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Un film de Bruno Podalydès (France)

"Bancs publics, Versailles Rive Droite" sortie en salles le 8 juillet

Bruno Podalydés nous a habitués à des comédies singulières, plutôt réussies, telles que "Versailles Rive Gauche" ou "Dieu seul me voit, Versailles-Chantiers"qui jouaient sur la personnalité pataude d’un personnage décalé joué par le frère, Denis Podalydès.
"Bancs publics, Versailles Rive Droite" épuisera le filon de cette veine là puisqu’il n’y a aucune autre gare à Versailles pour fournir l’occasion d’un quatrième titre.
SNES_BancsPublics Au générique de "Bancs publics" on compte une centaines de noms d’acteurs souvent célèbres, Arditi, Nicole Garcia, Emmanuelle Devos, Michel Aumont, Mathieu Amalric, Catherine Deneuve ou Josiane Balasko. Ils apparaissent quelques minutes pour croquer un personnage savoureux ou pas, pour servir une idée inventive ou éculée d’un scénario parfois malin qui cède une fois de plus, à ce genre cher, avec plus ou moins de bonheur, à la production cinématographique française actuelle : le film choral.
Depuis les fenêtres de leur bureau, trois employées remarquent sur la façade de l’immeuble d’en face un calicot où est écrit : "homme seul". L’idée de cet affichage provient-elle d’un solitaire désespéré au bord du suicide, d’un dragueur en mal de technique ou d’un égocentrique… L’action du film abandonnera le bureau peuplé de personnalités hautes en couleur pour aller faire un tour dans un jardin public voisin, le square des Francines, où, pour obéir à la démarche narrative du film, chaque occupant ira de sa partition, avant de nous amener dans l’intimité du magasin Brico-Dream ou des vendeurs fantaisistes ou incompétents sont confrontés aux exigences de clients capricieux…
Si d’un lieu à l’autre on s’éloigne de l’histoire de l’homme seul, on y revient régulièrement et même si le suspens n’est pas le propos, les fausses pistes ne manquent pas.
Pour faire, avec des moments n’excédant pas quelques minutes, un film de presque deux heures, Bruno Podalydès a dû ratisser large dans le domaine du gag et si les apparitions de Claude Rich et Michel Aumont, ou celle de Nicole Garcia sont savoureuses, la scène du pot de départ à la retraite de la chef de Bureau Josiane Balasko semble avoir servi déjà dans une multitude de films peu glorieux.
Le parti pris de faire un film avec des petits morceaux de vie limité à trois lieux était risqué. Le risque se vérifie et la lassitude guette bientôt le spectateur même s’il reprend vigueur et intérêt lorsque survient une bonne idée, une trouvaille, un interprète inattendu…
Pourquoi avoir distribué Arditi en PDG fatigué et Eric Elmosnino en clochard de jardin public alors que le contraire aurait été peut-être, puisque nous sommes dans la comédie légère, par le biais du contre-emploi, plus savoureux.
On ne s’ennuie pas. On s’amuse parfois. On sourit souvent. En tous cas, le fameux homme seul était bel et bien à trouver dans la multitude des personnages qu’on a vus défiler…
Francis Dubois

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