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Un film de Tawfik Abu (Israël-France-Allemagne-Palestine)

"Derniers jours à Jérusalem" Sortie en salles le 23 mai 2012

Nour, une jeune comédienne de vingt ans, est enceinte. Elle rencontre Lyad, un chirurgien entre deux âges qui refuse de pratiquer l’ interruption de grossesse. Ils sont palestiniens et vivent à Jérusalem-Est.
Jeune et fantasque, Nour, qui a finalement avorté, tombe amoureuse du praticien. Ils se marient et décident d’aller immigrer à Paris.
Mais sur la route de l’aéroport, Lyad reçoit un coup de fil qui lui fait prendre la décision de rebrousser chemin et de remettre leur départ pour la France à plus tard.
Un terrible accident d’autocar vient de se produire. Les blessés affluent à l’hôpital et son absence, dans les circonstances, engagerait sa responsabilité de médecin.
Nour profite de ce contretemps pour recontacter le directeur de la troupe de théâtre à laquelle elle appartenait. Il lui propose un rôle et l’engagement qu’elle prend vis-à-vis de lui, repousse d’autant le projet parisien du couple.
Ces engagements en entraînant d’autres, le couple entre dans une phase de confusion qui met en péril leur amour et permet à l’un comme à l’autre, de mesurer avec le recul, la probable erreur que représentait leur union.
Ils finiront par quitter Jérusalem pour Paris mais l’accomplissement de ce projet sur lequel reposait leur histoire, finira par faire long feu…
La réalisation de Tawfik Abu reste entre deux eaux. Elle relate à la fois la vie d’une couple de bourgeois de Jérusalem-Est confronté à un quotidien difficile et les difficultés universelles que peut croiser une union mal assortie entre une jeune fille au tempérament d’artiste qui vit totalement au présent et un homme arrivé au point où il doit s’interroger sur un passé qui l’a engagé et lui interdit de changer sa trajectoire.
L’histoire universelle souffre d’un contexte politique resté à l’état d’anecdote, et la description de la vie des palestiniens de Jérusalem-Est, tronquée, peu étoffée, ne convainc pas dans la description qui en est faite.
Les personnages eux-mêmes, finissent par pâtir de la confusion du récit, de rebondissements improbables. Le tracé de leur histoire mal construite, qui va parfois jusqu’à la contradiction, les vide de leur psychologie et, au bout du compte, ils existent si peu qu’on se désintéresse de ce qui peut ou non leur arriver.
L’énigme finale qui pourrait passer pour une fin ouverte, n’apporte rien de plus.
Francis Dubois

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