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Un film de Santiago Amigorena (France-Canada-Argentne-Brésil)

"Another Silence" Sortie le 19 octobre 2011

Marie est officier de police à Toronto. Un soir, sur le chemin du stade où ils vont assister à un match, son mari et son fils son mitraillés par deux hommes. Les soupçons de Marie se portent sur Pablo Molina, un trafiquant de drogue argentin dont elle a contribué à l’arrestation quelques mois plus tôt.

Elle part en Argentine sur les traces du meurtrier et de son complice…

La détermination de la jeune femme, officier de police, à venger la mort de son mari et son fils n’a d’égal que la volonté de Santiago Amigorena de conduire son film tambour battant. Cette précipitation à aboutir semble l’aveugler au point qu’il fait fi des distances, du temps et le plus souvent, prive son récit de crédibilité.

La facilité avec laquelle Marie retrouve la trace des meurtriers, la facilité avec laquelle elle se déplace d’un pays à l’autre, d’une ville à l’autre, franchit les obstacles qu’elle rencontre, sont assez déconcertants.

Le sujet qui ne déborde pas d’originalité aurait peut-être nécessité un autre traitement que celui de suivre à la trace, pratiquement d’un bout à l’autre du film, la jeune femme à travers les rues des villes comme sur les chemins de régions désertiques et rocailleuses.
Le récit qui débute sur un douloureux mais extrême désir de vengeance finit comme un hymne au pardon lorsque Marie aura approché le meurtrier de sa famille. Quand elle aura compris l’isolement et la misère du personnage qui, contre un peu d’ l’argent aura accepté d’effectuer un meurtre dont il ne savait pas qu’un enfant serait la victime.

Marie-Josée Croze endosse un personnage qui d’ordinaire revient à un homme. Elle bénéficie d’un atout certain, une silhouette que mettent en valeur la solitude ou les paysages arides qu’elle est amenée à traverser...

De plus près, on ne lit sur le visage que la détermination à arriver à ses fins et la souffrance dans les moments pathétiques.

Restent les magnifiques paysages argentins de la région de Jujuy, un désert de sel particulièrement photogénique dont le metteur en scène évite l’effet carte postale. La lumière est aussi très belle.

Francis Dubois

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