illisible". Consignes isolées ? C'est en tout cas un appel au contrôle, voire à la délation. Le ministère est jusqu'à présent resté sourd à nos demandes d'aménagement des épreuves pour la session 2002 et de mise en place d'une véritable concertation pour 2003. Compte-t-il, devant les difficultés prévisibles, faire appel à l'indulgence des examinateurs ? Nous récusons d'avance cet expédient si contraire à l'exigence affichée dans les programmes, et dont l'application décrédibiliserait notre enseignement. S'il n'est pas raisonnable, si près de l'échéance, de bouleverser la règle du jeu (les enseignants se sont efforcés de mettre en oeuvre les nouveaux programmes et de préparer leurs élèves aux épreuves prévues) il est tout à fait possible d'annoncer un cadrage plus précis de l'écrit (nature et nombre de textes du corpus, pas de commentaire comparé, invention exclusivement argumentative par exemple) et d'aménager pour l'oral une formule proche des sessions précédentes. D'ores et déjà nous appelons nos collègues à présenter leur descriptif comme il l'entendent et à refuser les réunions supplémentaires. Un bilan de la session 2002 doit être établi dès septembre et une véritable concertation mise en place. Il est évident pour tous que cette réforme de l'EAF est une véritable usine à gaz. Pour le Snes, la priorité de l'enseignement du français est de donner aux élèves la formation de qualité, linguistique et culturelle, qui conditionne leur réussite humaine et professionnelle. C'est pourquoi nous défendons la valeur nationale du baccalauréat, ce qui suppose des épreuves clairement définies et le rejet du Contrôle Continu. Où l'on voit que l'intérêt des élèves passe par la défense, ouverte mais résolue, de notre enseignement. Marylène CAHOUET
Grogne et inquiétude des profs de français (24.10.2001). Grogne et inquiétude des profs de français le jour de la prérentrée en découvrant le texte des nouvelles épreuves de l'EAF- texte que les chefs d'établissement n'ont pas toujours mis à leur disposition. Mais il est vrai que maintenant tout bon enseignant est censé consulter le site ministériel pour trouver textes officiels ,documents d'accompagnement (s'ils sont parus), éventuelles annales zéro. Naturellement, les épreuves de l'EAF "portent sur les contenus du programme de la classe de première" (BO 26 du 28 juin), programme paru au BO du 30 août et qu'ils découvrent. Quand auront-ils le temps de se l'approprier avant d'initier leurs élèves à l'EAF ? Aussitôt paru le texte doit être appliqué sans expérimentation ni réflexion collective. Ce ne sont pas en tout cas les actions de formation continue qui le leur permettra. Il y a longtemps que l'administration se contente d'informer. "Les sujets prennent appui sur un ensemble de textes". Quel(s) corpus prévoir ? Peux-t-on le faire alors qu'on découvre les programmes ? On pourrait prendre tout le texte du BO : nous y reviendrons. Les profs ne demandent qu'à réfléchir à leur enseignement, à en débattre entre eux, avec les IPR ,... mais qu'on leur donne du temps et une formation. C'est le sens de la demande du SNES d'un report des épreuves." "Pour en revenir à l'EAF, l'examen est-il profondément modifié ou simplement retouché ? Les avis divergent. Examinons de près le texte paru au BO n°26 du 28 juin 2001. Comme l'EAF actuelle, le texte prévoit un écrit et un oral. L'écrit propose toujours le choix entre trois épreuves. Mais changement notable : l'écrit repose sur un corpus de textes "éventuellement accompagnés par un document iconographique... représentatif d'un ou de plusieurs objets d'étude du programme de première". L'idée est a priori séduisante puisqu'elle incite à un travail de mise en relation, de confrontation des idées, des genres, des procédés littéraires. Ce corpus peut ou non donner matière à un questionnement (noté sur 4 pts pour les séries générales, sur 6 pts pour les séries technologiques). Trois sujets au choix déclinés à partir du corpus : commentaire, dissertation, écriture d'invention. L'innovation est de deux ordres : possibilité d'un commentaire comparé de deux textes mais surtout apparition de l'écriture d'invention, sujet qui a fait tant coulé d'encre et que le ministère a eu le souci de cadrer. Questions : comment construire ce corpus alors que les programmes n'ont pas été encore mis en oeuvre et comment y préparer les élèves peu habitués à un travail de confrontation de textes différents ? A noter que le corpus peut être une oeuvre intégrale ! La possibilité de comparer deux textes en commentaire induit un changement notable, intéressant certes mais exige un travail nouveau. Par ailleurs, quel sera le contenu exact de cet exercice en séries technologiques : la réponse est floue : "le sujet est formulé de manière à guider le candidat dans son travail". L'analyse littéraire semble abandonnée : revient-on au libellé guidé ? Enfin si le souci de cadrer l'écriture d'invention est évident, - et même si "certaine écriture d'invention pouvait trouver sa place dans l'ancienne formule (note du 17/01/96) - "en aucun cas on ne demande le jour de l'examen, l'écriture de textes de pure imagination", les problèmes demeurent : préparation des élèves, évaluation de l'épreuve. On le voit bien, l'écrit de l'EAF, plus complexe plus diversifié, exige du temps pour y préparer les élèves. Comment y parvenir alors que les modules ont été supprimés en série générale et que l'horaire des séries technologiques est de 3 H ! Il confirme la nécessité absolue d'une véritable formation continue qui ne réduise pas l'enseignant à un rôle d'exécution mais lui permette de réfléchir collectivement à ce qui permet d'évaluer les compétences diverses des élèves lors d'épreuves variées. L'oral dont le coefficient est porté à deux pour toutes les séries est prévu en deux temps : exposé de l'élève à partir d'un texte "choisi dans le descriptif des lectures et activités de l'année présenté par le candidat et d'une question qui lui permette d'organiser et d'orienter son étude" puis entretien (l'élève dispose de 40 minutes de préparation). Le texte envisage en outre la possibilité pour l'examinateur d'accompagner les question d'un texte très proche de ceux présentés dans la liste. Dispositif compliqué tant pour les élèves que pour les examinateurs qui devront préparer à l'avance des questions pertinentes pour les quelques 80 à 90 candidats qu'ils vont évaluer. A quel moment ? Cela suppose que les enseignants disposent des listes bien avant les épreuves. Ce texte du BO est bien souvent confus : dans la définition du corpus, des épreuves écrites (questions ou non sur le corpus, flou concernant le commentaire dans les séries technologiques), de l'épreuve orale. C'est le résultat sans doute de pressions diverses et contradictoires. Ces épreuves surtout exigent une formation sérieuse et du temps pour y préparer les élèves : on demande aux enseignants de mettre en place la même année les nouveaux programmes de première et les nouvelles épreuves d'EAF qui s'appuient dessus, cela explique notre revendication d'un moratoire pour l'EAF. Enfin, comment mener à bien un enseignement exigeant dans les contraintes d'horaires et d'effectifs que nous connaissons ?
