Nouvelles internationales

Congrès de la NASUWT avril Cardiff "Voter pour l’éducation"

Le SNES-FSU a participé aux travaux de ce Congrès qui a réuni 1000 délégués. Le syndicat britannique a 295 000 adhérents. 30 000 sont en fait des débuts de carrière qui se sont syndiqués gratuitement. Surprenant, ils sont également syndiqués à la NUT, syndicat concurrent, ou ATL ( Association of teachers and lecturers)

Des Invités internationaux sont venus de plusieurs pays : BTA Bahrein, ITU Iraq, KTU Corée du Sud, NGTW Inde, UNATU Ouganda, PTUZ Zimbabwe, GNAT Ghana, AFT et NEA USA, AOB Pays- Bas, DLF Danemark, SNES-FSU et CSEE (Comité Syndical Européen de l’Education).

Le thème du congrès est repris dans les publications pour les élections du 7 mai : « réclamer la promesse – voter pour l’éducation ».
L’essentiel des motions présentées concerne l’alourdissement de la charge de travail, les salaires, les conditions de service et les coupes budgétaires depuis 2010, les méthodes managériales des chefs d’établissements. Le contexte des élections avec le vote du 7 mai pèse lourd dans les débats.

Les baisses de salaires depuis 2010 font qu’un enseignant écossais en début de carrière a perdu 13 800 livres depuis 2010 soit 18 909 euros, en milieu de carrière 18 300 livres soit 27 244 euros.
En Angleterre la NASUWT a mis en place une enquête avec l’université de Warwick afin d’évaluer l’impact des changements des salaires enseignants. Une étude avec questionnaire en ligne à remplir jusqu’au 8 mai est destinée aux adhérents et non-adhérents en poste dans les établissements publics.

D’autres motions ont pour sujet le système d’inspection, l’OFSTED qui évalue les enseignants et les établissements, et son impact sur la santé des personnels, stress, absences. Il est question également du recrutement et du maintien des enseignants dans la profession. Un chiffre est avancé : 40 % des professeurs quittent la profession au cours des 5 premières années d’exercice.
La NASUWT a également conduit une enquête auprès de 2400 enseignants pour traiter de la pauvreté qui touche 3,7 millions d’enfants au Royaume Uni. C’est le résultat, entre autre, des coupes budgétaires dans les aides sociales.

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