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Un film de Thomas Arslan (Allemagne)

"Gold" Sortie en salles le 10 juillet 2013

Au Canada, pendant l’été 1898, c’est la ruée vers l’or du Klondike.

Emily Meyer rejoint un groupe d’immigrés allemands pour un long périple dans le Grand Nord, à la recherche de gisements.

Chacun a tout abandonné derrière lui dans l’espoir, une fois riche, d’entamer une nouvelle vie.

Les sept chercheurs d’or de "Gold" quittent la ville d’Ashcroft, dernière gare de la ligne canadienne, avec à leur tête un homme qui s’avère peu fiable.

C’est dans cet état d’incertitude que le groupe s’enfonce dans l’infini des grands espaces canadiens. Petit à petit, les avatars de l’expédition survenant, la fatigue et le doute s’emparent de chacun. Les conflits de personnes éclatent immanquablement et l’objectif du départ semble s’éloigner un peu plus chaque jour…

Comment a-t-il pu venir à l’idée de Thomas Arslan, qui n’est pas un cinéaste tombé de la dernière pluie, de s’embarquer dans ce sujet éculé, traité maintes et maintes fois et auquel il n’épargne aucun cliché, aucun événement attendu ?

Aucun des personnages n’échappe à l’archétype, pas plus le couple plus très jeune qui a vendu son commerce pour se lancer dans l’aventure de l’or, que le meneur de l’expédition inexpérimenté et fourbe, ni celui qui a laissé derrière lui femme et enfants en leur promettant à son retour monts et merveilles, ni le muletier à qui on ne confierait pas sa bourse au départ mais qui s’avère être un homme intègre, ni la femme altière et courageuse, valeur sûre de l’expédition.

Il ne manque non plus aucune séquence à laquelle on pouvait s’attendre, la diligence endommagée qu’on est obligé d’abandonner en cours de route, celui qui, à pas de loup dans la nuit, alors que les autres dorment, tente de s’emparer de l’argent de l’expédition, celui qui se fera prendre la jambe dans un piège à ours, ceux qui abandonneront en cours de route et la mort dans l’âme, disent adieu à ceux qui poursuivent.

On sait par ailleurs dès le départ que le muletier est poursuivi par deux hommes dont il tué le frère.

L’essentiel du film de Thomas Arslan résidant dans les clichés, il n’y a très vite plus qu’à mettre le récit en roue libre…

S’il fallait sauver quelque chose du désastre on pourrait se rabattre sur les personnages d’Emily Meyer qui porte en elle quelles blessure ? et celui de Carl Boehmer qui porte le poids d’un crime et dont le comportement amoureux est conduit avec une certaine élégance.

Mais là encore, que pouvait-il arriver d’autre et l’instant de recueillement d’Emily sur la tombe de Carl était inscrit dans l’histoire dès le départ…

Francis Dubois

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