Avancement à la Hors-classe

Hors-classe des professeurs agrégés

[Agrégés] Bilan de la CAPN 2017 d’accès à la hors-classe L’action du SNES-FSU : Des avancées incontestables pour tous !

Il y avait, cette année, 2 226 promotions possibles. 1 794 collègues au 11e échelon ont été promus (soit 80,6 % des promotions). 432 collègues au 10e échelon (soit 19,4 % des promotions) ont également été promus, parmi lesquels de nombreux collègues ayant connu un retard de carrière. Le SNES-FSU met en œuvre concrètement le mandat visant à ce que tout agrégé en fin de carrière accède à la hors-classe : la proportion de collègues en fin de carrière promus continue donc d’augmenter. Ainsi plus de 85 % des agrégés partent actuellement à la retraite avec ce grade.

Ils pourraient cependant être encore plus nombreux et notamment ceux qui ont la plus grande ancienneté dans le 11e échelon. Nous avons donc insisté sur la situation des collègues au 11e échelon depuis au moins 4 ans (qui ont un bénéfice immédiat de la promotion) et en particulier des « THO » (car de nombreux collègues se trouvent bloqués en académie avec cet avis depuis des années sans perspectives d’évolution et en particulier les collègues du supérieur). Dans la perspective du PPCR qui a abaissé à 3 ans d’ancienneté dans le 11e échelon le bénéfice financier d’un passage à la hors-classe, nous avons également demandé la promotion de plus de collègues dits « 11+3 ». Enfin nous avons souligné l’urgence de la promotion d’un certain nombre de personnels au 10e échelon avec 2 ans d’ancienneté qui sont proches du départ à la retraite. Cibler prioritairement des collègues en fin de carrière, c’est faire avancer la carrière de tous.

Dans les propositions initiales de l’administration figurent aujourd’hui une plus grande proportion de 11e (près de 70 % des collègues au 11e échelon inscrits sont proposés) dont des collègues pénalisés par leurs points au titre du parcours de carrière et disposant de l’avis EXC ou REM.

Conclusion logique d’une action menée depuis plusieurs années pour élargir l’accès à la hors-classe aux collègues 11+4 ayant un avis THO, nous avons réussi à faire promouvoir 53 de ces collègues. Rappelons que c’est contre l’avis de l’administration et d’autres organisations syndicales que nous avions entrouvert la porte en 2012 avec 5 nominations.

Les interventions depuis plusieurs années des élus du SNES-FSU sur la question de la hors-classe au ministère et en CAPN ont permis des avancées considérables par le biais de la note de service envoyée aux recteurs et par la constitution d’un nouveau barème. Pour l’ensemble du corps, il reste en 2017 au niveau national 516 collègues au 11e échelon depuis au moins 4 ans (ils étaient au nombre de 1 879 en 2011 et de 1 094 en 2014).

Ces avancées sont le résultat du poids de la FSU aux dernières élections professionnelles et des interventions exigeantes et continues des commissaires paritaires nationaux du SNES, du SNEP et du SNESUP en CAPA et en CAPN quand d’autres syndicats se concentrent surtout sur des effets de « com » et leur rapidité à envoyer des résultats, même quand les collègues ne leur ont pas donné l’autorisation de le faire.

Des revendications à satisfaire

Malgré ces points très positifs pour la grande majorité de la profession et un effet sensible du nouveau barème, il reste des inégalités inacceptables entre académies. Quand dans certaines académies, vous avez 100 % de chance d’obtenir la hors-classe en fin de carrière, dans d’autres, les positions dogmatiques et injustes des recteurs barrent un grand nombre de collègues de l’accès à la hors-classe : certains collègues 11+4 ne sont toujours pas inscrits sur la liste rectorale malgré la note de service. Trop de collègues en fin de carrière ne bénéficient pas d’avis exceptionnel. Nous sommes donc intervenus pour que l’équité dans un corps à gestion nationale soit rétablie. Le ministère nous a indiqué vouloir être vigilant quant à la pratique des académies sans pour autant vouloir remettre en cause le choix des recteurs.

Nous avons réaffirmé notre revendication que la hors-classe doit devenir le débouché naturel de carrière de tous les collègues, rappelant fermement les engagements de la Ministre elle-même assurant que, dans le cadre de la revalorisation des salaires et des carrières, « les enseignants bénéficieront de rendez-vous de carrière qui leur permettront (…) d’accéder dans le déroulement normal de leur carrière à la hors-classe. ». Nous avons donc demandé des signaux forts en ce sens pour les collègues.

Renforcer le poids du SNES-FSU

Évidemment, il y a encore beaucoup à faire, surtout en matière de carrière. L’opiniâtreté associée au poids du SNES-FSU paye et ce poids doit être renforcé. Nous avons encore bien d’autres revendications à faire avancer, aujourd’hui dans le cadre des discussions relatives à la revalorisation des salaires et des carrières : l’inscription dans le statut d’une clause de sauvegarde permettant la promotion automatique à la hors-classe des personnels ayant atteint le 11e échelon depuis plus de 3 ans ; un accès élargi à la classe exceptionnelle (débouché de carrière ouvrant sur la hors-échelle B réservé à 10 % du corps dans le projet) pour une réelle revalorisation de la fin de carrière des professeurs agrégés. A l’heure actuelle, le barème de la future hors-classe n’est toujours pas connu, comme celui d’ailleurs de la classe exceptionnelle. Il est important de continuer à peser dans les discussions et dans leur élaboration.

Cette CAPN a également été l’occasion de réaffirmer nos objectifs au nouveau ministre : continuité de certains chantiers initiés sous le précédent quinquennat avec revalorisation financière pour tous portant à la fois sur la valeur du point d’indice de la fonction publique et sur la progression dans la carrière ; remise sur la table des discussions du statut de professeur bi-admissible ; mise en place de pré-recrutements, seuls à même de pallier les difficultés de recrutement dans le second degré ; amélioration significative des conditions de travail et d’études des personnels et des élèves dans les collèges et lycées ; clarification nécessaire de la question de l’autonomie des établissements : afin de permettre aux équipes pédagogiques d’avoir davantage de pouvoir d’agir sur leur métier, de diversifier leurs pratiques et de construire des projets tenant compte des publics accueillis, et non pas renforcer le pouvoir du chef d’établissement comme les politiques menées jusqu’à présent dans ce domaine l’ont fait.

Attention !
Certaines organisations syndicales tentent de faire croire qu’elles sont présentes lors des CAPN en envoyant des courriers de réponse, en particulier sur les boîtes mails professionnelles sans demander d’ailleurs l’avis des collègues. Seules les syndicats de la FSU (SNES, SNEP et SNESUP) avec 6 sièges, le SNALC avec 2 sièges, le SGEN et FO avec 1 siège respectivement, ont des élus en CAPN. Du fait du nombre de ses représentants, de sa présence dans toutes les CAPA et de son expertise, le SNES-FSU est seul en capacité de défendre les intérêts individuels et collectifs de la profession.

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