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Un film d’Oliver Hirschbiegel (Grande-Bretagne)

"Diana" Sortie en salles le 2 octobre 2013

En septembre 1995, La Princesse de Galles fait la connaissance, par l’intermédiaire d’une de ses amies, du cardiologue Hasnat Khan.

Elle est officiellement séparée du prince Charles depuis décembre 1992 et a vécu différentes aventures décevantes.

Elle s’éprend du chirurgien pakistanais et, pour une fois, parvient à garder leur liaison un temps secrète.

A la suite de son divorce en 1996, elle veut croire à une vie possible avec cet homme qui l’aimant pour elle-même, est indifférent à l’image d’icône princière qui la poursuit depuis plus de quinze ans.

Mais leurs deux modes de vie sont-ils compatibles ?

Le 6 septembre 1997, un homme qui se cache derrière des lunettes noires assiste aux obsèques de Lady Di. Peu de gens reconnaissent en lui Hasnat Khan, quand les tabloïds annonçaient le mariage de Diana avec Dodi Al-Fayed…

La singularité du film d’Oliver Hirschbiegel, de facture très académique, réside dans le choix de cet épisode amoureux longtemps tenu secret qui met en évidence les personnalités des deux protagonistes. Hasnat Khan est un homme discret, bon vivant cependant, spontané et non dénué d’une certaine candeur.

Diana est montrée comme une femme simple, qui trouve dans cette histoire à hauteur de gens ordinaires le moyen d’exprimer pleinement sa spontanéité. Face à cet amour tout simple, elle se comporte telle une midinette qu’un simple dîner en tête à tête enchante. Une amoureuse qui s’émerveille de tout et de rien.

Plutôt que de retracer la vie de Diana, de s’attacher à la tragédie de sa disparition, les concepteurs du film ont pensé qu’il valait mieux se focaliser sur une période bien spécifique de son parcours et sur une personne qui aura compté pour elle et dont on ne sait presque rien.

Les admirateurs irréductibles de Lady Di, les amateurs de belles histoires de princesse, trouveront certainement leur compte dans le traitement linéaire et sans grande originalité de cet épisode que le scénariste présente comme le moyen de comprendre les deux dernières années de sa vie à travers une liaison qu’ Hasnat Khan, malgré sa réserve naturelle, a confirmée.

On affirme qu’un important travail de recherche a permis d’être au plus près de la vérité des personnes et du déroulement de la liaison. Naomi Watts était sans doute l’interprète qui convenait et Naveen Andrews, acteur originaire du nord de l’Inde, est très convaincant dans le rôle d’Hasnat Khan.

Francis Dubois

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