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Un film de Carlos Saura (Espagne)

"Beyond Flamenco" Sortie en salles le 4 janvier 2017.

La Jota, l’une des sources du Flamenco, est une danse traditionnelle encore très présente et pratiquée partout en Espagne.

Proche du Fandango, sa naissance remonte au XIIème siècle. Elle aurait été inventée par le troubadour arabe Aden Jot.

Sa forme, le choix des instruments qui l’accompagnent et la couleur des voix, varient selon les provinces et a subi des transformations au fil des siècles.

Elle se danse accompagnée du claquement des castagnettes et dans les costumes traditionnels de la Province.

Elle relève de l’exploit physique car elle est soumise à des rythmes très rapides à base de sautillements incessants.

Cinéma : Beyond Flamenco

Après " Tango" et " Argentina ", Carlos Saura propose avec " Beyond Flamenco-Jota" un nouveau voyage musical en rendant compte de la richesse et de la modernité de ce genre où se côtoient la musique, le chant et la danse.

Le film s’ouvre sur un cours de Jota pour enfants où de très jeunes gens suivent avec enthousiasme et beaucoup de concentration, l’enseignement du célèbre danseur Miguel Angel Berna.

Il s’achève sur une fête de village à laquelle participent des personnes de tous âges dont le plaisir de danser est évident.

Ces deux séquences enthousiastes, rendent compte de l’intérêt et de l’attachement que les populations, toutes générations confondues, continuent de porter à ce genre musical et chorégraphique.

Hors de tout fil conducteur narratif et d’histoire à raconter, le film fait défiler, le temps d’une chanson, différentes figure et facettes de la Jota

Sur ces bases, la continuité s’établit essentiellement par une suite de séquences sans lien entre elles, mais en parfaite harmonie où alternent les prestations de différents artistes.

Là, se succèdent tout un éventail de rythmes, de danses et de chansons où les artistes se distinguent les uns des autres par le style, les instruments de musique qui s’ajoutent aux castagnettes, accordéon, instruments à vent et par les décors devant lesquels ils se produisent, des éclairages plus ou moins sophistiqués.

L’intérêt du film de Carlos Saura repose sur deux points : la mise en espace de chacune des séquences musicales en fonction du nombre de participants, les éclairages ou les toiles de fond variant de l’une à l’autre. Ici, le spectateur n’a qu’à se laisser porter par le spectacle.

Et à travers la grande variété des démonstrations, l’évolution d’un genre musical populaire qui atteste de l’importance d’un art qui dépasse les limites du folklore et appartient au patrimoine culturel du pays.

Un film-spectacle féerique et passionnant.

Francis Dubois

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