Collèges en zone rurale

Collège : L’ « école du socle » au coin du bois

Un rapport de la « mission ruralité » a été remis au Ministère de l’éducation nationale et publié.

Il pointe l’absence et un besoin de politique nationale cohérente en matière de « ruralité scolaire », dont la définition est en elle-même un enjeu politique. Presque tous les départements sont pourtant concernés même si moins d’un tiers des élèves résidant dans une zone rurale y sont scolarisés. Le rural se caractérise par un « sur-encadrement enseignant et un sous-encadrement administratif ». De nombreuses données chiffrées sont ensuite disséquées sous l’angle plus aigu de la « ruralité éloignée », très peu dense et éloignée des grands pôles d’emploi, et du « rural des petites et moyennes villes ». Les difficultés s’y accumulent : légère sous performance, sur-orientation vers les lycées agricoles dans le premier cas et proportion plus importante de familles de CSP défavorisée dans le second cas. Ces deux catégories d’établissement demandent une politique scolaire adaptée.

Suit une série de recommandations dont « l’élaboration d’un référentiel de l’éducation rurale » cadrant les structures : pas moins de deux classes par niveau ; une réflexion sur de nouveaux maillages des collèges et donc probablement de fermetures d’établissements ; la mise en place effective de l’ « école du socle », intégrant le primaire dans les collèges avec modification du statut des enseignants pour faciliter les échanges de service entre enseignement primaire et secondaire ; des stratégies possibles de modifications de l’affectation des enseignants allant de mesures incitatives à une « obligation de service en établissement non attractif de deux ou trois ans » en passant par une certification « rurale ». La concurrence du privé est à peine évoquée ainsi que le développement des internats qui devrait pourtant faire prochainement l’objet d’annonces.

Le SNES-FSU rappelle sont attachement à la continuité du service public sur l’ensemble du territoire et son refus de voir modifier les statuts des enseignants.