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Crise sanitaire : ne pas confiner ni confisquer les débats Pages spéciales CPE de L’US n° 797 du 24 avril 2020

Le confinement s’est installé dans la durée. Il n’est pas sans effet sur l’exercice de nos métiers. Celui de CPE est également atteint. Face à une situation inédite, prenons le temps de la réflexion pour trouver le juste équilibre, pour construire ce nouveau quotidien professionnel.

SOMMAIRE
• Mutations : le SNES-FSU aux côtés des CPE
• Rupture conventionnelle : une nouvelle attaque du statut
• Revalorisation salariale : un marché de dupes
• Retraites, un combat toujours d’actualité
• Réforme de la formation : mépris des CPE, ça suffit !
• Situation des CPE stagiaires au regard du confinement
• Passation des épreuves session 2020
• Coronavirus ; crise sanitaire : les CPE en première ligne
• Un Service national universel contraire à notre projet éducatif
• Interview d’Eric Favey, ancien président de la Ligue de l’enseignement
• Covid-19, le SNES-FSU à vos côtés

Pages spéciales CPE de L’US n° 797 du 24 avril 2020

Maintenons le lien éducatif et pédagogique avec les élèves et les familles dont nous connaissons les situations difficiles. Faisons-en sorte que cette période ne creuse pas davantage les inégalités et réfléchissons collectivement à l’après. Les élèves ne sortiront pas du confinement comme ils y sont entrés, nous non plus.
Une épidémie est toujours un phénomène qui raconte beaucoup de l’état réel d’une société : état sanitaire, fonctionnement des institutions et des corps intermédiaires, respect des libertés publiques... Le débat démocratique ne saurait être ni confiné ni confisqué au nom d’une illusoire « union sacrée ».
La question de « l’après que nous voulons » doit être posée : conséquences sociales, économiques, écologiques de la pandémie et remise en cause des politiques libérales mortifères. Comment croire un président qui promet mollement une sanctuarisation des services publics quand dans le même temps il continue de s’attaquer à travers les ordonnances au code du travail et aux garanties collectives ? Comment ne pas nourrir d’inquiétudes, sur la préservation des libertés, sur le risque d’une société de contrôle des citoyens accentuée crise après crise ?
Si l’heure n’est pas encore au bilan, un fait s’impose : le pays tient grâce à ses services publics, notamment l’hôpital et l’Éducation nationale.
Le gouvernement ne pourra s’exonérer d’une reconnaissance en actes de cet engagement.
Dans leur rôle d’amortisseur social, les services publics sont, non pas un coût pour la société, mais d’abord une richesse, un investissement et un outil permanent de solidarité. Au sortir de cette crise sanitaire, les conditions d’une véritable solidarité nationale et internationale seront à réunir. Au-delà des paroles, les actes politiques et économiques seront déterminants. Le SNES, avec la FSU, est porteur d’un tout autre projet de société que celui imposé aujourd’hui, renouant avec l’ambition actualisée des principes fondateurs du Conseil national de la Résistance.

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