Les indemnités

Salaires : le gel ça suffit !

GIPA 2015

Le décret confirmant le versement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat (GIPA) en 2015 est paru au JORF . Soulagement pour les bénéficiaires, il est cependant associé à une politique salariale préjudiciable à nos professions.

Versement de la GIPA

Les fonctionnaires qui ont perdu du pouvoir d’achat entre les 31 décembre 2010 et 2014 percevront l’indemnité de la garantie individuelle de pouvoir d’achat (GIPA) en 2015. Sont aussi concernés dans les mêmes conditions les contractuels en CDI et ceux en CDD employés de manière continue sur cette période.
Les retraités de 2015 qui remplissent cette condition en sont eux aussi bénéficiaires.

Pour apprécier la perte de pouvoir d’achat, il est procédé à la comparaison de l’évolution du traitement brut sur la période de référence avec l’évolution des prix hors tabac. Le montant de l’indemnité correspond à la différence. L’arrêté du 4 février 2015 (JORF du 13 février 2015) précise l’évolution des prix retenue.
L’indemnité est versée automatiquement, généralement au mois de juillet. Elle est prise en compte pour la retraite additionnelle hors plafond.
Les collègues placés en congé de maladie ordinaire, longue maladie
et longue durée, à demi-traitement ou en temps partiel thérapeutique perçoivent la totalité de l’indemnité. Aucun abattement ne doit être opéré sur le montant de la GIPA.

Les personnels exerçant à temps partiel au 31 décembre 2014 perçoivent la fraction de la GIPA correspondant à la quotité travaillée.

Calculer le montant de la GIPA

Pour déterminer le montant qui vous est dû, il suffit de saisir dans le fichier publié sur le site de la FSU vos indices de rémunération au 31/12/2010 et 31/12/2014 ainsi que la quotité de service en cas de temps partiel au 31/12/2014.
Tous ceux dont l’indice de rémunération n’a pas évolué sur la période de quatre ans sont concernés.

Déclassement

La GIPA, mise en place en 2008, n’existe qu’en conséquence du choix des gouvernements successifs de laisser le point d’indice se déprécier puis de le geler. C’est donc toute la grille de rémunération de la Fonction publique qui dégringole, se déforme et se tasse car il faut bien en bas de grille maintenir les rémunérations au niveau du SMIC. On en arrive ainsi à recruter les enseignants avec un salaire de 1,12 SMIC. Globalement, par rapport à la génération qui nous a précédés, il nous manque un tiers du salaire.
Cette situation insupportable doit être corrigée. La FSU a adressé aux ministres de l’Éducation nationale et de la Fonction publique des propositions visant à remédier à la crise de recrutement. Tous les leviers statutaires doivent être mobilisés : valeur du point, déroulement des carrières et échelles de rémunération, politiques indemnitaires face à l’urgence.

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