Année 2017-2018

APB est mort, vive Parcours Sup ? (Lyon)

Rien n’est moins sûr : les scientifiques pointent le risque d’engorgement du système qui n’est pas un algorithme mais une plateforme de services affectant au fil de l’eau. Même le Conseil d’Etat s’inquiète du calendrier contraint. Sur le fond, ne nous laissons pas piéger : il n’y aura pas « d’orientation choisie » , mais une logique de tri efficace. De plus, soyons vigilants au risque de dévoiement du rôle du Professeur Principal. La fiche de dialogue eduscol est explicite : elle en fait une sorte de DRH remplissant une fiche de positionnement. Le PP ne serait finalement pas là pour apporter un conseil aux élèves mais pour « éclairer » l’avis sélectif du proviseur.

Le gouvernement consulterait sur le bac ! Le SNES a bien été reçu par la commission Mathiot mais la parole est verrouillée autour du projet Macron. Le SNES refuse de s’enfermer dans un faux débat. Il continue à porter son projet de réforme du bac. A Lyon, lors des réunions départementales, les collègues ont affiché leur refus du contrôle continu et se sont inquiétés de la révolution qu’imposerait cette réforme. En s’alignant sur le modèle anglo-saxon, des plus inégalitaires, on serait bien dans un changement de paradigme. Ce qui fuite des institutions ce sont 3 ou 4 épreuves finales en février, et 2 épreuves en juin : la philosophie (une même épreuve pour tous) et un colloquio à l’italienne (grand oral interdisciplinaire ). Cette semestrialisation des enseignements entraînerait une baisse d’heures de cours, des cartes scolaires et la multiplication des compléments de service (forte baisse des postes au concours cette année d’ailleurs !). La question de la voie technologique n’est pas abordée. Enfin, la refonte du lycée qu’implique ce nouveau bac entraînerait une réforme à la hache de la classe de seconde dès septembre 2018, classe pourtant en difficulté on le sait et donc encore sacrifiée.

Autres articles de la rubrique Année 2017-2018