Articles US 2016-2017

Histoire-Géo : Fausses polémiques, vrais enjeux !

Les « couacs » et « bugs » dans l’organisation du baccalauréat sont toujours montés en épingle par celles et ceux qui souhaitent en finir avec les épreuves terminales. Cette année, après la presse, les pétitions d’élèves, c’est le SNPDEN qui a attaqué l’épreuve d’histoire-géographie.

Le syndicat majoritaire des chefs d’établissement s’est inquiété le 22 juin de sujets qui semblaient participer au « concours Lépine des sujets les plus hors-sol », citant la composition d’histoire en Terminale L et ES qui interrogeait les candidats sur « Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1945 ».

Loin des réalités

Comment comprendre qu’un sujet qui n’était à tout prendre qu’une question de cours ait pu susciter tant de critiques ? Le mécontentement des collègues est compréhensible quand l’institution ne les a pas suffisamment informés de la réécriture, en 2015, des fiches Eduscol indiquant les sujets de composition pouvant « tomber ». Le grand public, lui, peut être surpris qu’une question avec cet intitulé complexe soit enseignée au lycée. Mais pourquoi pointer ce chapitre plutôt qu’un autre ? Et surtout pourquoi ne pas avoir écouté plus tôt la pro­fession ?

Elle déplore depuis 2013 que l’architecture des programmes d’histoire-géographie ne permette plus d’interroger à l’épreuve de composition, au bac, que sur des intitulés de chapitre et sur des croquis appris par cœur en géographie. Elle explique en vain que ce sont les effectifs dans les classes, la quantité de questions à traiter, qui ne permettent plus de travailler de manière satisfaisante les méthodes propres à l’histoire et à la géographie, et d’approfondir les notions.

Quand la profession montre les programmes du cycle terminal, la forme de l’épreuve d’histoire-géographie, et les conditions d’enseignement intenables, le SNPDEN regarde le sujet de composition « hors-sol »...

Amélie Hart Hutasse

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