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Un film de David et Stéphane Foenkinos (France)

« Jalouse » Sortie en salles le 8 novembre 2017.

Nathalie Pécheux enseigne les lettres aux étudiants de classes préparatoires du prestigieux lycée Buffon.

Elle a divorcé de Jean-Pierre et héberge sa fille Mathilde, tout juste dix-huit ans et qui est promise à une belle carrière de danseuse classique.

Nathalie est belle, enjouée, désirable mais elle est atteinte d’un redoutable défaut qui fera couple avec son actuelle solitude sentimentale : une jalousie qu’elle ne peut réprimer et qui en a fait, au fil du temps, un personnage négatif et acariâtre.

Sa jalousie s’étend à tout son entourage. Elle est jalouse de sa fille, de sa jeunesse, de son talent, de son aplomb et sans doute également de l’histoire d’amour qu’elle vit avec Félix, brillant sujet lui-même et qui semble réunir toutes les qualités requises.

Elle est jalouse de Sophie, sa meilleure amie dont la longévité conjugale auprès de son mari va finir par l’irriter à ce point qu’elle commet à son encontre et par rancœur, une indiscrétion regrettable.

Jalouse du couple que son ex- mari Jean-Pierre forme avec Isabelle et des projets de voyages en amoureux qu’ils projettent de faire.

Jalouse de Mélanie, une jeune collègue dont les projets pédagogiques ternissent son enseignement routinier et qui lui valent la sympathie de toute la salle des professeurs.

Cinéma : Jalouse

Nathalie va essayer de démolir tout ce qui autour d’elle concerne ses proches, la renvoie à sa solitude et à cette vie qu’elle mène au ralenti, n’ayant ni projet, ni réel objectif. Mais toutes ses tentatives auront un effet boomerang et elle paiera les pots cassés de ses agacements et récoltera les fruits de sa jalousie.

On pouvait s’attendre à la lecture du pitch du film, à une de ces comédies lourdaudes comme le cinéma français en produit chaque année et qui, malgré leur indigence, ravissent le public qui n’en demande pas plus et remplissent les salles.

«  Jalouse » est tout le contraire et même si la comédie est drôle, parfois franchement cocasse, elle reste dans les limites de la subtilité, de la vraisemblance et les deux cinéastes, dans leur mise en scène, obéissent au tracé d’un scénario bien écrit, à des situations cocasses qui s’enchaînent de façon fluide et à des dialogues ciselés qui font mouche.

Tous les personnages jusqu’à ceux qui occupent l’arrière plan, existent, occupent leur place, ont leur mot à dire et les atmosphères, qu’il s’agisse des bords de piscine, des cours de yoga ou des cours de danse sonnent toujours juste et la salle des professeurs du lycée Buffon reconstituée semble plus vraie que nature.

Voilà, une jolie comédie comme le public française aime les laisser passer. Espérons que celle-la avec son casting magnifique (Karin Viard, Anne Dorval, Thibaut de Montalembert, Anaïs Demoustier) saura trouver le public qu’elle mérite.

Une heure et demie de plaisir garanti !

Francis Dubois

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