BO n°31 du 30 août 2001. Épreuves anticipées de français des baccalauréats général et technologique à compter de la session 2002. La note de service n°2001-117 du 20 juin 2001 parue au BO n°26 du 28 juin 2001 portant sur les épreuves de français applicables à compter de la session 2002 des épreuves anticipées des baccalauréats général et technologique est modifiée et complétée de la manière suivante : Page 1356, colonne de droite, Au lieu de : "Épreuve orale : durée 20 minutes ; préparation 40 minutes ; coefficient 2. Toutes séries". Lire : "Épreuve orale : durée 20 minutes ; préparation 40 minutes ; coefficient 2 : séries L, ES, S, STT, spécialités action et communication commerciales, action et communication administratives ; coefficient 1 : séries STL, SMS, STI, hôtellerie, technique de la musique et de la danse, STT, spécialités comptabilité et gestion, informatique et gestion"
Lettre au ministère sur la nécessité d'information et surtout de formation (24.09.01). Cliquer ici.
Les programmes de grec, latin et français sont parus au BO du 30 août 01. L'épreuve d'EAF est parue au BO du 28 juin 01. Le texte concernant la nouvelle épreuve de l'EAF vient de paraître au BO (le 28 juin) applicable dès 2002. Les élèves sortant de seconde ont travaillé sans connaître la définition exacte de l'épreuve. Si elle est appliquée en 2002, la définition n'aura pas été expérimentée. Le CSE demande que cette nouvelle épreuve soit reportée à 2003 avec la diffusion d'annales zéro et la possibilité de modifier le texte à la lumière de l'expérimentation grandeur nature. Documents d'accompagnement accessibles sur le site du CNDP. APPEL A CONTRIBUTION : Faites part de vos réactions face aux programmes, aux documents d'accompagnement, à la nouvelle formule de l'EAF.
Arrêté présenté au CSE du 05.07.01, sur les Lettres en TL (PDF 14 ko)
COMMUNIQUE DE PRESSE (extrait concernant les épreuves de français au Brevet et au Bac). Réaction du lycée La Martinière de Lyon.
EAF 2002 : le texte publié au BOEN n°26 du 28.06.01". "C'est rigoureusement le même texte que la 4ème mouture diffusée par la DESCO le 28.05.01, ce qui prouve une volonté de passage en force et sur le fond (aucune de nos remarques - à relire sur le site - n'a été prise en compte) et sur le délai (les interventions de nos élus, relayées par notre pétition pour le report ont été ignorées). Il faut continuer à se battre pour ce report en signant massivement la pétition (profitons de la prérentrée pour la relancer auprès des collègues) ». (PDF 18 ko) (HTML)
Analyse critique de la 4ème mouture de l'EAF, 05.06.01
EAF : la quatrième mouture du projet de la DESCO, 28.05.01 (PDF 17 ko) (HTML)
Analyse critique du projet de Programme de Lettres pour la TL, 27.05.01
EAF : la deuxième mouture du projet de la DESCO (08.05.01) (PDF 10ko) (HTML). Nous avons eu, depuis, connaissance d'une 3ème mouture, sensiblement modifiée, mais encore confidentielle. Nous la publierons dès que possible (20.05.01)
Nouvelle mouture du Programme de Première (18.04.01)
Nouvelle mouture du programme de français pour la Seconde (20.04.01)
Compte-rendu commenté de l'entrevue du Groupe Lettres Lycée (Michel Thomas, Philippe Le Quéré) avec Alain Viala, président du Groupe d'Experts (GE, ex GTD) Paris, rue de Courty, 28.02.01
compte-rendu de l'audience à la DESCO, 20.03.01
Contributions du groupe Lettres (mise à jour : 31 mai 2001, bilan de l'activité du groupe 1999-2000)
Compte-rendu du séminaire national (MEN) : Perspectives actuelles de l'enseignement du français (octobre 2000)
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INFORMEZ-VOUS, JUGEZ SUR PIÈCES |
Oeuvres au programme pour 2000-2001
Premières (EAF)
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Techno |
ES, S |
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Un roman naturaliste (Maupassant ou Zola) |
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Une comédie du XVIII° siècle français (rapports entre maîtres et valets) |
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Un recueil de poèmes de langue française (XIX° ou XX° siècle) |
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Terminales L, ES (Lettres)
Tristan et Iseult (Béroul)
Le Joueur d'échecs (Stefan Zweig)
Les Fleurs Bleues (Raymond Queneau)
Les instructions relatives aux aménagements des programmes de français de première ( toutes séries ) et Terminale L et ES déjà publiées antérieurement sont reconduites pour l'année scolaire 2000-2001 pour ce qui concerne l'EAF et l'épreuve de Lettres de Terminale.
