Actualité théâtrale

Théâtre Dejazet, jusqu’au 14 février 2015

"Il était une fois complètement à l’ouest" Un spectacle des "Caramels fous" - livret d’Anthony Puiraveaud.Mise en scène et scénographie Alma de Villalobos et Nicolas Kern.

"Les Caramels fous" existent depuis plus de trente ans.

Cette compagnie, par son histoire, par ses choix artistiques, son option pour une grande liberté de ton, reste comme aux premiers temps de son existence, complètement inclassable.

Les comédiens-chanteurs-danseurs qui la composent, tous passionnés de théâtre et de comédie musicale sont des bénévoles qu’encadre une équipe artistique professionnelle : chorégraphe, directeur musical, metteur en scène, orchestrateurs, techniciens son et lumière…

Les membres des " Caramels fous " ne sont pas seulement des artistes voués à la scène. La passion qu’ils partagent pour "le spectacle" ne s’arrête pas à la représentation, au plateau sous les projecteurs. Ce sont eux qui assurent seuls les déménagements, les montages de décor, la communication et la promotion de leurs spectacles.

Théâtre : les caramels fous

" Il était une fois complètement à l’ouest" , dans un décor de saloon raconte, entre danseuses à plumes et cow-boys pas forcément virils, l’histoire d’un bébé recueilli le jour de l’assassinat de sa mère et qui, vingt ans plus tard, devenue danseuse de cabaret, lève le voile sur son passé avant de retrouve un frère et un père.

Mais l’histoire n’a pas d’importance. Elle n’est bien sûr qu’un prétexte pour enchaîner une suite de

tableaux étayés chacun par le texte détourné d’une chanson connue ou d’un air d’opéra…

Des idées à la pelle, parfois inspirées, parfois faciles mais toutes relayées avec une telle bonne humeur, un tel enthousiasme, un tel plaisir de dire, chanter, danser, que rien jamais ne freine le bonheur du spectateur emporté par le tourbillon de couleurs.

La réécriture des textes de chansons et d’airs célèbres, dans la plus pure tradition des chansonniers et des revues humoristiques " à la française" n’est pas seulement un exercice drôle, c’est aussi pour "Les caramels fous" le moyen de développer un discours décapant sur les mœurs du temps, de revendiquer une plus grande liberté encore.

Le choix des musiques, l’accès au patrimoine de la chanson française ou de la variété internationale, comme aux airs célèbres d’opérettes et d’opéras, le jeu sur les mots (" le piano debout " de Michel Berger devient " On ne fait pas pipi debout" et" Le bal des Laze" de Polnareff devient " Le bal des nazes"…) renforcent l’humour du discours.

Aller applaudir " Les Caramels fous " sera l’occasion de (re) découvrir le beau théâtre à l’italienne qu’est "Le Déjazet".

On en sort requinqués avec pleins d’airs connus en tête, un peu plus légers.

Francis Dubois

Théâtre Déjazet – 41 Boulevard du Temple 75 0003 Paris.

Réservations au 01 48 87 52 55

wwwdejazet.com

Autres articles de la rubrique Actualité théâtrale

  • « Le cirque invisible »
    Depuis 2007 le cirque invisible revient régulièrement à Paris et on ne se lasse pas de ce spectacle à nul autre pareil. Ils reviennent tous les deux avec leur univers magique et poétique. Elle,... Lire la suite (7 mars)
  • La mégère apprivoisée
    « La mégère apprivoisée » est prolongée au Théâtre Artistic en raison du succès. Delphine Depardieu reprend le rôle de Catarina du 12 mars au 12 avril, puis elle jouera en alternance avec Sarah Biasini qui... Lire la suite (7 mars)
  • « Je ne vous aime pas »
    Deux femmes face à face : une actrice, très parisienne, venue jouer dans une ville de province et la programmatrice qui la reçoit. En fait de théâtre, c’est une salle polyvalente que lui fait visiter... Lire la suite (6 mars)
  • Voyage au bout de la nuit
    « Voyage au bout de la nuit », avec un formidable Franck Desmedt, est repris au Lucernaire du 4 mars au 26 avril, du mardi au samedi à 20h, dimanche à 17h Théâtre du Lucernaire 53 rue Notre Dame des... Lire la suite (6 mars)
  • « Kadoc »
    Représenter dans ses pièces le monde du travail et de l’entreprise, Rémi de Vos en est coutumier. Il n’est pas question pour lui d’en faire une étude sociologique, mais d’utiliser la vis comica qui... Lire la suite (5 mars)