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Un film de Mateo Gil (Espagne)

"Blackthorn" Sortie en salles le 31 août 2011

Le légendaire Butch Cassidy n’est pas mort. Il vit en Bolivie sous le faux nom de James Blackthorn. C’est maintenant un homme vieillissant qui n’aspire plus qu’à rentrer chez lui pour retrouver un fils qu’il n’a jamais connu.
Sur la route où il va en solitaire, il croise un jeune ingénieur dont il découvre qu’il vient de braquer la mine dans laquelle il était employé, laissant sur le flanc de nombreux ouvriers...

Blackthorn s’engage alors pour une dernière chevauchée.
Le film de Mateo Gil n’est pas à proprement parler une suite aux aventures de Butch Cassidy relatées dans le célèbre film de George Roy Hill.
Et si l’angle politique est reconduit, le regard qu’a le personnage sur ses actes passés, jouit d’un éclairage nouveau à travers celui plus moderne, symbolisé par le jeune ingénieur.
S’il était à la tête d’un gang d’individus violents, Butch Cassidy faisait preuve de rigueur et de loyauté. Il faisait preuve de beaucoup d’humour, ne buvait pas et se comportait souvent comme une sorte de Robin des Bois. Autant d’aspects du personnage qui n’apparaissaient pas dans le film de George Roy Hill.
Le film repose sur les épaules de Sam Shepard qui donne un Butch Cassiddy charismatique. Il joue le personnage comme un vieux renard au regard acéré, à la fois totalement livré à son destin, saisi par son âge, et déterminé à mener à bien le projet qu’il s’est fixé, retrouver son fils devenu un adulte.
Eduardo Noriega, en jeune homme fougueux, fait de l’ingénieur un parfait contre-poids au récit tour à tour haletant et nonchalant, où l’on se laisse porter.
La faiblesse de la réalisation de Mateo Gil tient à un usage discutable des flash-back sans doute inutiles. Ils entravent d’autant plus la narration qu’ils sont une illustration maladroite et mièvre du passé houleux du héros.
Mateo Gil offre l’occasion de renouer avec le western, les grands espaces, ses héros malins comme des renards, flairant le moindre danger, placides en toutes circonstances, liant au passages de solides amitiés viriles.
Au total,"Blackthorn" offre au spectateur, un agréable moment.
Francis Dubois

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