Actualité théâtrale

A la Maison de la Poésie - Paris

"De la montagne et de la fin" d’après Marina Tsvetaeva Mise en scène de Nicolas Struve. Jusqu’au 28 juin

Marina Tsvetaeva, poétesse russe naquit à Moscou en 1892. Elle connut un exil de dix sept années. Deux ans après son retour dans son pays natal, elle se suicide. Elle laisse une œuvre poétique importante.
Septembre 1923, Marina Tsvetaeva rencontre Konstantin Rodzevitch. Même si leur amour ne dure que quelques semaines, il est pour elle d’une rare intensité et elle le considérera comme le plus fort qu’elle ait connu.
De cette approche de l’autre, restent trente et une lettres qu’elle écrivit chaque jour, qui traduisent à la fois, l’absolu, l’errance, le doute et le désir et dont la lecture en continu constitue une sorte de conte, allant du merveilleux à la souffrance, de la gravité à la légèreté, de la candeur à la maturité, de la certitude aux affres du doute. Textes superbes de sensibilité, de justesse, touchant à la réflexion et à l’instinctif, cette correspondance est dite sur la scène de la petite salle de la Maison de la poésie par une merveilleuse comédienne, Stéphanie Schwartzbrod qui s’accapare chaque parcelle, chaque mot de cette histoire fulgurante et déjà fuyante, les illumine, les module de sa voix douce ou rude, d’un geste court mais précis, de son regard tour à tour malicieux, enfantin ou grave mais toujours lumineux, de sa présence rustique et élégante…
La complicité entre le texte et la comédienne touche à la perfection et on assiste à la mise en superposition de la comédienne et du personnage comme on assisterait à un tour de magie, sans qu’on n’ait rien vu venir.
Musique, vidéo légère et jeux d’éclairages subtiles confirment la qualité de ce spectacle réussi en tous points et dont on garde en sortant toutes sortes d’images persistantes
Francis Dubois.

Réservations = partenariat Réduc’snes tarifs réduits mais sur réservation impérative.

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