Nouvelles internationales

Congrès de la FSLE en Roumanie

A l’occasion de la célébration du 25ème anniversaire de la création de la FSLE, les revendications pour de meilleurs salaires ont été au centre des débats avec la nécessité aussi de réformer le système éducatif roumain.
Dans un pays où le salaire minimum net est de 154 euros, un professeur débutant perçoit 230 euros net et 318 en fin de carrière pour 18 heures de cours par semaine. Selon Simion Hancescu, Président de la FSLE, « il faut assurer de meilleurs salaires et obtenir un statut digne des enseignants qui devraient être respectés par toute la société. » Depuis la mobilisation de novembre 2013, la question des salaires reste de toute évidence la priorité dans une plate-forme syndicale qui exige l’attribution d’au moins 6 % du PIB à l’éducation afin de faire diminuer l’écart entre la Roumanie et les autres pays de l’UE.
Pour que la profession enseignante soit attractive, la FSLE estime que le salaire d’un professeur débutant devrait être égal au salaire mensuel moyen en Roumanie soit 380 euros net, puis 500 euros en milieu de carrière et 950 euros en fin de carrière. D’où les pressions exercées en direction du gouvernement pour obtenir une nouvelle « loi de salarisation ». Chaque secteur budgétaire (éducation, santé, etc.) a sa propre loi de salarisation. Celle concernant l’éducation devrait prochainement être débattue. Par ailleurs, la FSLI accompagne ses revendications d’exigences en matière de création de postes d’enseignants pour les 7000 établissements scolaires, soit une demande de 1250 postes pour 2015-2016. La FSLE souhaiterait également obtenir un montant forfaitaire annuel de 100 euros pour chaque enseignant(e) qui suivrait des actions de formation continue. Cet argent proviendrait des fonds européens non remboursables.
« Il ne faut jamais oublier que l’éducation est un bien commun et que nous avons l’obligation de la rendre performante, afin qu’elle génère du progrès et de la prospérité. » C’est en ces termes que Simion Hancescu justifie aussi le besoin de réformes : programmes scolaires, formation des enseignants, évaluation des élèves. Vaste chantier aux nombreux défis pour une profession enseignante à la recherche d’un vrai statut.

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