Communiqués

Haro sur le baccalauréat ?

La publication d’une étude de l’IREDU sur la notation semble l’occasion de dénigrer encore une fois le baccalauréat et ses modalités.
Le SNES dénonce l’instrumentalisation d’une étude qui, somme toute, ne révèle pas grand-chose de nouveau sur les biais d’une évaluation sans concertation, ce que n’est pas le baccalauréat.
L’expérience montre que les différences de notation, qui peuvent être importantes en l’absence de travail collectif sur l’application d’un barème clair et de consignes de correction s’estompent largement quand les commissions d’entente du baccalauréat se réunissent.
Le baccalauréat est construit sur le principe de compensation et au final, en aucun cas, ses résultats (taux de réussite proche de 80%), ne peuvent être assimilés à une loterie.

Le Snes constate, qu’une fois encore, à moins de trois mois de la tenue de l’examen qui constitue un élément central de la motivation des élèves qui le préparent, est lancée une nouvelle polémique stérile pour décrédibiliser le système éducatif.

Le SNES rappelle ses démarches en ce qui concerne le baccalauréat :
-  Epreuves terminales corrigées par des examinateurs indépendants réunis en commission d’entente et d’harmonisation.
-  Refus de toute extension du contrôle continu qui exacerbe les biais soulignés par l’étude.
-  Refus de voir le baccalauréat devenir un simple examen de fin du second degré, lui retirant ainsi son statut de premier grade universitaire excluant toute sélection à l’entrée à l’université.

Cela n’exclut aucunement la nécessité d’améliorations, à la fois dans la définition des épreuves et dans les modalités d’harmonisation.

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