Nouvelles internationales

Nouvelles modalités d’action pour les enseignants hongrois

Le PSZ-SEH, syndicat hongrois de l’éducation avec lequel le SNES-FSU a mis en place une relation de coopération, va organiser une manifestation durant l’automne 2019. Il envisage également d’appeler à une action de grève au mois de janvier au cas où le gouvernement ne respecterait pas ses promesses d’ici le 22 novembre. Cette décision a été adoptée fin septembre 2019 par le Congrès du PSZ-SEH. Le Congrès a adopté aussi la création d’un fond d’action de 100 millions de forints (équivalant à 300 000 euros), ce qui prouve la gravité de la situation.

Le PSZ-SEH est obligé d’exercer la pression par des actions plus fortes, car ses négociations pendant un an avec le gouvernement, concernant l’augmentation des salaires (y compris le salaire des personnels non enseignants), la diminution du nombre d’heures de cours (22 heures et non 26), n’ont pas abouti. Le gouvernement n’a répondu à aucune des revendications en objectant qu’il serait nécessaire de faire une évaluation exhaustive du système d’enseignement et a proposé une nouvelle loi sur le statut des enseignants.

Durant tout l’été, le PSZ-SEH a essayé de sensibiliser l’opinion publique sur la situation de l’enseignement dans le pays. Le Comité Jeunes a organisé une campagne sur les réseaux sociaux dont Facebook : des enseignants, des éducateurs des enfants aux besoins particuliers, des enseignants de maternelle se sont engagés à poser tout en montrant une photo avec le montant de leur salaire mensuel.


Traduction : "Enseignant spécialisé, 450 euros par mois, 3 ans d’expérience et 4 années d’études à l’université"

Fin août, le PSZ-SEH a organisé une « flashmob » symbolique devant l’une des gares de Budapest, avec des parapluies noirs, pour rappeler la manifestation de 2016 sous la pluie, devant le Parlement. Par ailleurs, il a fait remplir un questionnaire à la profession enseignante, afin de prouver que le temps de travail est en moyenne de 68 heures par semaine, au lieu des 40 heures légales, alors que le niveau de salaire reste inférieur de 38% par rapport à la rémunération des autres salariés diplômés.

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