Lycée et post-bac

Bac Blanquer

Contrôle local partout, diplôme national nulle part

Par cette réforme, le gouvernement met fin à des décennies de démocratisation scolaire durant lesquelles le BAC constituait une référence commune en ouvrant l’accès à des études universitaires de son choix. Les nouvelles modalités des épreuves percutent à la fois l’organisation des enseignements et l’exercice du métier d’enseignant. Elles conjuguent le renvoi au local avec une bureaucratisation renforcée de l’évaluation.

Le nouveau Bac continue de piloter l’organisation du lycée mais impose désormais le principe de l’adaptation locale et devient ainsi un puissant agent de dérégulation du système éducatif.
Le nouveau bac se caractérise d’abord par l’institutionnalisation du contrôle continu comme évaluation certificative du premier grade universitaire. Les arrêtés peuvent ainsi moduler librement la part qu’il occupe. L’évaluation locale devient majoritaire ! Epreuves communes, notes du livret scolaire et Grand oral (organisé dans et par l’établissement du candidat avec un jury composé au moins aux 2/3 d’enseignants du même établissement)… Des arrêtés viendront certainement préciser les choses mais vu l’esprit de la réforme, sachant déjà que certaines épreuves terminales, notamment celles qualifiées de " pratiques " seront organisées localement, on pourrait voir se généraliser le principe. D’une certaine manière, les épreuves en cours d’années, aujourd’hui réservées aux langues vivantes, sont généralisées aux autres matières et étendues à aux deux années du cycle terminale.

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