Programme ( B.O. 34 du 28 sept 2000) :
1ère
L : 3 oeuvres, 3 groupements
1ère S et ES : 2
oeuvres, 2 groupements
1ère technologique : 1 oeuvre, 2
groupements
Terminale : 3 oeuvres, et à l'examen 2 sujets (
au choix ) sur 2 oeuvres différentes

appliqué en 2000-2001 et soumis à concertation (des amendements demeurent possibles). Texte et documents d'accompagnement disponibles sur le site du CNDP.
Mais voici une version intégrale mais réduite en volume de 72 à 39 pages du texte d'accompagnement. (attention, 250 ko !!!)
Projet de programme de Première
testé dans quelques établissements en 2000-2001 et soumis à concertation pour amendements avant application en 2001-2002... Texte disponible sur site CNDP.

Programme des épreuves de littérature de la classe terminale de la série littéraire année 2002-2003
Pour l'année 2002-2003, le programme de littérature de la classe terminale de la série littéraire, arrêté le 20 juillet 2001, publié au BO hors-série n°3 du 30 août 2001, s'applique. La liste des objets d'étude et des œuvres obligatoires inscrits au programme pour l'année 2002-2003 est :
A. Domaine : Grands modèles littéraires.
Modèles antiques.
Oeuvre : une tragédie de Sophocle au choix de l'enseignant.
L'étude de cette œuvre sera accompagnée de lectures cursives d'œuvres ou de textes qui éclairent la notion de modèle, au choix du professeur,. Elles porteront sur des tragédies antiques, modernes ou contemporaines.
B. Domaine : Langage verbal et images.
Littérature et langage de l'image.
Oeuvre : Nadja d'André Breton.
C. Domaine : Littérature et débats d'idées.
L'homme : nature et société
Oeuvre : Supplément au voyage de Bougainville de Denis Diderot.
L'étude de cette œuvre sera accompagnée de lectures cursives complémentaires, par exemple L'ingénu de Voltaire.
D. Domaine : Littérature contemporaine.
Oeuvres étrangères (en traduction).
Oeuvre : Si c'est un homme de Primo Levi.
L'étude de cette œuvre sera accompagnée de lectures cursives d'œuvres ou de textes, au choix du professeur.

nous accueillons ici les propositions des collègues. Le groupe fera connaître les siennes, après discussion, au cours du trimestre.
l'EAF est inchangée pour la session 2001, sera légèrement aménagée (?) dans le même cadre en 2002, réformée en 2003. Sa rénovation est l'enjeu majeur de cette année : c'est par ce biais que l'on peut infléchir la réforme en cours. Prenez connaissance des propositions existantes, discutez-les, faites-nous part de vos critiques et suggestions.
Propositions d'EAF à discuter, faites-nous connaître les vôtres,
Stage lettres de Toulouse (15 & 16 novembre 2000)
Propositions de Jacques Vassevière pour l'EAF (26 mai 2000)
Compte-rendu du stage interacadémique sur la réforme des Enseignements de français (3 février 2000)
Proposition pour les épreuves du bac du Lycée Martin Luther King (BUSSY St-GEORGES 77)
objet d'un vif débat au sein même du Snes ! Il faut être très vigilants sur les conditions de leur préparation au 1er trimestre et de leur application ensuite. Rappelons que, sans rejeter le principe même d'activités interdisciplinaires, nous sommes opposés à la généralisation des TPE en l'état, et que parallèlement nous déplorons la disparition des modules en Première. Participez au débat, lisez les textes écrits a priori l'an passé, transmettez-nous vos contributions.

comptes-rendus des stages 1999-2000
Interventions de Marylène Cahouet et de Denis Paget (14.06.00)
En cohérence avec ses propres analyses et pour tenir compte des fortes réticences de bon nombre de collègues consultés, le groupe Lettres avait préconisé et justifié un vote d'abstention critique au CSL.
Au Conseil du 14.06.00, nos représentants ont finalement approuvé la dernière réécriture des nouveaux programmes de français au vu, en particulier, de l'assurance d'amendements possibles après consultation des enseignants. Dans l'article ci-dessous, paru dans l'US-Mag d'octobre, Marylène Cahouet, secrétaire nationale, explique en détail les raisons de ce vote.
Le débat n'est pas clos pour autant ! A nous, à vous d'investir les espaces de discussion disponibles : la consultation nationale, les stages Lettres organisés par le Snes dans le cadre des Observatoires, et dans l'immédiat le forum des Observatoires. Autant d'occasions pour affiner nos critiques et nos analyses à l'épreuve de l'expérimentation en cours et élaborer des revendications à partir desquelles nous proposerons des amendements.
Ceci suppose une lecture attentive des derniers textes officiels (cf en particulier les Documents d'accompagnement pour la classe de Seconde, disponibles ici en texte intégral dans un format plus maniable que l'original : 39 pages au lieu de 72 !).
Nos réactions sont indispensables si nous voulons, vraiment, "ne pas nous laisser déposséder de nos enseignements".
Le groupe Lettres.
Cathy MERAND, Daniel FORGEOT, Philippe LE QUERE , Michel THOMAS
P.S. Rappelons que la pétition lancée en juin 2000, toujours disponible à la signature, rassemble clairement des orientations et revendications qui n'ont rien perdu de leur actualité
Article de Marylène Cahouet (U.S. n°530, octobre 2000)

Contributions du groupe Lettres
Analyse critique de la 4ème mouture de l'EAF, 05.06.01 (PDF 8ko) (HTML)
Analyse critique du projet de Programme de Lettres pour la TL, 27.05.01
brochure de Valérie SULTAN sur le bilan 1999-2000 des activités du Groupe Lettres
Analyse critique de la maquette EAF proposée par la DESCO le 02.03.01
8 pages Lettres, supplément à l'US 540
Analyse critique des programmes de français pour le lycée et des documents d'accompagnement de Seconde (27 novembre 2000)
Évaluation Nationale 6° en Français : de l'ambition démesurée d'une montagne qui accouche chaque année d'une souris (04 octobre 2000)
8-pages Lettres du 17 juin 2000, contenant une analyse critique du programme de Seconde.
