Communiqués

Conseillers principaux d’éducation (CPE) : Un métier centré sur le suivi des élèves et qui doit le rester

Après les deux dernières audiences ministérielles sur la question des Conseillers principaux d’éducation (CPE), le SNES s’inquiète des évolutions envisagées des missions de ces personnels.

Le 27 janvier 2010, le ministère a affirmé sa volonté de réorienter l’activité professionnelle des CPE en les rapprochant de l’équipe de direction.
Le 12 février 2010, lors d’une présentation par l’Inspection Générale des grandes lignes d’un projet de protocole d’inspection visant à « fortifier l’identité professionnelle des CPE en les positionnant dans l’espace de l’établissement », le glissement du métier vers des missions de pilotage et de management de l’établissement a été confirmé.

Le SNES, comme la grande majorité des CPE, demande que le suivi et l’accompagnement des élèves reste le cœur du métier des CPE et que leur travail continue de s’inscrire en complémentarité de celui des enseignants et des autres personnels.

En outre, le SNES s’inquiète de la régression continue du nombre de CPE sur le territoire.

Luc Chatel ne peut pas continuer d’apporter comme unique réponse à ces inquiétudes le fait que leur nombre a augmenté depuis 2002.
Cette augmentation, plus que légitime dans le cadre d’un plan de rattrapage de postes en collège, s’est arrêtée en 2006. Depuis, les recrutements ne compensent plus les départs à la retraite ni les réorientations professionnelles : en trois ans, 674 postes de CPE ont disparu. Les besoins sont toujours là, puisque :
1) de nombreux postes restent vacants,
2) 500 collèges fonctionnent encore sans CPE,
3) les rectorats recrutent de plus en plus de contractuels,
4) le nombre de titulaires remplaçants s’est effondré.

Le SNES poursuit la mobilisation pour des recrutements et des créations de postes de CPE, pour de meilleures conditions de travail dans les vies scolaires et pour un métier qui garde son identité. Le SNES appelle ainsi les CPE à participer à une journée d’action le 30 mars dans leurs académies et à se rassembler à Paris le 5 mai le jour du colloque sur le métier.

Autres articles de la rubrique Communiqués

Mots-clés