Actualités

Bac 2013 en histoire-géo : état des lieux d’un malaise grandissant - Pourquoi dans un tel contexte, des sujets portant sur la fin du programme ?

Pour les élèves de série ES et L, la nouvelle session du bac porte sur des programmes inédits et de nouvelles épreuves.
Elle a lieu dans un contexte où le malaise est grandissant.
Les enseignants d’histoire géo n’ont eu de cesse de dénoncer un programme infaisable. Le nouvel exercice intégré à l’épreuve, la complexité des thèmes à aborder ont été inconciliables avec le nombre de questions à traiter. « Boucler » le programme s’est traduit par un bachotage et un gavage particulièrement indigeste et insensé, faisant de la liberté pédagogique un vœu pieux.
Les enseignants sont sans illusion sur ce que peuvent faire une grande majorité de leurs élèves sur les sujets tombés. Au mieux, les plus méritants auront-ils réussi l’exercice de pure mémorisation impressionnant auquel ils ont été soumis. Au pire, il nous sera demandé d’être indulgents sur les copies indigentes. Que faire d’autre alors qu’une partie de l’épreuve, pour laquelle les candidats n’ont pas de choix possible, porte sur le dernier thème du programme, qui bien souvent a été fait au pas de charge, voire à coup de fiches photocopiées ? Qu’un des sujets de composition porte sur une étude de cas réalisée le plus souvent en 2 ou 3 heures de cours ?

De tels sujets conjugué à des épreuves sans choix placent donc les correcteurs (qui sont aussi des enseignants soucieux de la réussite de leurs élèves !) face à un dilemme douloureux : endosser la responsabilité de l’échec de nombreux candidats ou cautionner les programmes actuels comme étant à la portée des élèves.

Or ceux-ci sont d’une ambition déconnectée de la réalité du terrain, provoquant un trouble croissant chez les enseignants quant au sens de leurs discipline, dégoutant bien des élèves de continuer à l’étudier dans le supérieur.

Dans l’attente de programmes réellement pensés et discutés avec les professionnels dans le cadre de la mise en place du futur CSP, il est plus qu’urgent d’alléger de façon sensible ces programmes afin de permettre de redonner de la saveur aux savoirs et de retrouver le sens de cette discipline.

Autres articles de la rubrique Actualités