Programmes de français au lycée, contenant une simulation pour l'oral de l'EAF (12 juin 2000)
Faites-nous parvenir les réponses de vos établissements
Lycée Georges Brassens de Neufchâtel-en-Bray
Lycée Maurice-Ravel (Paris 20ème).

Stages 2000-2001 (Français et/ou Langues anciennes)
Compte-rendu de la réunion du groupe lettres du 17 mai 2001 (PDF, 58 ko)
Stage "Lettres" du S3 Versailles le 19 décembre 2000
Compte rendu intégral
CR de la partie « actualités »
CR de la partie « Lycées»
CR de la partie « Collèges»
Réunion du "Groupe Lettres élargi" (Paris, Lycée Buffon, 8 novembre 2000)
Stage Lycées TOULOUSE, 15 & 16 novembre 2000
Mercredi 25 et jeudi 26 octobre à PARIS : Collèges (le compte-rendu est ici)
Pour joindre le groupe Lettres
(Daniel Forgeot, Philippe Le Quéré, Cathy Mérand, Michel Thomas) :

Gisèle JEAN
co-Secrétaire Générale
Marylène CAHOUET
Responsable du groupe Lettres
à
Monsieur GAUDEMAR
Directeur de la DESCO
Ministère de l'Education Nationale
107 rue de Grenelle
75007 PARIS
DP/YC/ Paris, le 24 septembre 2001
Objet : EAF et réforme du français au lycée
Monsieur le Directeur,
Le SNES proteste contre la parution tardive des programmes (30 août 01) et des nouvelles épreuves de l'EAF (28 juin 01 au BO) : beaucoup de collègues n'ont découvert ces textes qu'à la rentrée. Les documents d'accompagnement ne sont consultables que depuis peu.
Nous demandons expressément que textes et documents soient remis à tous les collègues concernés et qu'une véritable formation continue soit mise en oeuvre, formation qui permette aux enseignants de s'approprier les programmes et épreuves. Les professeurs ne sont pas de simples exécutants : ils doivent pouvoir réfléchir collectivement à leur enseignement, échanger leurs pratiques et suggérer des ajustements.
C'est aussi pourquoi le SNES renouvelle sa demande de report d'un an de la nouvelle EAF. Ce délai est nécessaire pour roder les nouveaux sujets et éviter, grâce à une véritable concertation avec les praticiens, les principaux écueils.
Et ce serait justice pour les élèves de première qui, ayant travaillé en seconde dans l'ignorance des épreuves à venir, subiraient le préjudice d'une préparation sensiblement écourtée.
Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur, l'assurance de nos salutations respectueuses.
G. JEAN M. CAHOUET

SNES, 06.07.01, COMMUNIQUE DE PRESSE (extrait concernant les épreuves de français au Brevet et au Bac)
BREVET DES COLLEGES
L'étude des cinq sujets donnés à la dernière cession ne révèle pas de problèmes majeurs quant aux textes choisis.
Les questions posées semblent globalement pertinentes mais les demandes en grammaire traduisent une interprétation minimaliste des programmes.
Le libellé des sujets de rédaction stipule le plus souvent de diversifier les discours.
Mais l'écriture d'invention à partir de textes éloignés de l'expérience personnelle des élèves induit fatalement des anachronismes et des discours convenus.
Il est par ailleurs discutable de demander une suite de textes trop ambitieuse pour être menée en peu de lignes et de plus à partir d'indices insuffisants. A l'exception d'une dictée présentant trop peu de problème de conjugaison il semble que les demandes du SNES ont été entendues car les quatre autres permettent de mesurer l'acquis du collège. L'épreuve redevenue heureusement plus copieuse demanderait cependant au moins cinq minutes supplémentaires.
BAC - EPREUVES ANTICIPEES EAF
Les candidats du bac général, à l'EAF, se sont vus proposer comme premier sujet, un discours politique de Victor Hugo faisant l'éloge de la « République universelle » et comme travail d'écriture (noté sur 10) : « à l'occasion du premier de l'an 2001, un responsable de l'État expose les raisons que l'on peut avoir d'espérer en un monde meilleur. Rédigez son discours ».
Texte et épreuve provoquent indignation et colère à juste titre et pour plusieurs raisons :
Présenter le texte d'appui comme argumentatif relève d'une confusion inadmissible entre l'argumentatif et le déclamatoire : V. Hugo se trouvait dans une situation d'opposition risquée qui donnait tout son sens à son éloquence ; détourner cette situation dans un contexte de discours de voeux, fortement convenu, pose un problème déontologique : les adolescents de seize ans peuvent-ils, sans artifice reproduire le discours « d'un responsable de l'état actuel » sans se faire l'écho de la pensée commune ou de sa dérision médiatique ? du discours publicitaire en faveur de tout ce qui est « nouveau » ? Comment dès lors les évaluer ? Sans compter qu'il peut paraître en définitive anticiper de manière inquiétante les nouveaux travaux d'écriture.
Le SNES dénonce un tel choix non conforme aux textes réglementaires et demande qu'on détermine des sujets qui permettent aux candidats d'exercer leur sens critique et de l'argumenter.
Paris, le 6 juillet 2001.

o Les définitions des épreuves écrites et orales de français suivantes sont applicables à compter des épreuves anticipées de la session 2003 des examens des baccalauréats général et technologique, organisées en juin 2002.
Les épreuves anticipées de français vérifient les compétences acquises en français tout au long de la scolarité et portent sur les contenus du programme de la classe de première. Elles évaluent les compétences et connaissances suivantes :
- maîtrise de la langue et de l'expression orale et écrite ;
- aptitude à lire, à analyser et à interpréter des textes ;
- aptitude à tisser des liens entre différents textes pour dégager une problématique ;
- aptitude à mobiliser une culture littéraire fondée sur les travaux conduits en cours de français, sur des lectures et une expérience personnelles ;
- aptitude à construire un jugement argumenté et à prendre en compte d'autres points de vue que le sien ;
exercice raisonné de la faculté d'invention.
