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Un film de Sherif Arafa, Kamla Abou Zikry, Marwan Hamed, Mohamed Ali, Sherif El Bendary, Khaled Marei, Mariam Abou Ouf, Ahmad Abdallah, Yousry Nasrallah, Ahmad Alaa (Egypte)

"18 jours" Sortie en salles le 7 septembre 2011

Des hommes enfermés dans un établissement psychiatrique suivent les événements à la télévision.
Une jeune vendeuse de thé à la sauvette décide de rejoindre la révolution le jour où elle a teint ses cheveux en blond…
Un leader du mouvement est arrêté la veille du grand jour.
Deux pauvres marginaux essaient de gagner un peu d’argent en vendant drapeaux et photos.
Ali et son grand père se perdent dans les rues de Suez passée l’heure du couvre-feu.
Un jeu homme sorti d’un coma diabétique le 28 janvier, entendant des coups de feu, se cloître des jours durant, dans sa boutique.
Un jeune homme qui vit penché sur son ordinateur, ne quitte son siège que pour regarder aller et venir sa voisine d’en face dans son appartement. Ils tomberont nez à nez au cours d’une manifestation.
Mona décide de se rendre sur la place Tahir mais son mari s’y oppose…
Un salon de coiffure se change en hôpital de campagne et le coiffeur devient l’assistant du médecin qui soigne et recoud les blessures…
Ce sont des citoyens égyptiens ordinaires, souvent peu politisés, pris ou surpris par la révolution, et les 18 jours du titre sont ceux qui se sont écoulés entre le 25 janvier et le 11 février 2011.
Le film est constitué de dix courtes histoires réalisées dans l’urgence, l’enthousiasme et sans financement.
Entre détresse et allégresse, ce sont des récits vécus, entendus ou imaginés autour de la révolution en Egypte.
La réussite de ce film dont les épisodes ont été tournés "à chaud" tient autant dans la disparité voire le contraste d’inspiration de chacun des chapitres, que dans la cohérence de l’ensemble au final.
La drôlerie de certains épisodes, le pathétique de certains autres, résonnent différemment mais convergent ensemble pour décrire une réalité imprévisible, la non préparation aux événements des protagonistes qui appartiennent tous à une couche de la société qui semblait s’accommoder de la situation et n’imaginaient pas qu’un tel mouvement puisse survenir un jour.
Les représentants de cette majorité silencieuse et résignée perçoivent l’importance du moment et, de façons différentes, finissent par y adhérer.
L’idée première des producteurs était de mettre le film sur internet pour qu’il atteigne le monde entier et renseigne sur la révolution égyptienne.
Le film a fini par faire partie de la sélection officielle cannoise.
Les recettes, par le biais d’une ONG appelée 18 days, iront aider les jeunes talents égyptiens dans les domaines du cinéma et de l’éducation.
Des moments d’une belle inspiration
Francis Dubois

Le site Zérodeconduite.net a mis en ligne un dossier pédagogique autour du film, qui propose des activités en classe, notamment en Éducation civique / Géographie : www.zerodeconduite.net/18jours PL

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