Actualité cinématographique - avant-premières, festivals...

Un film de Julien Lacombe et Pascal Sid (France)

"Derrière les murs" Sortie en salles le 6 juillet 2011

Suzanne, romancière de renom, a quitté Paris à la suite de la mort de sa petite fille. En panne d’inspiration, elle s’isole, pour se reconstruire et écrire le prochain roman qui devrait la relancer, dans une demeure, un peu à l’écart d’un village d’Auvergne.

© Stephanie Dupont

Alors qu’elle semble retrouver le goût d’écrire dans les sous-sols de la maison qu’elle a découverts derrière des murs de briques, elle est hantée par des cauchemars peuplés de troupeaux de rats et d’apparitions monstrueuses.
C’est alors que disparaît la petite fille à laquelle elle consacrait un moment l’après midi, et à qui elle voulait apprendre à lire et à écrire.
Dans le cinéma français, les personnages qui ont décidé de vivre quelques temps dans une maison restée longtemps inhabitée, devraient se méfier !
Ils ont de grandes chances d’être confrontés à toutes sortes de présences maléfiques, réelles ou imaginaires et amenés à vivre de longues nuits d’épouvante.
La pauvre romancière de "Derrière les murs" n’y échappe pas. Elle subit les affres de l’écriture délirante et parfois indéchiffrable et trouve un compromis, à mi chemin entre la réalité déformée et le fruit de son imagination, pour vivre de terribles moments d’angoisse, qui la font déambuler d’une pièce à l’autre, une lampe à pétrole à la main.
Et comme on est à la campagne, les débordements de son imagination font apparaître, à plusieurs reprises, des troupeaux de rats menaçants.
Rien ne tient debout dans le récit de ce film où tout sent l’artifice. Ni les personnages, ni les situations, ni les enchaînements narratifs et encore moins les ressorts éculés de l’épouvante.
Laetitia Casta qui est plutôt bonne comédienne, tente de donner de la crédibilité au personnage de l’écrivain vouée à la folie mais elle ne peut rien pour rendre crédibles des situations improbables, rafistolées et parfois ridicules.
Le vieux curé du village est un homme crédule, et on ne sait pas si on ferait confiance à l’épicier-maire que tente de rendre ambigu un Jacques Bonnaffé en roue libre. Les gamines qu’on nous présente, au moins pour l’une d’elle, comme une orpheline souillon, portent des robes tabliers qui sentent le neuf et à en juger leur démarche hésitante, on se dit qu’elle n’ont pas eu le temps de se familiariser avec le port de la galoche.
Dommage pour les comédiens embarqués dans ce film manqué.
Francis Dubois

Autres articles de la rubrique Actualité cinématographique - avant-premières, festivals...

  • « Dawson City, le temps suspendu »
    C’est dans cette petite ville canadienne, à 500 kilomètres au sud du cercle polaire, que le conducteur d’une pelleteuse a mis au jour en 1978, lors de travaux pour un centre de loisirs, des boîtes... Lire la suite (2 août)
  • « Les Grands voisins. La cité rêvée »
    Maël est un artiste peintre sans papiers, Adrien est luthier et musicien. Eux et d’autres résidents de tous crins et venus de tous les horizons ont donné naissance à une utopie moderne en plein cœur... Lire la suite (14 mai)
  • « The room »
    Kate, elle traductrice et Matt artiste peintre, un couple de trentenaires dans l’impossibilité d’avoir un enfant, lassés d’une existence citadine s’installent dans une maison isolée qu’ils ont achetée... Lire la suite (14 mai)
  • « Benni »
    Benni est une fillette de dix ans enfermée depuis sa petite enfance dans un état d’ instabilité, une suractivité permanente et des accès de violence qu’elle ne parvient pas à contenir. Prise en charge... Lire la suite (17 mars)
  • « Le cœur du conflit »
    Un cinéaste japonais et une cinéaste française décident de faire ensemble, non pas un enfant qui serait jeté en pâture à une société offerte à un avenir de plus en plus inquiétant, mais un « enfant... Lire la suite (11 mars)