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Un film de Claude et Nathan Miller (France)

"Je suis heureux que ma mère soit vivante" Sortie en salles le 30 septembre

Thomas est un gamin agressif et on se demande quelle souffrance passée le tient ainsi constamment sur le qui-vive. Il appelle papa et maman le couple chez qui il vit mais le récit nous apprend par des flash back qu’il s’agit d’une famille de substitution et que sa vraie mère, une très jeune femme, âgée de 17 ans quand il est né, ne s’est jamais montrée très responsable. Son jeune frère et lui ont été abandonnés par elle par négligence due à son immaturité.
Thomas entreprend des recherches pour retrouver cette femme qu’il auréole de mystère. Il finira par la rencontrer quand il aura atteint l’âge qu’elle avait quand il est né. Elle vient de se séparer de l’homme avec qui elle vivait et dont elle a eu un petit garçon. Elle mène une existence moins désordonnée qu’autrefois.Thomas décide de passer outre la demi indifférence qu’elle lui témoigne et c’est en s’installant pour quelques jours chez elle que des liens plus profonds les attache l’un à l’autre. Thomas joue avec application les grands frères responsables et les fils aînés matures non sans développer au passage, à l’égard de cette mère un peu flottante, un vague sentiment de jalousie…
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Thomas ira avec Dominique jusqu’à l’irréparable…
Le film est inspiré d’un fait divers qui a intéressé un temps Jacques Audiard et qui a échu à Claude Miller et à son fils Nathan autrefois aperçu enfant chez Truffaut ou dans "La meilleure façon de marcher" de son père.
"Je suis heureux que ma mère soit vivante" est un film apparemment sans surprise, presque sans relief. Il suit un cours narratif attendu et c’est peut-être cette mise en scène discrète, presque effacée, réduite à la transcription simple et efficace du cours du récit qui en fait l’intérêt et la force. Vincent Rottiers, le jeune comédien qu’on avait déjà vu très bon dans le film d’Eric Caravaca, "Le passager" est ce Thomas écorché vif avec une violence contenue et une vérité confondantes. Et Sophie Cattani est une Dominique rugueuse. Pour eux deux et pour leur charisme on aurait aimé que le film ne se contente pas de suivre sagement le récit et qu’il se montre un peu plus audacieux parfois…
Francis Dubois

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