Épreuve écrite : durée 4 heures ; coefficients : 3 en série L, 2 en séries ES et S, 2 en séries STT, SMS, STL, STI, hôtellerie, techniques de la musique et de la danse.
Les sujets prennent appui sur un ensemble de textes (corpus) distribués au candidat, éventuellement accompagnés par un document iconographique si celui-ci contribue à la compréhension ou enrichit la signification de l'ensemble. Ce corpus pourra également consister en une œuvre intégrale brève ou un extrait long (n'excédant pas trois pages). Il doit être représentatif d'un ou de plusieurs objets d'étude du programme de première imposés dans la série du candidat, et ne doit pas réclamer, à celui-ci, un temps de lecture trop long.
Une ou deux questions portant sur le corpus et appelant des réponses rédigées peuvent être proposées aux candidats. Elles font appel à leurs compétences de lecture et les invitent à établir des relations entre les différents documents et à en proposer des interprétations. Ces questions peuvent être conçues de façon à aider les candidats à élaborer l'autre partie de l'épreuve écrite, la partie principale consacrée à un travail d'écriture.
Lorsque de telles questions sont proposées, le barème de notation est explicitement indiqué, le nombre de points attribué aux questions n'excède pas 4 points dans les sujets des séries générales et 6 points dans les sujets des séries technologiques.
Qu'il soit ou non accompagné de questions, le sujet offre aux candidats le choix entre trois types de travaux d'écriture, liés à la totalité ou à une partie des textes étudiés : un commentaire ou une dissertation ou une écriture d'invention. Cette production écrite est notée au minimum sur 16 points pour les sujets des séries générales et sur 14 points pour les sujets des séries technologiques quand elle est précédée de questions, sur vingt dans toutes les séries quand il n'y a pas de questions.
Le
commentaire porte sur un texte littéraire. Il peut être
également proposé au candidat de comparer deux textes.
En séries générales, le candidat compose un
devoir qui présente de manière organisée ce
qu'il a retenu de sa lecture, et justifie son interprétation
et ses jugements personnels. En séries technologiques, le
sujet est formulé de manière à guider le
candidat dans son travail.
La dissertation consiste à
conduire une réflexion personnelle et argumentée à
partir d'une problématique littéraire issue du
programme de français. Pour développer son
argumentation, le candidat s'appuie sur les textes dont il dispose,
sur les "objets d'étude" de la classe de première,
ainsi que sur ses lectures et sa culture personnelle.
L'écriture d'invention contribue, elle aussi, à tester l'aptitude du candidat à lire et comprendre un texte, à en saisir les enjeux, à percevoir les caractères singuliers de son écriture. Elle permet au candidat de mettre en œuvre d'autres formes d'écriture que celle de la dissertation ou du commentaire. Il doit écrire un texte, en liaison avec celui ou ceux du corpus, et en fonction d'un certain nombre de consignes rendues explicites par le libellé du sujet.
L'exercice se fonde, comme les deux autres, sur une lecture intelligente et sensible du corpus, et exige du candidat qu'il se soit approprié la spécificité des textes dont il dispose (langue, style, pensée), afin d'être capable de les reproduire, de les prolonger, de s'en démarquer ou de les critiquer.
En
aucun cas on ne demande, le jour de l'examen, l'écriture de
textes de pure imagination, libre et sans contrainte. Le document
iconographique, s'il est joint au corpus, ne peut servir que de
support. En aucun cas il ne sera demandé d'en faire une étude
pour lui-même.
L'écriture d'invention peut prendre
des formes variées. Toutefois, comme elle se fonde sur les
contraintes littéraires des genres inscrits au programme de la
classe de première, et qu'elle doit se prêter à
une évaluation objective des correcteurs, elle s'inscrit dans
les orientations suivantes :
- article (éditorial, article polémique, article critique - éloge ou blâme -, droit de réponse...) ;
- lettre (correspondance avec un destinataire défini dans le libellé du sujet, lettre destinée au courrier des lecteurs, lettre ouverte, lettre fictive d'un des personnages présents dans un des textes du corpus...) ;
- monologue délibératif, dialogue (y compris le dialogue théâtral) ;
- discours devant une assemblée ;
- essai ;
- récit à visée argumentative sous forme de fable, d'apologue...
Pour la série littéraire, on ajoutera :
- amplification (écriture dans les marges ou les ellipses du texte), parodie et pastiche.
Épreuve orale : durée 20 minutes ; préparation 40 minutes ; coefficient 2. Toutes séries.
L'examen oral a pour but d'évaluer la capacité du candidat à mobiliser ses connaissances. Il doit lui permettre de manifester ses compétences de lecture, d'exprimer une sensibilité et une culture personnelles, et de manifester sa maîtrise de l'expression orale ainsi que son aptitude à dialoguer avec l'examinateur.
En vue de l'examen oral, le professeur rédige pour l'ensemble des élèves de sa classe un "descriptif des lectures et activités" réalisées pendant l'année. Ce document rend compte de l'ensemble du travail mis en oeuvre dans la classe. Il mentionne explicitement les textes et les oeuvres intégrales analysées, les groupements de textes étudiés, les lectures cursives effectuées, ainsi que leurs relations avec les objets d'études. Il présente toutes les précisions nécessaires pour que l'examinateur soit informé pleinement et sans équivoque du travail du candidat. Il est signé par le professeur et visé par le chef d'établissement.
L'examen oral se déroule en deux parties qui s'enchaînent, précédées d'un temps de préparation unique de 40 minutes. Chacune des deux parties, d'une durée de 10 minutes, est évaluée sur 10 points.
