L’enseignement de l’histoire des arts a été imposé l’an dernier sans concertation et sans véritable réflexion de fond sur l’articulation indispensable entre les programmes des différentes disciplines, sur les conditions de mise en place de l’interdisciplinarité au collège et au lycée, sur les conditions matérielles des partenariats éventuels.
A marche forcée, ignorant les disparités et difficultés rencontrées lors de l'expérimentation de 2010, et sans véritable cadrage national, le ministère a décidé de généraliser dès cette année pour tous les élèves de troisième l’évaluation au diplôme national du brevet, et d’affecter la note d’un coefficient 2.
Cette organisation de l’enseignement et celle de l’épreuve sont emblématiques de la vision ministérielle du système éducatif : confusion entre liberté pédagogique d’une part, et autonomie de l’établissement et bénévolat des enseignants d’autre part.
Dans ce contexte inacceptable, un véritable cadrage national est indispensable afin d’assurer l’égalité des élèves devant l’épreuve.
Avec le SNES, j’exige que :