US Magazine 768 du 4 mars 2017

EAF : une organisation à revoir

Les conditions de correction et d’interrogation de l’épreuve anticipée de français se dégradent un peu plus chaque année. À l’initiative du SNES-FSU, le CHSCTM(1) a voté, à l’unanimité le 21 novembre 2016, un vœu visant à améliorer ces conditions de travail. La réponse du ministère est arrivée...

En juillet dernier, alerté par plusieurs collègues dénonçant les dysfonctionnements en cascade et un état d’épuisement certain, le groupe Lettres du SNES-FSU a mené une enquête auprès des enseignants de Lettres faisant passer les épreuves de l’EAF. Si la région parisienne a la palme de la désorganisation, les difficultés touchent toutes les académies. L’avis voté à l’unanimité par le CHSCTM est une reconnaissance de la pénibilité de la tâche et les réponses du ministère montrent qu’il considère enfin le problème.

Recommandations

S’il confirme que l’organisation des épreuves revient aux rectorats, il fait plusieurs préconisations, qu’il sera utile de rappeler aux Directions des examens et concours (DEC), comme aux proviseurs des centres d’examen. Ainsi, le ministère recommande, pour l’écrit, de respecter le nombre de dix copies par jour ouvrable. Pour l’oral, il précise que la liste des candidats fournie à l’examinateur doit faire mention des tiers-temps. La DEC doit recommander aux proviseurs de prévoir deux examinateurs par salle (pour leur sécurité) et un surveillant « de couloir », notamment pour s’assurer du silence dans les couloirs. Enfin, est confirmé le principe de non-convocation des stagiaires, sauf « graves difficultés en termes de vivier », que le rectorat devra donc « prouver », le cas échéant.

Toutefois le ministère ne répond pas à la demande de ne pas convoquer pour surveiller l’écrit les collègues qui doivent, pendant ce temps-là, préparer les interrogations orales (lecture des descriptifs, des textes, choix et rédaction des questions). Le SNES-FSU réinterrogera le ministère sur ce point.

Voir : www.snes.edu/EAF-le-ministere-repond.html.

Magali Espinasse

(1) Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ministériel.

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