La première partie de l'épreuve est laissée à l'initiative du candidat qui présente librement son exposé. L'examinateur peut cependant intervenir, en fin d'exposé, pour faire préciser tel ou tel point.
La seconde partie est un entretien entre le candidat et l'examinateur, conduit par ce dernier.
Préparation
Pour la première partie de l'épreuve,
l'examinateur propose au candidat un extrait choisi parmi les
lectures répertoriées dans le "descriptif des
lectures et activités" ainsi qu'une question qui permette
au candidat d'organiser et d'orienter son étude. Cette
question porte sur l'ensemble du texte. Le texte est directement
rattaché à un des objets d'étude du programme de
la classe de première ; sa longueur, délimitée
par l'examinateur, est déterminée en fonction de sa
cohérence et de sa difficulté.
Pour la seconde partie de l'épreuve, l'examinateur propose au candidat une ou deux questions qui lui permettent d'élargir et d'approfondir sa réflexion par une mise en relation du texte étudié pour la première partie de l'épreuve avec l'un des trois éléments suivants :
- une des lectures cursives faites pendant l'année et relevant du même objet d'étude ;
- l'oeuvre intégrale ou le groupement de textes d'où le texte étudié pour la première partie de l'épreuve a été extrait ;
- l'objet d'étude auquel se rattache le texte étudié.
Dans ce dernier cas, pour éviter la récitation pure et simple d'une question de cours, et afin de donner un support concret à la réflexion du candidat, l'examinateur peut également accompagner les questions d'un texte très proche de ceux présentés dans le "descriptif des lectures et activités". Ce texte peut être choisi dans une anthologie littéraire ou dans un manuel de première.
Épreuve
Dans la première partie de l'épreuve, le
candidat rend compte de sa lecture du texte choisi par l'examinateur
et orientée par la question initiale. Il doit s'efforcer, non
de faire une étude "complète" du passage
proposé, mais de répondre à la question posée,
à partir d'une observation précise du texte.
Dans la seconde partie de l'épreuve, l'entretien, guidé par l'examinateur, permet d'évaluer la capacité du candidat à dialoguer, expliciter les questions posées, réinvestir ses connaissances en établissant des rapports et des comparaisons entre le texte étudié et l'un des autres éléments proposés, sans qu'il lui soit pour autant demandé d'établir des analyses exhaustives.
Dans l'ensemble de l'épreuve, l'examinateur peut évaluer la capacité du candidat à trouver des éléments de réponse aux questions posées et à les présenter de manière claire et ordonnée. Le candidat doit analyser les questions qui lui ont été posées, comprendre le travail qui lui est demandé, chercher des éléments de réponse appropriés, faire des choix, opérer des mises en relation claires, pertinentes, argumentées. L'épreuve orale, si elle fait essentiellement appel au travail mené pendant l'année, ne se réduit pas à la simple récitation d'une analyse déjà faite en classe.
Tous les candidats scolaires doivent présenter un "descriptif des lectures et activités". Dans le cas contraire, l'examinateur le mentionne au procès-verbal et procède tout de même à l'interrogation à partir d'un texte de son choix et après discussion avec le candidat sur le travail accompli et les lectures faites dans l'année.
Les candidats individuels ou les candidats issus des établissements scolaires hors contrat d'association avec l'État présentent l'épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires. Le "descriptif des lectures et activités" est alors constitué par le candidat lui même.
Pour
le ministre de l'éducation nationale
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Jean-Paul de GAUDEMAR

Objet : Baccalauréats général et technologique.
Définitions des épreuves de français applicables à compter de la session 2002 des épreuves anticipées. 28.05.01
Les définitions des épreuves écrites et orales de français suivantes sont applicables à compter des épreuves anticipées de la session 2003 des examens des baccalauréats général et technologique, organisées en juin 2002.
Les épreuves anticipées de français vérifient les compétences acquises en français tout au long de la scolarité et portent sur les contenus du programme de la classe de première.
Elles évaluent les compétences et connaissances suivantes:
maîtrise de la langue et de l'expression orale et écrite;
aptitude à lire, à analyser et à interpréter des textes;
aptitude à tisser des liens entre différents textes pour dégager une problématique;
aptitude à mobiliser une culture littéraire fondée des travaux conduits en cours de français, sur des lectures et une expérience personnelles;
aptitude à construire un jugement argumenté et à prendre en compte d'autres points de vue que le sien;
exercice raisonné de la faculté d'invention.
EPREUVE ECRITE (DUREE 4 HEURES). COEFFICIENTS: 3 EN SERIE L, 2 EN SERIE ES ET S, 2 EN SERIES STT, SMS, STL, STI, HÔTELLERIE, TECHNIQUES DE LA MUSIQUE ET DE LA DANSE.
Les sujets prennent appui sur un ensemble de textes (corpus) distribués au candidat, éventuellement accompagnés par un document iconographique si celui-ci contribue à la compréhension ou enrichit la signification de l'ensemble. Ce corpus pourra également consister en une œuvre intégrale brève ou un extrait long (n'excédant pas trois pages). Il doit être représentatif d'un ou de plusieurs objets d'étude du programme de première imposés dans la série du candidat. et ne doit pas réclamer, à celui-ci, un temps de lecture trop long.
Une ou deux questions portant sur le corpus et appelant des réponses rédigées peuvent être proposées aux candidats. Elles font appel à leurs compétences de lecture les invitent à établir des relations entre les différents documents et à en proposer des interprétations. Ces questions peuvent être conçues de façon à aider les candidats à élaborer l'autre partie de l'épreuve écrite, la partie principale consacrée à un travail d'écriture-
Lorsque de telles questions sont proposées, le barème de notation est explicitement indiqué, le nombre do points attribué aux questions n'excède pas 4 points dans les sujets des séries générales et 6 points dans les sujets des séries technologiques.
