Nouvelles internationales

" Déconfinement scolaire" au Danemark 

Moins touchés par la pandémie que d’autres pays européens, la Scandinavie vit une période de déconfinement progressif. Les regards se portent sur le Danemark qui a rouvert ses crèches et une partie de ses écoles primaires dès le 15 avril.

Comparer ce qui est comparable

Il est parfois hasardeux de procéder à des comparaisons dites internationales, ce que n’a pas manqué de faire le Ministre de l’éducation. Vouloir s’en inspirer sans réflexion plus approfondie semble un pari risqué. En mentionnant à maintes reprises les choix opérés par le Danemark, on a cru percevoir que la réouverture des crèches, des écoles maternelles et une partie du primaire incluant les établissements pour les élèves en situation de handicap pouvait servir de base à une expérimentation à observer de près.

Quelques rappels s’imposent. Le système éducatif danois a ses spécificités. Au moment du confinement, le gouvernement danois avait émis des recommandations, en particulier, le ministère de l’éducation sur "l’enseignement d’urgence". Le déconfinement progressif relève de décisions politiques prises au niveau central sur la base des conditions sanitaires définies par les autorités nationales en matière de santé. Le gouvernement a certes établi les classes et niveaux jugés prioritaires pour la réouverture mais il revient aux municipalités et aux établissements de mettre en oeuvre le dispositif.

Quel dispositif ?

2 mètres entre chaque élève, pas de limite quant au nombre d’élèves par classe (cela dépend de la superficie de la salle), aucune obligation de porter un masque ni pour les élèves, ni pour les personnels sauf ceux des crèches, des conditions d’hygiène renforcées avec savon et gel mis à disposition et installation de nouveaux points d’eau. Les crèches ont pu rouvrir le 15 avril mais on conseille aux parents de garder leurs enfants. Les écoles primaires ont attendu le 20 avril après une semaine de tâtonnements. Pour Hans, enseignant dans une école pour enfants handicapés de Copenhague "l’inquiétude prévaut dans des conditions où nos élèves ne comprennent pas tous les nouvelles règles de fonctionnement."

Selon Dorte Lange , Vice-présidente du syndicat enseignant DLF, « nous sommes impliqués dans des consultations, de façon plus étroite que dans d’autres pays avec notre employeur qui n’est pas l’Etat mais l’Association des représentants des municipalités. La situation reste difficile quand on voit que certains employeurs cherchent à mettre en cause les accords collectifs signés sur les conditions d’emploi des personnels. Dans le pays du consensus en matière de dialogue social, rien n’est acquis.

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