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Un film de John Maloof et Charlie Siskel (États-Unis).

"A la recherche de Vivian Maier" Sortie en salles le 2 juillet 2014.

En 2007, alors qu’il écrit un livre sur les environs de Chicago, l’historien John Maloof est à la recherche de photographies pour illustrer son ouvrage.

A l’occasion d’une vente aux enchères, il se retrouve en possession d’un carton rempli de négatifs dont aucun ne lui sera utile.

Cependant, intrigué par la qualité des images, il décide de percer le mystère.

L’auteur des clichés est une femme. Elle se nomme Vivian Maier et semble totalement inconnue.

Une adresse au milieu des négatifs le met sur la piste d’un homme qui se souvient d’autant mieux de Vivian Maier qu’elle a été autrefois sa nounou et qu’il a continué, après sa mort, à payer un garde-meubles où sont regroupées toutes les affaires qu’elle avait accumulées au fil de sa vie.

Parmi les objets de toutes sortes, John Maloof découvre d’autres négatifs et des centaines de pellicules photos non développées.

Ce premier contact avec quelqu’un qui a connu Vivian Maier le conduira à d’autres personnes et de témoignage en témoignage, il finira par connaître un peu mieux celle qui avait caché ses photographies et sa vie privée aux yeux de tous.

Née à New-York d’une mère française, Vivian Maier était inséparable de son Rolleiflex et elle prit, tout au long de son existence, plus de 100 000 photos qu’elle n’a jamais montrées.

Aujourd’hui, grâce à la pugnacité de John Maloof, son travail a été mis en lumière et les expositions de ses œuvres se multiplient partout dans le monde, remportant un énorme succès auprès du public à New-York, Los-Angeles, Londres….

En quelques années, elle est devenue l’une des plus importantes "Street Photographer" du vingtième siècle.

Dans le premier tiers du film, John Maloof raconte comment il a été amené à découvrir le travail de Vivian Maier par le plus grand des hasards, et à déceler très vite, en voyant les clichés "la patte" d’une grande artiste.

Comment il a tenté sans succès d’associer à sa découverte les plus grands musées.

De quelle façon, il a été poussé par la certitude d’avoir découvert une grande photographe, à organiser de son propre chef les premières expositions.

Dans une deuxième partie du film, il recueille les témoignages de ceux, enfants dont elle a été la nounou ou parents employeurs, qui l’ont côtoyée et l’ont diversement ressentie.

Tout ce qui est dit de Vivian Maier (les témoignages sont souvent contrastés) finissent par dévoiler un personnage de femme seule, excentrique, à la forte personnalité, dont les rapports aux autres et aux hommes en particulier, étaient difficiles…

Elle est morte dans le dénuement. La question est de savoir si cette célébrité posthume aurait été de son goût.

Francis Dubois

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