Qu'il soit ou non accompagné de questions, le sujet offre aux candidats le choix entre trois types de travaux d'écriture, liés à la totalité ou à une partie des textes étudiés : Un commentaire ou une dissertation ou une écriture d'invention. Cette production écrite est notée au minimum sur 16 points pour les sujets des séries générales et sur 14 points pour les sujets des séries technologiques quand elle est précédée de questions, sur vingt dans toutes les séries quand il n'y a pas de questions.
Le commentaire porte sur un texte littéraire. Il peut être également proposé au candidat de comparer deux textes. En séries générales, le candidat compose un devoir qui présente de manière organisée ce qu'il a retenu de sa lecture, et justifie son interprétation et ses jugements personnels. En séries technologiques le sujet est formulé de manière à guider le candidat dans son travail.
La dissertation consiste à conduire une réflexion personnelle et argumentée à partir d'une problématique littéraire issue du programme de français. Pour développer son argumentation, le candidat s'appuie sur les textes dont il dispose, sur les "objets d'étude" de la classe de première, ainsi que sur ses lectures et sa culture personnelle.
L'écriture d'invention contribue, elle aussi, à tester l'aptitude du candidat à lire et comprendre un texte, à en saisit les enjeux, à percevoir les caractères singuliers de son écriture. Elle permet au candidat de mettre en oeuvre d'autres formes d'écriture que celle de la dissertation ou du commentaire. Il doit écrire un texte, en liaison avec celui ou ceux du corpus, et en fonction d'un certain nombre de consignes rendues explicites par le libellé du sujet.
L'exercice se fonde, comme les deux autres sur une lecture intelligente et sensible du corpus, et exige du candidat qu'il il se soit approprié la spécificité des textes dont il dispose (langue. style, pensée). afin d'être capable de les reproduire, de les prolonger, de s'en démarquer ou de les critiquer.
En aucun cas on ne demande, le jour de l'examen, l'écriture de textes de pure imagination, libre et sans contrainte. Le document iconographique, s'il est joint au corpus, ne peut servir que de support. En aucun cas il ne sera demandé d'en faire une étude pour lui-même.
L'écriture d'invention peut prendre des formes variées. Toutefois, comme elle se fonde sur les contraintes littéraires des genres inscrits au programme de la classe de première, et qu'elle doit se prêter à une évaluation objective des correcteurs, elle s'inscrit dans les orientations suivantes .
- article (éditorial, article polémique, article critique -éloge ou blâme-, droit de réponse.
- lettre (correspondance avec un destinataire défini dans le libellé du sujet, lettre destinée au courrier des lecteurs, lettre ouverte, lettre fictive d'un des personnages présents dans l'un des textes du corpus ... ),
- monologue délibératif, dialogue (y compris le dialogue théâtral).
- discours devant une assemblée,
- essai,
- récit à visée argumentative sous forme de fable, d'apologue...
Pour la série littéraire, on ajoutera
- amplification (écriture dans les marges ou les ellipses du texte), parodie et pastiche.
EPREUVE ORALE : DUREE 20 MINUTES ; PREPARATION 40 MINUTES ; COEFFICIENT 2 TOUTES SERIES.
L'examen oral a pour but d'évaluer la capacité du candidat à mobiliser ses connaissances- Il doit lui permettre de manifester ses compétences de lecture, d'exprimer une sensibilité et une culture personnelles, et de manifester sa maîtrise de l'expression orale ainsi que son aptitude à dialoguer avec l'examinateur.
En vue de l'examen oral, le professeur rédige pour l'ensemble des élèves. de sa classe un "descriptif des lectures et activités" réalisées pendant l'année. Ce document rend compte de l'ensemble du travail mis en oeuvre dans la classe. Il mentionne explicitement les textes et les oeuvres intégrales analysées, les groupements de textes étudiés, les lectures cursives effectuées. ainsi que leurs relations avec tes objets d'études. Il présente toutes les précisions nécessaires pour que l'examinateur soit informé pleinement et sans équivoque du travail du candidat- Il est signé par le professeur et visé par le chef d'établissement.
L'examen oral se déroule en deux parties qui s'enchaînent, précédées d'un temps de préparation unique de 40 minutes. Chacune des deux parties, d'une durée de 10 minutes, est évaluée sur 10 points.
La première partie de l'épreuve est laissée à l'initiative du candidat qui présente librement son exposé. L'examinateur peut cependant intervenir. en fin exposé, pour faire préciser tel ou tel point.
La seconde partie est un entretien entre le candidat et l'examinateur, conduit par ce dernier.
Préparation :
Pour la première partie de l'épreuve l'examinateur propose au candidat un extrait choisi parmi les lectures répertoriées dans le "descriptif des lectures et activités" ainsi qu'une question qui permette au candidat d'organiser et d'orienter son étude. Cette question porte sur l'ensemble du texte. Le texte est directement rattaché à un des objets d'étude du programme de la classe de première ; sa longueur, délimitée par l'examinateur, est déterminée en fonction de sa cohérence et de sa difficulté.
Pour la seconde partie de l'épreuve, l'examinateur propose au candidat une ou deux questions qui lui permettent d'élargir et d'approfondir sa réflexion par une mise en relation du texte étudié pour la première partie de l'épreuve avec l'un des trois éléments suivants:
- une des lectures cursives faites pendant l'année et relevant du même objet d'étude,
- l'oeuvre intégrale ou le groupement de textes d'où le texte étudié pour la première partie de l'épreuve a été extrait,
- l'objet d'étude auquel se rattache le texte étudié.
Dans ce dernier cas, pour éviter la récitation pure et simple d'une question de cours, et afin de donner un support concret à la réflexion du candidat, l'examinateur peut également accompagner les questions d'un texte très proche de ceux présentés dans le "descriptif des lectures et activités". Ce texte peut être choisi dans une anthologie littéraire ou dans un manuel de première.
Épreuve :
Dans la première partie de l'épreuve le candidat rend compte de sa lecture du texte choisi par l'examinateur et orientée par la question initiale. Il doit s'efforcer, non de faire une étude "complète" du passage proposé, mais de répondre à la question posée, à partir d'une observation précise du texte.
Dans la seconde partie de l'épreuve, l'entretien, guidé par l'examinateur, permet d'évaluer la capacité du candidat à dialoguer, expliciter les questions posées, réinvestir ses connaissances en établissant des rapports et des comparaisons entre le texte étudié et l'un des autres éléments proposés, sans qu'il lui soit pour autant demandé d'établir des analyses exhaustives.
Dans l'ensemble de l'épreuve, l'examinateur peut évaluer la capacité du candidat à trouver des éléments de réponse aux questions posées et à les présenter de manière claire et ordonnée. Le candidat doit analyser les questions qui lui ont été posées, comprendre le travail qui lui est demandé, chercher des éléments de réponse appropriés, faire des choix, opérer des mises en relation claires, pertinentes, argumentées. L'épreuve orale, si elle fait essentiellement appel au travail mené pendant l'année, ne se réduit pas à la simple récitation d'une analyse déjà faite en classe.
Tous les candidats scolaires doivent présenter un "descriptif des lectures et activités". Dans le cas contraire, l'examinateur la mentionne au procès verbal et procède tout de même à l'interrogation à partir d'un texte de son choix et après discussion avec le candidat sur le travail accompli et les lectures faites dans l'année.
Les candidats individuels ou les candidats issus des établissements scolaires hors contrat d'association avec l'État présentent l'épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires. Le "descriptif des lectures et activités" est alors constitué par le candidat lui-même.

Analyse critique de la 4ème mouture de l'EAF (projet DESCO du 28.05.01)
Des remarques du SNES (note DP) effectivement prises en compte :
Barème des questions : poids minoré
Commentaire : disparition de la mention "observations de forme". C'est d'ailleurs excessif : il faudrait dire qu'elles sont ncs mais non suffisantes.
Dissertation : pbque explicitement "littéraire".
Invention : "amplification" réservée à TL - ce qui en fait ne répond pas à la critique de fond formulée par Denis.
Oral : la "progression pédagogique" disparaît du descriptif.
Des nouveautés à évaluer :
Commentaire : ne peut plus porter sur "un extrait". Logique si les tx ne sont pas longs. Mais que se passe-t-il si le corpus "consiste [uniquement] en une oeuvre intégrale brève ou un extrait long" ? A corriger, d'autant que le § ne précise tjs pas que le comre porte sur un tx tiré du corpus.
Invention :
disparition de la référence à "l'argumentation" ("elle permet au candidat de etc&) ainsi que du précédent distinguo (assez vaseux) entre "argumn directe et indirecte". Elle ne réapparaît que dans le "récit à visée argve", type fable. Pquoi pas ?
elle ne se fonde plus sur les "objets d'étude", mais sur les "contraintes littres des genres".
Difficile d'évaluer l'impact de ces modifs.
Oral : réécriture surtout formelle (déplacements et recombinaison d'éléments existants). Une seule modif notable : l'intro du tx inconnu est présentée comme un possible support de l'entretien sur l'objet d'étude, pour éviter la question de cours. Cette formulation, qui précise que ce tx est donné avec la question, laisse de la marge à l'examinateur. Mais il suffit que cette possibilité existe pour que le prof doive y préparer dans l'année : ne pourrait-on pas simplifier, alléger ?
Des divergences et des lacunes persistantes :
Délai d'application : le forcing sur l'EAF ne justifie pas une application dès 2002. Le report d'un an reste ncs pour ne pas léser les élèves qui ont passé un an en 2nde sans savoir quelles épreuves ils préparaient. Aucune expérimentation, aucune consultation des collègues n'a eu lieu. Toujours pas d'annales zéro. Le débat, pas franchement ouvert, est loin d'être clos.
Aptitudes : "l'expérience personnelle" est socialement discriminante.
Corpus : aucune rallonge pour le temps de lecture.
Commentaire : maintien de la "comparaison de tx", ex. spécifique qui alourdit la charge annuelle de préparation.
Invention ::
rappel : cet ex. est rejeté comme épreuve d'EAF par 2/3 des collègues consultés&Son cadrage, effectivement + précis, ne le dédouane pas de dérives à nos yeux rédhibitoires :
comment un "article de journal" ou une "lettre ouverte", un "courrier de lecteur", un "droit de réponse" peuvent-ils rester dans le cadre des objets d'étude (littéraires) du programme? Songe-t-on au Magazine Littéraire ou aux rubriques spécialisées des journaux nationaux, qui sont rarement des références pour les élèves ? Et que dire d'un "Discours devant une Assemblée" ?! Ou veut-on inciter les candidats (et les concepteurs de sujet) à instrumentaliser les tx littéraires en prétexte à rejoindre les modes idéologiques dominantes ?
les argumentations fictives ressortissent aux "jeux de rôle" qui, dans un cadre non ludique (le Bac !) et non familier, peuvent facilement conduire un candidat à l'anachronisme, au malaise ou au conformisme idéologique, avec les pbs de notation que ce décalage induit par le sujet peut poser au correcteur. Nous préférons pour l'EAF des ex de comre et de dissertation qui invitent l'élève à construire un jugement et à assumer ses dires.
Evaluation : toujours pas de points spécifiques pour évaluer la langue&et motiver les élèves pendant les années de préparation à l'examen. A quoi sert d'afficher "la maîtrise de la langue" en tête des compétences à acquérir si rien n'est effectivement prévu pour la piloter ?
Oral : la formule retenue, si elle ne manque pas d'intérêt, alourdit sensiblement la charge de travail préalable de l'examinateur, en particulier s'il doit préparer des questions et choisir des tx complémentaires pour plusieurs listes avant l'épreuve. Questions syndicales donc sur sa faisabilité et son coût.